nécessitant une assistance et une protection.
Les conflits, s’intensifiant et se prolongeant, exacerbent les besoins humanitaires. Le Soudan, en particulier, a vu ses besoins doubler suite à un conflit éclaté en août 2023, affectant gravement la région. D’autres zones comme l’Afrique de l’Est et australe, l’Afrique occidentale et centrale, le Moyen-Orient, l’Asie, l’Amérique latine, et l’Europe de l’Est sont également gravement touchées par divers conflits et crises.
La crise climatique aggrave la situation, avec des records de températures, des catastrophes naturelles dévastatrices, et une augmentation significative des déplacements internes. L’année 2023 est envisagée comme la plus chaude jamais enregistrée, accentuant les effets des catastrophes climatiques sur les populations vulnérables.
Les difficultés économiques, exacerbées par les conflits et les crises climatiques, jouent un rôle majeur dans l’augmentation des besoins humanitaires. Des pays comme l’Afghanistan, la Syrie, et le Venezuela sont particulièrement impactés par ces dynamiques économiques défavorables.
Le nombre de personnes déplacées de force atteint des niveaux record, avec plus de 1 personne sur 73 dans le monde vivant dans cette situation. Les conflits et les catastrophes climatiques sont les principaux facteurs de ces déplacements.
L’insécurité alimentaire touche 258 millions de personnes dans 58 pays, exacerbée par les conflits, les chocs économiques, et les crises climatiques. L’émaciation menace la vie de millions d’enfants, avec des perspectives de sécurité alimentaire qui se détériorent.
Les épidémies, comme le choléra, deviennent plus fréquentes et meurtrières, aggravées par les défaillances des systèmes de santé, la pénurie de vaccins, et le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement.
Malgré ces défis immenses, il y a des signes d’amélioration dans certains pays grâce à des actions humanitaires ciblées et efficaces, des améliorations climatiques, et l’adoption de nouvelles méthodologies d’analyse des besoins. Cependant, le besoin d’une réponse internationale concertée reste critique pour faire face à l’ampleur de ces crises.
sur les 300 millions recensées
en besoin de financement
C’est un défi majeur, ce montant représentant l’équivalent du PIB de la Tunisie mais surtout, parce que l’année 2023, a été marquée par un déclin du financement pour la première fois depuis 2010, avec 20 milliards $ reçus contre 24,1 (M$) l’année précédente. Les contributions financières n’ont ainsi représentées que 35% des besoins identifiés, permettant en conséquence de fournir une assistance à 62% des personnes ciblées, contre 79% en 2022.
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