Chine – Dynastie Qing – Empereur Huang Taiji (1626-1643) – Chronologie

Chronologie du second empereur Qing

1626 Décembre – Après la mort de Nurhachi, fondateur de la dynastie Jin postérieure, Huang Taiji monte sur le trône en tant que Khan des Jurchens.

Sa prise de pouvoir marque le début d’une phase de consolidation politique et militaire. Dès le départ, il met en œuvre des stratégies pour centraliser son autorité, s’appuyant à la fois sur des traditions mandchoues et sur l’intégration des Han chinois dans son administration.

1627 – Campagnes militaires contre les Ming et invasion de la Corée (Joseon).

En héritant d’un empire en guerre contre la dynastie Ming, Huang Taiji poursuit les attaques contre cette puissance déclinante. Il se heurte au général Ming Yuan Chonghuan, qui utilise des canons portugais dans ses défenses, une innovation technologique qui complique les campagnes des Mandchous. Profitant des tensions avec la dynastie Ming, Huang Taiji envahit également la Corée, contraignant la dynastie Joseon à signer des traités commerciaux avantageux pour les Jurchens. Cet événement marque la première soumission de la Corée à la future dynastie Qing.

1629 – Raid sur Pékin.

L’un des coups les plus audacieux de Huang Taiji est son raid sur la capitale Ming, Pékin. Bien que l’attaque ne parvienne pas à prendre la ville, elle démontre la vulnérabilité des défenses Ming et renforce la réputation de Huang Taiji en tant que tacticien militaire. Ce raid symbolise le début de la fin pour la dynastie Ming, incapable de défendre efficacement ses frontières.

1634 – Création de l’artillerie mandchoue.

Huang Taiji met en place un corps d’artillerie mandchoue, inspiré des modèles Ming. Il fait appel à des soldats Han et à des artisans chinois capturés pour développer des canons et des armes de siège, comblant ainsi un retard technologique. Cette décision marque un tournant dans les capacités militaires des Mandchous, leur permettant d’égaler voire de surpasser les Ming dans les sièges et les batailles.

1635 – Adoption du nom « Mandchou » et intégration des Mongols.

Huang Taiji renomme le peuple Jurchen en « Mandchou », un geste symbolique qui marque une rupture avec le passé et un pas vers la création d’une nouvelle identité impériale. Ce changement d’identité est essentiel pour la légitimité future de la dynastie Qing. Les Mongols, alliés importants des Mandchous, sont intégrés dans une bannière distincte, une des structures militaires utilisées pour organiser les forces Qing. Cependant, ils restent sous le contrôle centralisé de Huang Taiji, illustrant sa capacité à gérer les différentes composantes ethniques de son empire naissant.

1636 – Changement de dynastie et nouvelle invasion de la Corée.

En un geste de souveraineté suprême, Huang Taiji proclame la création de la dynastie Qing, abandonnant le nom de « Jin postérieur » utilisé par son père. Ce changement symbolise la montée en puissance des Mandchous comme une force impériale légitime. Ejei Khan, fils du Grand Khan mongol Ligdan Khan, remet à Huang Taiji le sceau impérial de la dynastie Yuan, renforçant son autorité sur les Mongols et accroissant son prestige. Huang Taiji envahit de nouveau la Corée, consolidant la vassalité de Joseon et transférant son allégeance des Ming aux Qing. La création des deux premières bannières Han marque aussi une étape importante dans l’intégration des soldats Han au sein de la structure militaire mandchoue.

1637 – Expansion militaire continue.

Huang Taiji poursuit ses campagnes contre les Ming, consolidant son pouvoir et s’étendant vers le sud. Chaque victoire renforce la pression sur la dynastie Ming, déjà affaiblie par des conflits internes et des soulèvements paysans.

1640-1642 – Batailles décisives contre les Ming.

Huang Taiji remporte une série de victoires importantes contre les forces Ming, notamment dans les batailles de Songshan et de Jingzhou. Ces succès militaires aboutissent à la reddition de certaines des forces Ming les plus puissantes et au retrait des défenses Ming au nord de la Grande Muraille. Ce tournant affaiblit considérablement les Ming et renforce la domination des Mandchous dans le nord de la Chine.

1642 – Formation complète des huit bannières.

Sous Huang Taiji, la formation des huit bannières est achevée. Ce système militaire et social structuré devient la colonne vertébrale de l’organisation politique et militaire des Qing, consolidant le pouvoir impérial tout en assurant une intégration des différentes composantes ethniques de l’empire.

1643 Septembre 21 – Mort de Huang Taiji.

Huang Taiji meurt subitement, laissant un empire fort mais une situation de succession incertaine. Son fils cadet, Fulin, à peine âgé de cinq ans, est choisi pour lui succéder sous le nom d’empereur Shunzhi. Dorgon, demi-frère de Huang Taiji, devient régent, assurant la continuité de la dynastie.

1644 – Conquête de Pékin.

L’année suivante, sous la régence de Dorgon, les Qing s’emparent de Pékin, marquant le début de la domination Qing sur la Chine. Cette conquête est une étape clé de la transition de la dynastie Ming à la dynastie Qing, qui régnera sur la Chine jusqu’en 1912.

Les contemporains de l'Empereur


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