SAPERE · Les Forces et les Failles · Comores
SAPERE · Les Forces et les Failles · Arrêté au 19 juillet 2026 · Tendance depuis 2020
🇰🇲 Comores
Premier producteur mondial d’ylang-ylang, les Comores disposent d’une diaspora très nombreuse, principalement installée en France et à Mayotte, et de réserves capables de financer environ huit mois d’importations. Pourtant, cinquante ans après l’indépendance, une panne de centrale, une chute du prix des épices ou une décision prise à Paris peuvent encore désorganiser le pays. Les Comores ne manquent pas d’appuis. Elles manquent de moyens pour les transformer en autonomie.
SAPERE 2.2 · Micro-État insulaire fragile
Fragile, appuis extérieurs multiples
2,0/5
12,05
Diaspora · canal du Mozambique · dépendance aux importations
Tendance depuis 2020 : reprise économique et retour de l’investissement, mais concentration politique, faibles recettes publiques et dépendances matérielles inchangées.
Le score mesure la capacité à absorber un choc et à préserver une liberté de décision. Il ne mesure ni la beauté du territoire, ni l’importance de la diaspora, ni la seule stabilité monétaire.
Repère : les Comores se situent dans l’océan Indien, entre le Mozambique, la Tanzanie, Madagascar et Mayotte. Elles appartiennent à l’Afrique de l’Est insulaire.
PIB nominal 2026 · projection
~1,9 Md$
FMI · croissance réelle prévue : 4,1 %
PIB PPA · poids mondial
~3,8 Mds$
Ordre de grandeur 2026 · poids mondial inférieur à 0,01 %
Exportations de biens · poids mondial
<0,01 %
~50 M$ en 2024 · girofle, ylang-ylang, vanille
Importations de biens · poids mondial
<0,01 %
~340 M$ en 2024 · riz, pétrole, médicaments, équipements
Verdict

Le paradoxe comorien tient en une phrase : le pays possède de vraies protections, mais presque aucune n’est entièrement sous son contrôle. La diaspora finance les ménages, l’arrimage du franc comorien à l’euro protège la monnaie, les bailleurs soutiennent le budget et les partenaires étrangers financent les infrastructures. Ces appuis protègent le pays contre les crises les plus graves. Ils ne construisent pas encore une puissance autonome.

L’archipel dispose pourtant d’atouts rares. Il domine le marché mondial de l’ylang-ylang, contrôle une vaste zone maritime, se trouve à l’entrée du canal du Mozambique et appartient simultanément aux espaces africain, arabe, islamique, francophone et india-océanique. Mais l’ylang-ylang est encore peu transformé sur place, la pêche demeure sous-équipée et les ports ne jouent pas encore le rôle que leur position autoriserait.

La note de 2,0/5 ne décrit donc pas un État au bord de l’effondrement. Elle décrit un pays qui tient grâce aux autres. Une baisse durable des transferts, une crise avec la France, un choc climatique ou une rupture des approvisionnements ferait rapidement apparaître la faiblesse de ses capacités propres.

Les 9 piliers de puissance
Niveau \ Tendance depuis 2020
En baisse
= Stable
+ En hausse
Solidement ancré4,0–5,0
Aucun pilier
Aucun pilier
Aucun pilier
Résilient3,0–3,9
Aucun pilier
Aucun pilier
Aucun pilier
Sous tension2,5–2,9
Fragile1,5–2,4
En défaillance1,0–1,4
Aucun pilier
Aucun pilier
Aucun pilier
Cliquez sur un pilier pour afficher la note, la tendance, ce qui tient et ce qui fragilise.
Pouvoir et institutions
Régime
République fédérale présidentielle. Le pouvoir est fortement concentré autour du président Azali Assoumani et de son parti.
Élections 2025
Le parti présidentiel a remporté 31 des 33 sièges de l’Assemblée en 2025, lors d’un scrutin boycotté par le principal parti d’opposition.
Fragilité politique
L’histoire postindépendance demeure marquée par les coups d’État, les rivalités interinsulaires et la faiblesse des contre-pouvoirs.
Partenaires et influences
France
●●●●●
Partenaire indispensable : monnaie, diaspora, aide, sécurité, santé et éducation. Les transferts, un cinquième à un quart de l’économie, dépassent 200 % des recettes publiques internes selon Al-Watwan : le budget comorien vit, indirectement, des salaires versés en France.
Puissance de contrainte sur Mayotte, les visas, les expulsions et une partie de l’aide
États du Golfe
●●●●○
Arabie saoudite et Émirats : financements, infrastructures, commerce et soutien diplomatique
Aides variables et alignements diplomatiques attendus
Chine
●●●○○
Bâtiments publics, routes, eau, santé, équipements et coopération technique
Les infrastructures financées ou construites par Pékin restent difficiles à entretenir avec les moyens locaux
Institutions multilatérales
●●●●○
FMI, Banque mondiale, UE, BAD : réformes et investissements
Dépendance aux financements concessionnels
Région
●●●○○
Commission de l’océan Indien, COMESA, UA, Ligue arabe ; et une tutelle télécoms malgache : l’opérateur mobile dominant Yas appartient au groupe Axian de Madagascar
Intégration commerciale encore faible
Commerce extérieur
Exportations de biens 2024
~50 M$
Les exportations reposent sur trois produits : girofle, ylang-ylang et vanille. L’ylang-ylang donne au pays sa visibilité mondiale, mais le girofle pèse souvent davantage dans les recettes d’exportation. La volatilité de ces rentes est extrême : en 2024, le girofle a chuté de 25,6 %, la vanille de 63,1 %, quand l’ylang-ylang bondissait de 37,5 % (DG Trésor).
Importations de biens 2024
~340 M$
Carburants, produits alimentaires, véhicules, médicaments, matériaux et équipements.
Lecture : pour un dollar de marchandises exportées, les Comores en importent près de sept. Les services, les transferts de la diaspora et l’aide extérieure financent cet écart.
Dette publique
~33 % du PIB
Le ratio paraît modéré. Mais il devient lourd pour un État qui collecte peu d’impôts et exporte très peu. Le danger ne vient pas seulement du montant de la dette, mais du peu de ressources disponibles pour la rembourser.
Tourisme
Potentiel sous-exploité
Plages, paysages volcaniques, culture et fonds marins peuvent attirer davantage de visiteurs. Mais les liaisons, l’électricité, l’hébergement, les déchets et la qualité des services limitent encore le secteur.
Risque climatique
Très élevé
Cyclones, pluies extrêmes, glissements de terrain et montée des eaux menacent les routes, les cultures et les logements côtiers. Le cyclone Kenneth a causé des dommages équivalant à environ 14 à 16 % du PIB en 2019.
Dynamiques depuis 2020
En amélioration
Croissance, inflation, réserves, investissements publics, connectivité, projets touristiques et énergétiques.
Stables
Poids de la diaspora, monnaie arrimée à l’euro, spécialisation agricole, dépendance à la France et aux bailleurs.
Sous pression
Pluralisme politique, recettes fiscales, emploi des jeunes, dette, électricité, vulnérabilité climatique et cohésion interinsulaire.
Balance de puissance
Les Comores disposent de ressources rares, d’une diaspora puissante et d’une position stratégique. Mais presque chaque force dépend d’un acteur extérieur pour produire ses effets.
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Ce qui tient
Les Comores produisent l’essentiel de l’ylang-ylang mondial, cette fleur dont l’huile essentielle entre dans la composition de nombreux parfums de luxe.
Le climat, les sols volcaniques et le savoir-faire d’Anjouan forment une barrière à l’entrée difficile à reproduire.
Cette position donne au pays une visibilité commerciale disproportionnée par rapport à sa taille.
Mais le véritable enjeu n’est plus de vendre davantage de fleurs : il est de distiller, certifier, conditionner et négocier sur place afin qu’une part plus importante de la valeur reste dans l’archipel.
La communauté comorienne installée en France, notamment à Marseille et à Mayotte, finance une part décisive de la consommation, de la construction, des études et des soins.
En période de crise agricole ou politique, les envois augmentent et amortissent le choc.
Peu d’États disposent d’un stabilisateur social aussi puissant.
L’argent circule par les transferts internationaux, les mutuelles locales Sanduk et Meck et, de plus en plus, les services financiers mobiles de l’opérateur Yas.
Cette force est néanmoins ambiguë : elle protège les familles, mais elle permet aussi à l’économie nationale de fonctionner sans créer assez d’emplois productifs.
Le gouvernement tente d’infléchir la boucle : le projet « Diaspora Agricole », examiné en conseil des ministres le 25 février 2026, veut canaliser une part des transferts vers la production plutôt que vers la seule consommation.
Le franc comorien est arrimé à l’euro.
Cette architecture interdit une politique monétaire pleinement autonome, mais elle protège l’archipel contre les dévaluations brutales et les emballements inflationnistes qui frappent régulièrement de petites économies importatrices.
Les réserves de change, supérieures à sept mois d’importations, constituent un coussin inhabituel pour un pays aussi dépendant de l’extérieur.
C’est l’anomalie positive du dossier comorien.
Les Comores se situent sur l’une des grandes routes maritimes reliant l’Afrique orientale, Madagascar, l’océan Indien et le canal du Mozambique.
Cette position attire l’attention de la France, des États du Golfe, de la Chine et des institutions régionales.
Elle pourrait soutenir un modèle fondé sur les ports, la pêche, la surveillance maritime et les services.
Pour l’instant, la géographie produit surtout de l’intérêt extérieur ; elle ne s’est pas encore transformée en puissance logistique propre.
L’archipel appartient à l’Union africaine, à la Ligue arabe, à l’Organisation de la coopération islamique, à la Francophonie, au COMESA et à la Commission de l’océan Indien.
Cette superposition d’appartenances donne à Moroni plus de portes d’entrée diplomatiques que son poids économique ne le laisserait penser.
La présidence de la Commission de l’océan Indien en 2025-2026 renforce cette visibilité.
Cette influence reste toutefois davantage symbolique qu’opérationnelle.
La zone économique exclusive comorienne est vaste et riche en ressources halieutiques.
La pêche, le tourisme marin, la protection des récifs et les services liés à la mer pourraient devenir le socle d’une croissance moins dépendante des transferts.
Le potentiel existe encore parce qu’il a été peu exploité.
Mais sans surveillance maritime, chaîne du froid, ports adaptés et contrôle des licences, cette richesse restera captée par d’autres.
Ce qui fragilise
Le déficit commercial n’est pas un accident : il est le fonctionnement normal de l’économie comorienne.
Riz, farine, volaille, carburants, médicaments, machines, matériaux et produits manufacturés viennent de l’extérieur ; le pain, à base de farine importée, est devenu l’aliment le plus consommé de l’archipel.
Les exportations ne couvrent qu’une faible fraction de ces achats.
Le pays ne s’effondre pas parce que les transferts de la diaspora, l’aide et les financements concessionnels comblent l’écart.
Mais à la moindre rupture logistique ou financière, cette dépendance devient immédiatement visible dans les prix et les pénuries.
Les recettes fiscales représentent environ 8 % du PIB, un niveau trop faible pour financer durablement les services publics.
Cela signifie que l’État ne peut ni entretenir correctement ses infrastructures, ni financer durablement la santé et l’éducation, ni absorber seul une catastrophe.
Chaque grande décision publique dépend donc d’un bailleur, d’un prêt ou d’un partenaire extérieur.
Le problème n’est pas seulement budgétaire : il réduit la liberté politique du pays.
Le paradoxe d’abord : environ 87 % de la population a accès à l’électricité selon la Banque mondiale, près de 90 % selon les autorités, parmi les meilleurs taux d’Afrique subsaharienne ; mais c’est un accès aux coupures.
Les coupures ne sont pas un simple désagrément.
Elles paralysent les commerces, renchérissent l’eau, perturbent les hôpitaux et imposent aux entreprises d’acheter leurs propres groupes électrogènes.
En important du diesel pour produire une électricité instable, les Comores cumulent deux dépendances : énergétique et financière.
Tant que le solaire, le stockage et la géothermie ne changeront pas d’échelle, aucune stratégie industrielle crédible ne pourra émerger.
La question de Mayotte traverse toute la politique comorienne.
Elle touche les familles, les migrations, les visas, les transferts, la relation avec Paris et la légitimité du pouvoir.
Moroni revendique l’île ; la France l’administre comme département.
Entre les deux, des milliers de personnes prennent chaque année la mer en kwassa-kwassa.
Cette tension donne au gouvernement un levier rhétorique, mais elle place aussi une part essentielle de la trajectoire nationale sous l’effet de décisions françaises.
Les Comores exportent des produits rares mais captent peu de leur valeur finale.
L’ylang-ylang parfume les grandes maisons, tandis que la vanille et le girofle alimentent des industries mondiales.
Mais la transformation, le conditionnement, la certification et la commercialisation restent largement réalisés ailleurs.
Le pays vend donc des matières premières de niche et rachète des produits finis plus chers.
C’est le cœur de sa faiblesse industrielle.
Azali Assoumani a mis fin à une partie de l’instabilité chronique qui a marqué l’archipel depuis 1975.
Mais la concentration du pouvoir, l’affaiblissement de la présidence tournante et la domination du parti présidentiel réduisent les contre-pouvoirs.
Les Comores sont plus stables qu’autrefois, mais moins capables de corriger une mauvaise décision.
Or une institution solide n’est pas seulement une institution qui dure : c’est une institution qui sait se reprendre.
À surveiller · signaux positifs
Signaux de rupture
Réserves de change ramenées sous quatre mois d’importations.
Programme du FMI suspendu ou dette non concessionnelle en forte hausse.
Nouvel effondrement conjoint de la vanille, du girofle et de l’ylang-ylang.
Durcissement français autour de Mayotte provoquant des retours forcés massifs.
Cyclone majeur frappant directement Grande Comore ou Anjouan.
Signaux positifs
Maintien des réserves autour de sept mois d’importations.
Transformation locale accrue de l’ylang-ylang et retour de la vanille certifiée.
Recettes fiscales dépassant durablement 10 % du PIB.
Mise en service de capacités solaires ou géothermiques réduisant le diesel importé.
Jeux des îles de 2027 convertis en fréquentation touristique durable.
Effets de voisinage
France et Mayotte
Partenaire-tuteur, principal espace diasporique et source de transferts. La question de Mayotte demeure la tension diplomatique, migratoire et identitaire centrale.
Tanzanie
Premier débouché régional pour plusieurs exportations et partenaire maritime essentiel. Une perturbation des liaisons ou des approvisionnements se transmet rapidement à l’archipel.
Madagascar et océan Indien
Concurrence agricole, coopération au sein de la Commission de l’océan Indien et exposition commune aux cyclones, aux trafics et aux tensions maritimes.
Choc externe actif
Mayotte après le cyclone Chido. La catastrophe de décembre 2024 a révélé l’interdépendance humaine entre Mayotte et les autres îles de l’archipel. Elle a aussi durci les débats français sur l’immigration et l’habitat informel. Pour Moroni, toute évolution des expulsions, des visas ou de l’aide française agit simultanément sur les transferts, les familles, la politique intérieure et la relation bilatérale.
Les dynamiques structurelles
Le cercle de dépendance
Le pays produit trop peu de ce qu’il consomme. Il doit donc importer, trouver des devises, puis compter sur les transferts, l’aide ou le crédit pour payer la facture. Ce cercle ne provoque pas chaque année une crise, mais il maintient l’économie dans une dépendance permanente.
Le paradoxe de la diaspora
La diaspora protège les familles et empêche de nombreuses crises sociales. Mais son efficacité a un revers : elle retarde la transformation productive, nourrit l’immobilier davantage que l’entreprise et rend le départ plus attractif que la construction d’un avenir sur place.
La rente géographique
La géographie donne aux Comores une importance qu’elles n’ont pas encore les moyens d’exploiter. Les partenaires voient le canal du Mozambique, les routes maritimes et la proximité de Mayotte. L’État comorien, lui, ne dispose ni de la flotte ni des ports capables de convertir cette attention en pouvoir.
Une anomalie positive à préserver. Les réserves de change couvrent environ huit mois d’importations. Ce niveau protège l’archipel contre un choc bref, mais il ne corrige ni le déficit commercial, ni la faiblesse fiscale, ni la dépendance énergétique.
Ce qui changerait la donne
Transformer l’ylang-ylang
Distiller, certifier, conditionner et négocier davantage sur place afin que la valeur du luxe mondial reste partiellement dans l’archipel.
Réduire la facture énergétique
Combiner solaire, géothermie, stockage et rénovation des réseaux pour limiter les groupes électrogènes et les importations de carburant.
Convertir la diaspora
Orienter une part des transferts vers des entreprises, des fonds d’investissement et des projets productifs plutôt que vers la seule consommation.
Scénarios à cinq ans · 2026-2031
Le scénario central reste celui d’une stabilité assistée : l’archipel tient grâce à la diaspora, à l’ancrage monétaire et aux partenaires, sans encore réduire ses dépendances essentielles.
Scénario favorable
Les investissements liés aux Jeux améliorent les infrastructures et le tourisme. L’énergie, la fiscalité et la transformation agricole progressent durablement. Les routes et les équipements deviennent plus résistants aux cyclones.
Scénario défavorable
Le programme financier se dégrade, les exportations agricoles reculent et la dette devient plus difficile à servir. Un cyclone majeur, une crise énergétique ou un durcissement autour de Mayotte provoque une contraction durable.

Score SAPERE 2.2 : moyenne pondérée de neuf piliers, sur 5. Pondérations : économie 13,5 %, industrie 13,5 %, démographie 9 %, diplomatie 9 %, énergie 9 %, défense 13,5 %, information et innovation 9 %, institutions 13,5 %, autonomie 10 %. Le score brut de 2,0205 est arrondi à 2,0.

Échelle à cinq niveaux : 1,0-1,4 en défaillance ; 1,5-2,4 fragile ; 2,5-2,9 sous tension ; 3,0-3,9 résilient ; 4,0-5,0 solidement ancré. Les cinq niveaux apparaissent toujours, même lorsqu’aucun pilier ne s’y trouve.

Détail P09, autonomie stratégique : autonomie financière faible malgré les réserves ; exportations très concentrées ; approvisionnements alimentaires et énergétiques dépendants ; sécurité maritime largement externalisée ; politique monétaire stabilisée mais non autonome. Note retenue : 1,8/5.

Sources principales : FMI, rapport Article IV 2025 publié en février 2026 ; Banque mondiale ; Banque centrale des Comores ; Direction générale du Trésor ; OMC et CNUCED ; Banque africaine de développement ; Union interparlementaire ; Commission de l’océan Indien ; ministère chinois des Affaires étrangères. Les chiffres de diaspora varient selon la définition retenue et doivent être lus comme des ordres de grandeur.

SAPERE 2.2 · Série mondiale « Les Forces et les Failles » · Comores · Arrêté au 19 juillet 2026. Les données portent sur la dernière année disponible et l’année est indiquée lorsque les séries ne sont pas synchrones.

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