ONU : l’impuissance organisée · SAPERE
SAPERE · Observatoire ONU Actualisé au 6 juillet 2026
Bilan des crises · 2025 – 2026

L’ONU face au monde : l’impuissance organisée

Soudan, République démocratique du Congo, climat, Haïti, Ukraine, Gaza — les crises qui ont dominé l’action des Nations Unies, ce qu’elles révèlent, et les cinq fractures institutionnelles qui expliquent pourquoi l’ONU ne répond plus à la hauteur.

150+/193États membres reconnaissant la Palestine, sept. 2025
25 %du plan humanitaire 2025 financé au Soudan et en RDC
1,6 Md$d’impayés à l’ONU fin 2025
5fractures institutionnelles identifiées
Repères chronologiques faites défiler ↓
Janvier 2025

Entrée en vigueur du premier cessez-le-feu à Gaza.

Février 2025

Résolution 2774 : les États-Unis et la Russie votent ensemble un texte minimal sur l’Ukraine, pendant que cinq alliés européens s’abstiennent faute de condamnation claire de l’agression.

Avril 2025

Massacre du camp de Zamzam au Soudan, au deuxième anniversaire de la guerre civile.

Juin 2025

Guerre de douze jours entre Israël, les États-Unis et l’Iran.

Août 2025

Famine officiellement confirmée à Gaza, puis au Darfour.

Septembre 2025

Une commission d’enquête de l’ONU conclut à un génocide à Gaza ; plus de 150 des 193 États membres reconnaissent la Palestine.

Octobre 2025

Second cessez-le-feu à Gaza, libération des otages ; chute d’El-Fasher au Soudan.

Décembre 2025

Deuxième famine confirmée au Soudan, à Al-Fasher et Kadugli.

Février 2026

Quatrième anniversaire de la guerre : l’Assemblée générale adopte une résolution pour une « paix durable » en Ukraine (107 pour, 12 contre, 51 abstentions dont la Chine).

Février 2026

Nouveau conflit Israël-États-Unis-Iran ; fermeture des points de passage vers Gaza.

Avril 2026

Sommet de Berlin sur le Soudan : 1,5 Md€ promis ; le Tchad annonce le déploiement de 1,500 soldats pour la Force anti-gangs en Haïti.

Mai 2026

Nouvelle épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, causée par le virus Bundibugyo, sans vaccin homologué.

Juin 2026

Le Conseil de sécurité alerte sur un risque d’atrocités de masse à El-Obeid, Soudan.

Étage 1

Les crises qui définissent la période

Sept dossiers, chacun lu selon la même grille : contexte, chiffres, acteurs, ce que cela révèle, enjeux. Gaza clôt la liste : c’est le dossier déjà le plus documenté, celui qui a le moins besoin d’être mis en avant.

Drapeau du Soudan

Soudan

25%
du plan 2025 financé

Depuis avril 2023, l’armée soudanaise et une milice paramilitaire se disputent le pays, plongeant le Soudan dans la pire crise de déplacement au monde.

Depuis 2026 Le front s’est déplacé sur El-Obeid, capitale du Kordofan-Nord : le 18 juin, le Haut-Commissaire Volker Türk a averti d’une offensive imminente des Forces de soutien rapide menaçant 500,000 civils. Le 20 juin, le Conseil de sécurité a évoqué un « risque imminent d’atrocités de masse » sans résolution contraignante. La coordinatrice de l’ONU sur place, Denise Brown, qualifie le pays d’« abandonné ». En avril, un sommet à Berlin a réuni environ 1,5 Md€ de promesses de dons.

Chiffres
La Mission internationale indépendante d’établissement des faits sur le Soudan, mandatée par le Conseil des droits de l’homme, a formellement conclu que les crimes d’El-Fasher « présentent les caractéristiques d’un génocide » : une conclusion d’enquête, non une qualification judiciaire définitive. 19,5 millions de personnes en insécurité alimentaire sévère à mai 2026 ; la faim catastrophique pourrait toucher 200,000 personnes entre juin et septembre, contre 135,000 en début d’année. Le plan humanitaire 2026, distinct de 2025, n’était financé qu’à 5,5 % en février puis 16 % mi-avril.

Acteurs & ONU
Armée régulière (SAF) contre Forces de soutien rapide (RSF).

Ce que cela révèleLe Soudan démontre que l’invisibilité géopolitique peut tuer autant que les armes : la même mécanique d’alerte, de siège et de chute qu’à El-Fasher se répète à El-Obeid, sans nouveau mécanisme de protection.

Enjeux
El-Obeid connaîtra-t-il le sort d’El-Fasher, et la communauté internationale agira-t-elle avant plutôt qu’après ?

Drapeau de la République démocratique du Congo

RDC

25%
des opérations maintenues

L’avancée du groupe armé M23 à l’est de la République démocratique du Congo (RDC) a rouvert une guerre régionale vieille de trois décennies entre Kinshasa, Kigali et de multiples milices.

Depuis 2026 Une nouvelle épidémie d’Ebola, causée par le rare virus Bundibugyo (aucun vaccin ni traitement homologué contre cette souche), a été déclarée le 15 mai en Ituri, propagée à l’Ouganda et classée urgence de santé publique de portée internationale par l’OMS. Au 4 juillet, l’OMS recensait 506 morts et 1,561 cas confirmés en RDC, contre 2 morts et 20 cas en Ouganda voisin.

Chiffres
26,5 millions de Congolais en insécurité alimentaire aiguë à l’échelle nationale ; environ 10 millions en Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Tanganyika entre janvier et juin 2026. L’appel humanitaire de l’ONU pour la RDC a été réduit de 46 %, passant de 2,58 Mds$ en 2024 à 1,4 Md$ en 2026.

Acteurs & ONU
Le M23, soutenu selon l’ONU par le Rwanda voisin. La MONUSCO, 14,000 Casques bleus, peine à contenir les combats ; l’OMS parle d’une « collision catastrophique » entre Ebola et le conflit armé.

Ce que cela révèleLa RDC fonctionne comme le laboratoire de la guerre hybride africaine : ressources, frontières, milices, épidémies et ingérences régionales s’y combinent au point qu’un cessez-le-feu devient une condition médicale autant que politique.

Enjeux
un cessez-le-feu local pourra-t-il être obtenu pour endiguer Ebola avant qu’elle ne se propage davantage ?

Climat, catastrophes et vulnérabilités

Le climat n’est plus un dossier environnemental séparé : il traverse les famines, les déplacements et le droit international. Le séisme afghan, lui, n’a pas d’origine climatique, mais il illustre, comme les catastrophes météorologiques, combien les États fragiles transforment un choc naturel en crise humanitaire durable.

Chiffres
Séisme en Afghanistan, catastrophe géologique sans lien climatique (sept. 2025, plus de 2,200 morts) ; inondations au Pakistan (août 2025, environ 800 morts, le triple de l’année précédente). Sécheresse en Somalie (2,5 millions de personnes en zone touchée) ; ouragan Melissa aux Caraïbes (nov. 2025, une centaine de morts, intensité renforcée d’environ 16 km/h par le réchauffement). Juillet 2025 : troisième mois de juillet le plus chaud jamais enregistré, record de 50,5°C en Turquie.

Acteurs & ONU
À la COP30, une coalition de pays producteurs de pétrole et de gaz s’est opposée à toute sortie contraignante des fossiles dans le texte final ; absence des États-Unis, une première en 30 ans. La CIJ a reconnu en juillet l’obligation légale des États d’agir. 1,300 Mds$/an promis d’ici 2035, quand il manque 4,000 Mds$/an pour l’ensemble des ODD.

Ce que cela révèleLes États les plus fragiles, Afghanistan, Pakistan, Somalie, Haïti, paient le prix le plus rapide de chocs naturels ou climatiques qu’ils ont le moins provoqués.

Enjeux
les promesses de Belém se traduiront-elles en versements réels avant 2030 ?

Drapeau d'Haïti

Haïti

L’effondrement de l’État face aux gangs a transformé la capitale en zone de non-droit, sous les yeux d’une mission internationale longtemps sous-dimensionnée.

Depuis 2026 La Force de répression des gangs (FRG), basée au camp de Vertières, vise désormais un effectif de 5,550 personnes, plus du double de la mission précédente. Le Tchad a annoncé le déploiement de 1,500 soldats, dont 400 déjà présents dès avril. Plus de 200 millions de dollars ont été promis par 13 États membres du Conseil de sécurité, dont 59 millions déjà débloqués ; le Qatar a lui seul confirmé 30 millions. En visite à Port-au-Prince en juin, Guterres a salué « pour la première fois depuis des années, on entrevoit le bout du tunnel », tout en rencontrant des familles déplacées qui lui ont dit : « nous n’attendons pas de compassion, nous attendons des actes ».

Chiffres
Les gangs contrôlaient toujours environ 90 % de Port-au-Prince mi-2026. Entre mars 2025 et mi-janvier 2026, au moins 5,519 personnes ont été tuées et 2,608 blessées, selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme ; 1,45 million de personnes étaient déplacées en février 2026, un niveau approchant celui du séisme de 2010.

Acteurs & ONU
le Conseil de sécurité a autorisé la transformation de la mission en Force de répression des gangs en septembre 2025 ; un Bureau d’appui de l’ONU (UNSOH) lui fournit transport, soins médicaux et ravitaillement.

Ce que cela révèleHaïti illustre combien la reconstruction internationale d’un État reste fragile même quand les moyens suivent enfin : un financement inespéré et un déploiement accéléré n’ont pas encore renversé, à eux seuls, un rapport de force construit sur plusieurs années.

Enjeux
la force renforcée parviendra-t-elle à inverser la dynamique avant que son financement, aujourd’hui généreux, ne s’essouffle comme celui de la mission précédente ?

Drapeau de l'Ukraine

Ukraine

Après plus de trois ans de guerre, le conflit s’installe dans une forme d’usure où l’attention internationale se déplace ailleurs.

Depuis 2026 Début juin, Volodymyr Zelensky a proposé une rencontre directe avec Vladimir Poutine et un cessez-le-feu complet le temps des négociations. La Russie affirme poursuivre ses avancées tout en se disant disponible pour des pourparlers.

Chiffres
coût de reconstruction estimé à 500 Mds€ sur dix ans.

Acteurs & ONU
Russie contre Ukraine, soutenue par l’OTAN et l’UE. Conseil de sécurité structurellement paralysé par le veto russe. Les rapports de force à l’ONU se sont pourtant redessinés : en février 2025, une résolution portée par les États-Unis a vu Washington et Moscou voter ensemble, faute de condamnation claire de la Russie dans le texte, pendant que cinq alliés européens (Danemark, France, Grèce, Slovénie, Royaume-Uni) s’abstenaient en signe de désaccord. La Chine, elle, ne s’aligne jamais formellement sur la Russie : elle s’abstient systématiquement plutôt que de voter contre les textes qui la condamnent, tout en qualifiant l’envoi d’armes à l’Ukraine de position qui « verse de l’huile sur le feu ». Une neutralité de façade qui la pose en arbitre potentiel sans jamais l’engager.

Ce que cela révèleL’Ukraine montre qu’un conflit peut se geler dans l’attention internationale bien avant de se résoudre sur le terrain, et que l’alignement diplomatique à l’ONU peut se retourner (Washington-Moscou) sans que les lignes de front, elles, ne bougent.

Enjeux
la proposition Zelensky-Poutine ouvrira-t-elle une vraie négociation, ou restera-t-elle un geste sans suite ?

L’ONU elle-même

L’organisation qui documente les crises du monde traverse depuis 2025 sa pire crise financière et institutionnelle depuis des décennies, à l’occasion de son 80e anniversaire.

Chiffres
1,6 milliard de dollars d’impayés fin 2025. Budget 2026 réduit de 15 %, environ 2,681 postes supprimés. Part chinoise du budget régulier à 20 %, contre 22 % pour les États-Unis.

Acteurs & ONU
Washington a retenu ses contributions 2025, coupant l’essentiel de son financement volontaire. L’initiative UN80, lancée par Guterres en mars 2025, se poursuit sous contrainte.

Ce que cela révèleL’ONU n’est pas seulement impuissante face aux crises qu’elle documente : elle est rendue impuissante par les choix budgétaires de ceux-là mêmes qui siègent à son Conseil de sécurité.

Enjeux
l’ONU peut-elle remplir ses missions avec des moyens amputés de 15 à 20 %, alors que trois crises majeures s’aggravent simultanément mi-2026 ?

Drapeau d'Israël Drapeau de la Palestine

Gaza / Israël

Deux ans de guerre depuis l’attaque du 7 octobre 2023, sous blocus quasi continu, ponctués de deux cessez-le-feu qui n’ont jamais tenu leurs promesses.

Depuis 2026 Le 28 février, un nouveau conflit israélo-américano-iranien a conduit Israël à fermer tous les points de passage vers Gaza. Le nombre de camions entrant a chuté de 4,200 à 590 par semaine. Le Conseil de paix (« Board of Peace », résolution 2803) a recueilli 17 Mds$ de promesses de reconstruction sur les 70 Mds$ nécessaires. Moins d’1 Md$ a été effectivement versé en avril. Le 10 juin, Guterres a averti que le gouvernement israélien déclarait vouloir contrôler 70 % de la bande de Gaza.

Chiffres
Famine confirmée le 22 août 2025, levée en décembre. Le 16 septembre 2025, une commission d’enquête internationale indépendante mandatée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a conclu qu’Israël avait commis quatre des cinq actes énumérés dans la Convention de 1948 sur le génocide. Cette conclusion relève d’un organe d’enquête indépendant ; elle ne constitue ni un arrêt de la CIJ ni une condamnation pénale de la CPI, mais elle a durci le cadre politique et juridique du débat. Plus de 150 des 193 États membres reconnaissaient l’État de Palestine en septembre 2025.

Acteurs & ONU
Médiation américaine, Qatar, Égypte pour le cessez-le-feu ; Conseil de paix pour le suivi. Conseil de sécurité bloqué par le veto des États-Unis sur le fond du dossier.

Ce que cela révèleGaza montre une ONU capable de documenter le droit avec une précision croissante, mais incapable d’en imposer l’application lorsqu’une grande puissance protège un allié au Conseil de sécurité.

Enjeux
le cessez-le-feu survivra-t-il à un contrôle territorial israélien croissant, et les 70 Mds$ de reconstruction trouveront-ils enfin preneur ?

Étage 2

Ce que ces crises révèlent, mises bout à bout

Six lignes de force qui traversent les sept dossiers, indépendamment du pays ou du continent.

01

Les civils, cible et non plus dommage collatéral

Au Soudan comme à Gaza, la population n’est plus seulement exposée aux combats, elle en est devenue l’un des objectifs.

02

La faim comme arme, pas comme accident

Dans les deux seuls pays officiellement en famine, la faim a suivi des sièges et des blocages délibérés, non des pénuries fortuites.

03

Le droit progresse dans les mots, recule dans les actes

Avis de la CIJ, rapports de commissions d’enquête : le droit international se précise, mais l’exécution reste sans mécanisme contraignant.

04

Le climat, multiplicateur de crises humaines

Il n’est plus un décor : il aggrave déplacements, famines et fragilités étatiques déjà à l’œuvre ailleurs.

05

Le financement, une variable géopolitique

Qui reçoit 25 % de ses besoins et qui en reçoit davantage dépend moins de l’urgence que de l’alignement diplomatique du moment.

06

Une impuissance fabriquée, pas subie

L’ONU n’est pas simplement impuissante : elle est rendue impuissante, par construction, par les mêmes États qui la financent, la président et bloquent sa réforme.

Focus financement

Le compte des promesses : reconstruction de Gaza

Trois chiffres, un seul dossier, pour mesurer l’écart entre l’annonce et le virement réel.

Besoin Promis Versé
Besoins estimés par l’ONU70 Mds$
Promis par le Conseil de paix (fév. 2026)17 Mds$
Effectivement versé (avril 2026)< 1 Md$
Trois contributeurs seulement avaient versé des fonds à cette date, selon Reuters.
Étage 3

Les fractures institutionnelles

Les cartes racontent ce qui arrive ; les fractures expliquent pourquoi l’ONU ne parvient pas à répondre à la hauteur des crises.

01

Le Conseil de sécurité ne sécurise plus

Bloqué par des vetos croisés (la Russie sur l’Ukraine, les États-Unis sur Israël), le Conseil s’est borné, le 20 juin 2026 sur El-Obeid, à évoquer un « risque imminent d’atrocités de masse » sans résolution contraignante, le même schéma qu’à El-Fasher huit mois plus tôt.

02

Toutes les vies ne pèsent pas le même poids diplomatique

Gaza et le Soudan ne sont pas hiérarchisables dans la souffrance ; ils le sont dans l’attention diplomatique. Gaza polarise chancelleries et opinions publiques, et bénéficie mi-2026 d’un Conseil de paix dédié. Le Soudan, malgré une ampleur de déplacements et de massacres comparable, reste relégué dans l’angle mort africain du système international. Une deuxième ville, El-Obeid, y est menacée du sort d’El-Fasher sans mécanisme de protection équivalent.

03

Les États demandent l’impossible à une ONU sous-financée

1,6 milliard de dollars d’impayés fin 2025, budget 2026 réduit de 15 %. Au Soudan, les appels de fonds peinent à être couverts. En RDC, l’épidémie d’Ebola se propage dans un système déjà fragilisé par les coupes, l’appel humanitaire du pays ayant lui-même reculé de 46 % en deux ans.

04

Les vainqueurs de 1945 verrouillent encore l’époque actuelle

Le G4 et le Consensus d’Ezulwini africain réclament un élargissement du Conseil de sécurité. Le Pacte pour l’avenir de 2024 a acté le principe sans calendrier contraignant. Aucun des cinq membres permanents n’a intérêt à diluer son propre veto.

05

Le numérique, dernier espace où l’ONU tente d’anticiper

Sur l’intelligence artificielle, l’ONU poursuit un dialogue mondial et un panel scientifique international. C’est le seul domaine où elle prétend encore écrire des règles avant la catastrophe.

Légende des jauges : chaque cercle indique la part des besoins humanitaires 2025 réellement couverts, telle que rapportée par les sources ONU citées dans chaque fiche. Ce sont les deux seules crises pour lesquelles ce chiffre est solidement sourcé.
Verdict SAPERE

Sept dossiers, cinq fractures, une seule ligne de force : l’ONU documente mieux qu’elle n’agit. Les commissions d’enquête produisent des conclusions de plus en plus dures, la CIJ précise le droit, les rapporteurs alertent des mois à l’avance. Et pourtant El-Obeid s’apprête à vivre, sous les yeux du Conseil de sécurité, ce qu’a vécu El-Fasher huit mois plus tôt.

L’ONU de 2025-2026 n’est pas une organisation qui échoue faute de savoir ce qu’il faut faire. C’est une organisation à qui ses propres membres les plus puissants refusent, méthodiquement, les moyens de le faire.


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1 réflexion sur “L’ONU face au monde : l’impuissance organisée”

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