Pakistan : le garde du corps dont la maison prend l'eau
Un pacte militaire avec Riyad et Ankara qui s'arme sans mode d'emploi public. Une frontière afghane devenue front. Une rivière que l'Inde veut détourner. Des motos électriques nées de l'essence trop chère. Quatre signaux venus du Pakistan, un pays qui protège les autres, et peine à se protéger lui-même.
19 septembre 2026, à l'aube, Riyad. Pour la première fois depuis juillet, les sirènes d'alerte aérienne hurlent dans la capitale saoudienne. Un missile tiré par les rebelles houthis du Yémen vient d'être intercepté1.
Six semaines plus tôt, le royaume a signé avec la Turquie et le Pakistan un pacte : une attaque contre l'un vaut attaque contre tous. Neuf jours plus tôt, à Islamabad, le porte-parole des Affaires étrangères a pourtant prévenu : une riposte militaire au titre du pacte ? « Rien de tel n'est en discussion pour l'instant. »2
Jamais le Pakistan n'a autant compté dans la diplomatie. Au printemps, c'est lui qui a arraché un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, et c'est à Islamabad que les deux ennemis se sont assis à la même table3 4. L'Arabie saoudite le courtise, la Turquie l'embrasse.
Presque rien de ce qui suit n'arrive pourtant jusqu'à nos journaux télévisés.
Le Pakistan tient un rôle qui lui rapporte : celui de protecteur. Il monte la garde à Riyad, déploie ses aviateurs et sa défense antiaérienne, parle à Washington comme à Téhéran, et transforme avec Ankara et l'Arabie saoudite le pacte de La Mecque en mécanisme de coordination militaire.
Mais ce gain de statut a un envers. À l'ouest, Islamabad sécurise un allié ; au nord-ouest, il ferme la frontière afghane depuis près d'un an et reprend les frappes aériennes. À l'est, son agriculture reste suspendue aux eaux de l'Indus, tandis que l'Inde conteste l'autorité même des mécanismes censés arbitrer le différend. Et dans les villes, le succès des motos électriques traduit moins une transition tranquille qu'une économie forcée de chercher des substituts à l'essence chère.
| Signal | Ordre de grandeur | Ce que dit le chiffre |
|---|---|---|
| Alliance | 8,000 | Soldats pakistanais déployés en Arabie saoudite au printemps 2026, avec un escadron de chasseurs et une défense antiaérienne, selon Reuters5 |
| Soutien saoudien | 3 Mds $ | Nouveau dépôt saoudien annoncé en avril 2026 pour la banque centrale pakistanaise (environ 2,6 Mds €), auquel s'ajoute un dépôt ancien de 5 Mds $ transformé en facilité à plus long terme (environ 4,35 Mds €)6 |
| Frontière | 327 jours | Durée de la fermeture de Torkham au commerce, comptée par les commerçants pakistanais au 3 septembre 20267 |
| Victimes | 499 | Civils afghans tués entre octobre 2025 et juin 2026 selon la mission de l'ONU en Afghanistan, qui compte aussi 1,216 blessés. Aucun décompte équivalent n'existe côté pakistanais8 |
| Eau | 80 % | Part des terres cultivées du Pakistan qui dépendent des rivières du système de l'Indus9 |
| Tunnel | 8,7 km | Longueur du tunnel prévu en Inde pour faire passer de l'eau de la Chenab vers la Beas, soit environ 2,3 milliards de m³ par an selon la presse indienne10 |
| Motos | plus de 10 % | Part des deux-roues électriques dans les ventes mensuelles de deux-roues au printemps 2026, une première ; ils coûtent 56 % de plus qu'une moto à essence11 |
Conversions au cours indicatif de 0,87 euro pour un dollar et de 277 roupies pakistanaises pour un dollar (banque centrale du Pakistan, 28 septembre 2026)12.
Quatre signaux sous la surface
Pacte de La Mecque : l'alliance passe à l'acte, par paliers
Pour situer : le pacte de La Mecque lie depuis le 7 août 2026 l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan. Riyad apporte l'argent, Ankara son industrie d'armement, Islamabad une armée nombreuse et son statut de seule puissance nucléaire du monde musulman.
La signature, elle, n'est pas passée inaperçue : on a parlé d'« OTAN islamique ». Le texte, en revanche, n'a jamais été publié13. On connaît le principe ; on ignore le mode d'emploi.
Ce qui est passé sous les radars, c'est la suite. Le 31 août, à Istanbul, les ministres et les chefs d'état-major des trois pays créent un secrétariat permanent, installé en Arabie saoudite et confié pour trois ans à un Pakistanais14. Pour un pays qui vit en partie des dépôts de ses amis du Golfe, diriger l'administration d'une alliance financée par Riyad n'est pas une mince promotion.
Car l'argent et les hommes circulent déjà. En avril, l'Arabie saoudite a annoncé un nouveau dépôt à la banque centrale pakistanaise, au moment où Islamabad devait rembourser les Émirats6. En mai, des soldats pakistanais arrivaient dans le royaume avec des avions de chasse et des batteries antiaériennes5. Les deux faits se suivent de près. Personne, officiellement, ne les relie.
Puis vient l'épreuve. Les rebelles houthis multiplient les attaques contre le royaume. Le 16 septembre, l'agence AP révèle que Riyad, dont l'allié américain a vidé ses propres stocks de missiles antimissiles dans six mois de guerre contre l'Iran, a sollicité quatre pays pour protéger son ciel. Le Pakistan et la Turquie assurent n'avoir reçu aucune demande15. Le Premier ministre pakistanais promet de rester « épaule contre épaule » avec le royaume. L'épaule est là. Le bras attend.
Pas longtemps. Le pacte de La Mecque a cessé d'être une simple déclaration de solidarité, sans pour autant devenir une alliance automatique. Après les attaques houthis contre l'Arabie saoudite, les trois signataires ont réuni leurs chefs d'état-major le 25 septembre et décidé d'engager sans délai une coopération militaire effective : partage du renseignement, coordination et intégration de capacités16.
Mais la réponse reste graduelle et défensive ; aucun dispositif public ne précise encore qui ordonne l'intervention, quelles forces seraient engagées ni à quel seuil.
Début octobre, Islamabad annonce une réunion d'urgence des trois pays à Riyad. Au programme, une suggestion iranienne : parler aux houthis plutôt que les frapper. Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, y voit « une option » à la place d'une « action cinétique »17. Le garde du corps propose de négocier avec l'agresseur. C'est aussi son autre métier : médiateur.
À l'ouest, le Pakistan promet de défendre les frontières d'un allié. Au nord-ouest, il a fermé les siennes.
Afghanistan : la frontière fermée, la guerre ouverte
Pour situer : Torkham, au pied de la passe de Khyber, et Chaman, face à Kandahar, sont les deux grandes portes entre le Pakistan et l'Afghanistan. Par elles passaient les fruits, le charbon, les camions et la moitié des importations afghanes, débarquées au port de Karachi21.
Aux racines de la guerre
Tout commence par une ligne tracée à la règle. En 1893, un diplomate britannique fixe la frontière entre l'empire des Indes et l'Afghanistan : c'est la ligne Durand. Elle coupe en deux le pays pachtoune. Aucun gouvernement afghan ne l'a jamais reconnue, pas même celui des talibans.
Quand les talibans reprennent Kaboul en août 2021, Islamabad croit tenir un voisin ami. Il hérite d'un problème. Les talibans pakistanais du TTP, cousins idéologiques des maîtres de Kaboul, redoublent d'attaques. En 2025, le Pakistan compte plus de 1,200 morts liés à ces violences, plus du double de 2021. Islamabad accuse Kaboul d'abriter le TTP ; Kaboul dément22.
En octobre 2025, des frappes pakistanaises et la riposte afghane déclenchent les pires combats depuis 2021. Le Pakistan ferme Torkham et Chaman au commerce21. Fin février 2026, son ministre de la Défense parle de « guerre ouverte », et les bombes tombent jusque sur Kaboul22. Le 16 mars, un bombardement touche un centre de désintoxication de la capitale afghane : Human Rights Watch y compte environ 269 civils tués et n'a trouvé aucune trace d'usage militaire du lieu23.
Le Pakistan a longtemps été le parrain des talibans afghans. Le filleul a grandi et ne répond plus au téléphone. Alors Islamabad pousse dehors les réfugiés afghans, dans le cadre d'une campagne de retours lancée fin 2023. Plus de 300,000 Afghans sont rentrés du Pakistan au cours des sept premiers mois de 2026, selon le HCR24.
En août, le ministre de l'Intérieur annonce la réouverture des postes-frontières. Le gouvernement ne la confirme pas25. Début septembre, les commerçants de la passe de Khyber comptent toujours les jours de fermeture et chiffrent leurs pertes en milliards de dollars7. Côté afghan, les marchands se sont tournés vers l'Iran et l'Asie centrale, et certains disent qu'ils ne reviendront pas tout de suite, même si la frontière rouvre26.
Et la guerre continue. Après un attentat meurtrier contre une mosquée de Kohat, revendiqué par un groupe dont le chef vit en Afghanistan, l'aviation pakistanaise frappe le 21 septembre les provinces afghanes de Kounar et de Paktika ; l'ONU confirme la mort de trois civils, un homme, une femme et une fillette27.
Le 23, selon Islamabad, huit drones venus d'Afghanistan franchissent la frontière. Le lendemain, le ministre de l'Information annonce des frappes sur dix sites « utilisés pour lancer et stocker ces drones »28. Kaboul compte au moins quatre morts et promet une « riposte appropriée »29. La frontière n'est plus seulement fermée : elle est devenue un front.
Fermer une frontière est une décision. L'eau, elle, ne demande pas la permission : elle descend de l'Inde.
Chenab : l'Inde creuse, La Haye tranche
Pour situer : l'Indus et ses affluents naissent dans l'Himalaya, traversent le Cachemire sous administration indienne, puis irriguent le Pakistan. Le traité de l'Indus partage ces rivières entre les deux pays depuis 1960.
Le traité a survécu à trois guerres. Il n'a pas survécu à un attentat. Le 22 avril 2025, à Pahalgam, au Cachemire indien, 26 civils sont tués. Dès le lendemain, New Delhi place le traité « en suspens » jusqu'à ce que le Pakistan cesse, « de manière crédible et irréversible », de soutenir le terrorisme9. Islamabad dément tout soutien30.
Un an plus tard, la suspension devient un chantier. En mai 2026, l'Inde lance l'appel d'offres d'un tunnel creusé dans le Lahaul, dans l'Himachal Pradesh, pour faire passer de l'eau de la Chenab, rivière attribuée au Pakistan, vers la Beas, rivière indienne. La fin des travaux est visée pour juillet 202910 31. Un analyste pakistanais le reconnaît : le volume est modeste. Mais le principe renverse la logique du traité, qui partage des bassins et non des litres31.
Le 4 juin, Islamabad dénonce une « grave violation » du traité et du droit international32. Le ton monte ailleurs aussi : le 19 juin, devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, un diplomate indien qualifie le Pakistan d'« État Frankenstein » qui exporterait le terrorisme33. Le mot ne parle pas d'eau. Il dit le climat.
Le 31 août 2026, la Cour permanente d'arbitrage de La Haye tranche à l'unanimité : l'Inde ne peut pas suspendre le traité, qui reste « pleinement en vigueur ». Elle doit aussi limiter les travaux du barrage de Ratle, sur la Chenab, en attendant l'avis d'un expert neutre attendu vers juillet 202734. New Delhi répond que ce tribunal est « illégalement constitué » et que la suspension reste en vigueur30.
Le Pakistan a gagné son procès. Il lui reste à trouver un huissier. Aucune force ne peut obliger l'Inde à appliquer la sentence ; Islamabad n'a que la pression diplomatique30. Pour un pays dont l'agriculture dépend de ces rivières, c'est une victoire de papier sur une ressource vitale.
L'eau vient d'amont, l'essence d'outre-mer. Quand le pétrole flambe, c'est dans le porte-monnaie que la géopolitique se lit.
Motos électriques : la révolution vient du porte-monnaie
Pour situer : au Pakistan, la moto est la voiture du pauvre. On s'y entasse en famille, on y livre, on y travaille. Il s'en vend plus d'un million et demi par an35.
Mars 2026. La guerre autour de l'Iran fait bondir le pétrole, que le Pakistan importe. À la pompe, l'essence prend plus de 40 % en quelques semaines35. Selon Reuters, un ménage au revenu médian paie désormais près d'un tiers de son revenu quotidien pour un seul litre11. Rouler devient un luxe ; ne pas rouler, pour un livreur, n'est pas une option.
Alors le pays bascule. Un deux-roues électrique coûte environ 250,000 roupies, près de 785 euros, contre 160,000 roupies, environ 500 euros, pour la Honda CD 70 à essence, la moto la plus répandue11. L'écart est lourd pour un ouvrier. L'État le comble en partie : son plan d'électrification paie un cinquième du prix et prête le reste sans intérêts. Il a reçu environ 270,000 demandes, près de sept fois l'objectif de la première phase11.
Les assembleurs suivent. Environ 100,000 motos électriques sont sorties des chaînes en 2025 ; ils en visent trois fois plus en 202635. Ce n'est pas l'écologie qui électrifie le Pakistan. C'est le détroit d'Ormuz.
Reste l'addition. Les ménages s'endettent, mais auprès de l'État et sans intérêts. Le vrai risque se déplace donc vers les finances publiques d'un pays qui, au printemps, comptait sur un dépôt saoudien pour tenir ses réserves6.
Douze mois en dix dates
Contrechamp : ce qui pourrait tout gâcher
Objection 1 : un pacte surtout commercial ?
« Riyad y a surtout gagné de nouveaux fournisseurs d'armes et des transferts de technologie », résume le centre de recherche Arab Center, à Washington18.
Réponse : en partie seulement. Pour le Pakistan, le pacte vaut d'abord un statut : un siège à la table du Golfe, un secrétariat et du crédit. Depuis le 25 septembre, il devient aussi une coordination militaire. Le risque viendra le jour où Riyad demandera vraiment : refuser coûtera cher, accepter aussi, pour un pays qui partage une longue frontière avec l'Iran.
Objection 2 : fermer la frontière, une mesure de sécurité légitime ?
Islamabad affirme que ses frappes visent « exclusivement des repaires terroristes identifiés »8.
Réponse : la menace est réelle, et le TTP frappe sans relâche. Mais la fermeture punit d'abord les commerçants des deux côtés et pousse Kaboul vers l'Iran et l'Asie centrale. Un levier qu'on tire aussi longtemps finit par ne plus rien actionner.
Objection 3 : beaucoup de bruit pour un filet d'eau ?
Même un analyste pakistanais estime que le tunnel ne prendra qu'une faible part du débit de la Chenab31.
Réponse : vrai pour le volume. Mais un traité de partage tient par sa règle, pas par ses litres. Faire passer de l'eau d'un bassin attribué au Pakistan vers un bassin indien revient à déplacer la frontière de l'eau. Et l'Inde refuse désormais l'arbitre.
Focus France : sur la même liste que le Pakistan
Le 16 septembre, l'agence AP rapporte que l'Arabie saoudite a demandé à quatre pays de déployer des défenses antiaériennes : la France, le Royaume-Uni, le Pakistan et l'Égypte15. Paris se retrouve ainsi sur la même liste qu'Islamabad, parmi les recours d'un royaume dont le protecteur américain manque de munitions.
Les deux pays ne se croisent pas qu'au secours de Riyad. En mai 2025, après ses affrontements avec l'Inde, le Pakistan a affirmé avoir abattu des Rafale indiens avec des avions chinois. Le renseignement français a ensuite accusé la Chine d'avoir utilisé ses ambassades pour dénigrer le Rafale auprès d'acheteurs potentiels36. Or en Arabie saoudite, des batteries antiaériennes chinoises servies par des militaires pakistanais protègent déjà une partie du ciel18.
Piste A : travailler côte à côte
Français et Pakistanais coordonnent, sous l'égide saoudienne, la protection du ciel du royaume. Ce serait un prolongement possible de la demande de Riyad, pas une réalité à ce jour.Piste B : concurrents chez le même client
Le Pakistan devient la vitrine du matériel chinois dans le Golfe, face aux avions et aux systèmes français. Paris découvre qu'un pays appelé à l'aide aux mêmes côtés que lui peut aussi lui prendre des marchés.À Riyad, les sirènes se sont tues. Six jours plus tard, les chefs d'état-major du pacte de La Mecque s'y retrouvaient pour passer des promesses aux plans.
Le Pakistan continue de monter la garde chez les autres. Il signe, il négocie, il déploie. Chez lui, la frontière reste close, la rivière se plaide et l'essence se paie au prix fort. Sa puissance est réelle ; elle est surtout louée.
Reste une question que le garde du corps devra trancher : combien de temps peut-on protéger les maisons des autres quand on ne maîtrise ni sa frontière, ni son eau, ni son énergie ?
Sources 36 références, cliquer pour déplier
- Al Jazeera, « Saudi-led coalition says defences intercept Houthi missile fired at Riyadh », 19 septembre 2026. Lien
- Gulf Times, d'après Reuters, « Pakistan says no military response discussed under Makkah pact over Houthi attacks on Saudi Arabia », 10 septembre 2026. Lien
- Al Jazeera, « How Pakistan managed to get the US and Iran to a ceasefire », 8 avril 2026. Lien
- TIME, « Why the Iran-U.S. Peace Talks Failed », 13 avril 2026. Lien
- Bloomberg, « Pakistan Sends Troops, Fighters to Saudi Arabia, Reuters Reports », 18 mai 2026. Lien
- WION, « Saudi Arabia commits $3bn new deposit to Pakistan as Islamabad faces $3.5bn repayment to UAE », 15 avril 2026. Lien
- Daily Independent (Pakistan), « Torkham Border Closure Hurts Business and Jobs in KP », 3 septembre 2026. Lien
- Associated Press, via DTN, « UN Says Nearly 500 Afghan Civilians Have Been Killed in Pakistan-Afghanistan Fighting Since October », 28 juillet 2026. Lien
- Business Standard, « Explained: What India's Indus Waters Treaty suspension means for Pakistan », 24 avril 2025. Lien
- WION, « Chenab-Beas link tunnel: India's ₹2,600 crore project could reshape Indus water politics », 11 juin 2026. Lien
- Arab News, d'après Reuters, « Soaring costs, fuel shortage fears drive people to electric motorbikes », 7 avril 2026. Lien
- Banque centrale du Pakistan (State Bank of Pakistan), taux de référence du dollar, 28 septembre 2026. Lien
- Al Jazeera, « Turkiye, Saudi Arabia, Pakistan sign joint defence agreement: What's in it? », 7 août 2026. Lien
- Ministère turc des Affaires étrangères, déclaration commune du comité stratégique politique et de défense de l'accord de La Mecque, Istanbul, 31 août 2026. Lien
- Associated Press (Samy Magdy, Suzan Fraser, Munir Ahmed), « Saudis seeking allies' help in fight with Houthi rebels », 16 septembre 2026. Lien
- The News (Pakistan), « Pakistan, Saudi, Turkish military chiefs pledge immediate cooperation under Makkah pact », 25 septembre 2026. Lien
- Al-Monitor, d'après Reuters, « Pakistan says Mecca pact members to hold emergency talks on engaging Houthis », octobre 2026. Lien
- Arab Center Washington DC, « Diversification Without Substitution: What the Mecca Joint Defense Agreement Offers Saudi Arabia », 19 août 2026. Lien
- Atlantic Council (Allison Minor, Michael Kugelman, Rich Outzen), « Why Saudi Arabia, Pakistan, and Turkey just signed a defense pact », 7 août 2026. Lien
- The Sunday Guardian, d'après CNN-News18, « Pakistan to Send 25,000 Troops to Saudi Arabia? What We Know About Makkah Defence Pact and Houthi Threat », 3 octobre 2026. Lien
- RFE/RL, via GlobalSecurity, « As Afghanistan's Border With Pakistan Remains Closed, The Economic And Humanitarian Toll Mounts », 11 juin 2026. Lien
- Council on Foreign Relations, « Why Are the Afghan Taliban and Pakistan in an 'Open War'? », 2026. Lien
- Human Rights Watch, « Pakistani Strikes in Afghanistan Raise Civilian Casualty Concerns », 15 juillet 2026. Lien
- Daily Times, d'après le HCR, « Over 300,000 Afghans return from Pakistan this year », août 2026. Lien
- KabulNow, « Pakistan to Reopen Border Crossings and Transit Routes with Afghanistan », août 2026. Lien
- Afghan Studies Center, « Pakistan Plans to Reopen Border Trade Routes With Afghanistan After 300 Days », 10 août 2026. Lien
- Afghanistan International, « Three Civilians Killed In Pakistani Airstrikes In Afghanistan, Says UN », 21 septembre 2026. Lien
- The Express Tribune, « Pakistan carries out strikes on 10 Afghan locations after drone attacks: Attaullah Tarar », 24 septembre 2026. Lien
- Al Jazeera, « Afghanistan vows to respond after Pakistani air strikes kill four », 24 septembre 2026. Lien
- Al Jazeera, « Pakistan wins Indus waters battle at The Hague, but India threat remains », 1er septembre 2026. Lien
- The Friday Times, « Moving the Chenab: How a Tunnel Challenges the Indus Waters Treaty », 30 mai 2026. Lien
- The Tribune (Inde), « India diverting Chenab water to Beas violation of Indus Waters Treaty: Pakistan », 4 juin 2026. Lien
- Business Standard, « 'Frankenstein state': India slams Pakistan's 'support for terrorism' at UN », 19 juin 2026. Lien
- The Express Tribune, « Arbitration court orders India to suspend work on hydro projects, uphold IWT with Pakistan », 31 août 2026. Lien
- Arab News Pakistan (Ismail Dilawar), « Pakistan's fuel shock drives shift to e-bikes as Middle East tensions push up oil prices », 15 avril 2026. Lien
- France 24, d'après l'Associated Press, « Beijing disinformation targeted French Rafale jets to boost sales of China-made planes, intel says », 6 juillet 2025. Lien
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