Trajectoires de puissance · 2000-2024
Chine · vingt-cinq ans de puissance, lus pilier par pilier

Chine La puissance militaire qui n’a qu’une seule base officielle à l’étranger

Sixième épisode d’une lecture en neuf volets. En vingt-cinq ans, la Chine a multiplié par sept ses dépenses militaires en volume, construit la première marine du monde par le nombre de navires et engagé l’expansion nucléaire la plus rapide de la planète. Elle construit plus de la moitié des navires marchands du monde. Mais l’essentiel de ses moyens reste concentré sur son environnement régional : une seule base officielle à l’étranger, un seul allié par traité, aucune guerre de grande ampleur depuis 1979.

Pilier VI · Lecture par la capacité coercitive
Défense et sécurité

1er août 2017, Djibouti. Le jour des 90 ans de l’Armée populaire de libération, la marine chinoise inaugure sa première base militaire à l’étranger, à quelques kilomètres du camp Lemonnier, la grande base américaine de la Corne de l’Afrique.

Sept ans plus tard, la Chine aligne plus de 370 navires de guerre, trois porte-avions construits ou en construction, et environ 500 ogives nucléaires au début de 2024, selon la FAS. Djibouti reste pourtant sa seule base officielle hors de ses frontières, même si ses navires disposent d’autres accès, comme au port cambodgien de Ream. Les États-Unis comptent au moins 128 bases au sens strict, dans au moins 51 pays, selon le Congressional Research Service (juillet 2024).

Ce pilier lit la puissance militaire à travers les quatre verbes de la série États-Unis :

Un
Accumuler
Budgets et arsenaux.
Deux
Projeter
Flottes, bases et alliances : la portée.
Trois
Convertir
Obtenir des résultats politiques sans combattre, ou en combattant.
Quatre
Soutenir
Produire et renouveler dans la durée.
Cinq indicateurs sur vingt-cinq ans

Accumuler, projeter, dissuader, équiper, soutenir

Pour chaque indicateur, des points de repère placés à leur date réelle dessinent l’évolution quand la série existe, puis un classement situe la Chine dans le monde. Une frise colorée dit, pour chaque date, si le chiffre sert ou dessert la puissance chinoise. Les cinq blocs répondent aux mêmes questions que la série États-Unis ; les différences de source, notamment l’absence de chiffres officiels chinois sur les ogives, sont signalées.

Ce pilier met à l’épreuve le concept stratégique SAPERE du Pilier VI : distinguer accumulation et projection, stocker des moyens et pouvoir les employer durablement à distance. La Chine en est le cas d’école : une accumulation rapide, concentrée sur le théâtre régional, et une projection lointaine encore limitée.

Les séries s’arrêtent en 2024. Ce qui s’est passé depuis figure à part, sous la mention « Depuis 2024 ».

La question n’est pas de savoir si la Chine peut rivaliser avec les États-Unis dans le monde entier. C’est de savoir si elle peut les tenir à distance de ses côtes.

Atout : indicateur favorable à la puissanceNeutre : indicateur sans impact stratégique décisifVigilance : signal préoccupant à surveillerPiège : indicateur structurellement défavorable
Une qualification peut évoluer dans le temps : un atout de 2000 peut devenir un piège en 2024.
Indicateur 1 sur 5
Ressources financières : dépenses militaires (A · dollars constants 2023 ; B · % du PIB, estimations du SIPRI)
Un volume multiplié par sept, pour un effort stable, sous 2 % du PIB.
318 Md$ de dépenses militaires en 2024, en dollars constants de 2023 (estimation SIPRI), soit 1,7 % du PIB ; deuxième budget militaire du monde
A, en dollars constants : 42,5 milliards en 2000, 69 en 2004, 127 en 2009, 185 en 2014, 248 en 2019, 318 en 2024. B, en % du PIB : 1,8 % en 2000, 1,9 % en 2004 et en 2009, 1,7 % en 2014 et en 2019, 1,7 % en 2024.
A · Dépenses militaires en dollars constants de 2023, 2000-2024 (milliards, estimations SIPRI)
2000 2004 2009 2014 2019 2024 42 Md$ 185 318 Md$
42,5 (2000) → 127 (2009) → 318 milliards (2024), soit une multiplication par 7,5 en volume. Hausse ininterrompue d’une année sur l’autre sur la période, selon les estimations du SIPRI.
B · Dépenses militaires en % du PIB, 2000-2024
2000 2004 2009 2014 2019 2024 1,8 % 1,9 % 1,7 %
1,8 % (2000) → 1,9 % (2004) → 1,7 % (2024). L’effort reste stable : la dépense suit la croissance de l’économie.
Le budget officiel chinois est plus bas : 1,665 milliards de yuans en 2024, environ 214 milliards d’euros. Le SIPRI y ajoute des dépenses que Pékin ne classe pas en défense, comme la police armée populaire et une partie de la recherche militaire.
Depuis 2024. SIPRI estime la dépense chinoise à 335,5 milliards de dollars courants en 2025, soit 11,6 % du total mondial. Le budget officiel de 2025 augmente de 7,2 %, pour la troisième année de suite à ce rythme.
Frise de lecture de puissance
2000 → 2004 · budget modeste, en forte hausse
Neutre
2009 → 2024 · 2e budget militaire du monde
Atout
Dépenses militaires 2024, dollars courants (milliards, SIPRI)
55 Japon 65 France 86 Inde 149 (est.) Russie 314 (est.) Chine 997 États-Unis
Source : SIPRI, Military Expenditure Database, avril 2025 ; estimations pour la Chine et la Russie. Chine en bordeaux.
Ce que mesure l’indicateur
Ce que le pays consacre à ses armées, en volume et en effort

Dépenses militaires selon la définition du SIPRI, la même que pour les États-Unis. A : en dollars constants de 2023, pour suivre le volume réel. B : en part du PIB, pour mesurer l’effort. Pour la Chine, tous les chiffres sont des estimations du SIPRI, plus élevées que le budget officiel.

Les dollars traduisent mal ce que la Chine achète : un soldat, un navire ou un missile coûtent sans doute moins cher à Pékin qu’à Washington. Des prix plus bas peuvent accroître les moyens achetés ; ils ne disent pas, à eux seuls, de combien l’écart de puissance réelle diffère de l’écart de budget.

La tendance lourde

La dépense chinoise progresse chaque année, au rythme de la croissance. Elle dépasse celle de la Russie au milieu des années 2000 et devient le deuxième budget militaire du monde. En 2024, elle pèse environ 12 % des dépenses militaires mondiales, contre 37 % pour les États-Unis.

Ce qui change, c’est l’usage. Les effectifs baissent, de plus de 2,3 millions de soldats au début des années 2000 à environ 2 millions après la réduction de 300,000 postes annoncée par Xi Jinping le 3 septembre 2015. L’argent va à la marine, aux missiles, à l’aviation et à l’espace.

La rupture

La réforme de 2015-2016 remplace les sept régions militaires par cinq commandements de théâtre interarmées, sur le modèle américain. Elle place l’armée sous le contrôle plus direct de la Commission militaire centrale, présidée par Xi Jinping.

La hausse des dépenses s’accompagne d’un effort stable en part du PIB : 1,7 %, deux fois moins que l’effort américain. Ce ratio ne mesure pas, à lui seul, les arbitrages budgétaires ni les contraintes de financement ; et la marge de hausse dépend d’une croissance que le Pilier I met en question.

Pourquoi Neutre (2000-2004) puis Atout (2009-2024) : Position : deuxième budget militaire du monde depuis la fin des années 2000, environ 12 % du total mondial en 2024. Dynamique : volume multiplié par 7,5, effort stable autour de 1,7 % du PIB. Jugement : des moyens en croissance continue, pour un effort stable en part du PIB ; l’écart avec les États-Unis reste de un à trois en dollars courants.

Limite : les chiffres chinois sont des estimations ; le budget officiel ne couvre pas tout le périmètre du SIPRI.
Indicateur 2 sur 5
Projection : forces navales (navires de combat, ONI), implantations extérieures et alliances
La première marine du monde par le nombre opère d’abord près de ses côtes.
370 navires de combat et plus en 2024 (Pentagone), contre 296 pour l’US Navy, selon des règles de comptage différentes ; une seule base officielle à l’étranger
210 navires en 2000, 220 en 2005 et en 2010, 255 en 2015, 360 en 2020, plus de 370 en 2024 (ONI, puis Pentagone). La marine chinoise dépasse l’US Navy en nombre entre 2015 et 2020. Porte-avions : un en 2012, deux en 2019, contre onze pour les États-Unis.
Navires de combat : marine chinoise et US Navy, 2000-2024
2000 2005 2010 2015 2020 2024
États-Unis : 318 en 2000, 296 en 2024Chine : 210 en 2000, 370 en 2024
Chine : 210 (2000) → 255 (2015) → plus de 370 (2024). États-Unis : 318 (2000) → 271 (2015) → 296 (2024). Les deux marines ne comptent pas leurs navires selon les mêmes règles : la comparaison porte sur des ordres de grandeur.
Pas de projection tracée. L’ONI prévoit 425 navires chinois en 2030, le Pentagone 435.
Depuis 2024. Le troisième porte-avions, le Fujian, premier à catapultes, entre en service le 5 novembre 2025, après des essais en mer commencés en mai 2024.
Frise A · projection mondiale
Frise de lecture de puissance
2000 → 2014 · marine régionale, aucune base
Vigilance
2019 → 2024 · une base, deux porte-avions
Vigilance
Frise B · atout naval et géographique dans le Pacifique occidental
Frise de lecture de puissance
2000 → 2009 · infériorité en nombre et en capacités
Vigilance
2014 · rattrapage
Neutre
2019 → 2024 · 1re marine en nombre, près de ses côtes
Atout
Ce que mesure l’indicateur
La capacité à agir loin de son territoire

Nombre de navires de combat de la marine chinoise, selon l’Office of Naval Intelligence américain, repris par le Congressional Research Service, puis par le Pentagone pour 2024 ; même périmètre que la fiche États-Unis. L’indicateur compte des coques, pas leur taille ni leurs capacités : une corvette compte autant qu’un porte-avions.

La projection dépend aussi des bases, des navires de ravitaillement, des sous-marins nucléaires et des alliances. Sur ces points, l’écart avec les États-Unis reste considérable : la Chine compte six sous-marins nucléaires d’attaque en 2024 selon le Pentagone, et un seul allié lié par un traité de défense, la Corée du Nord, depuis 1961.

Dans le Pacifique occidental, le rapport de forces dépend aussi de l’aviation, des missiles basés à terre, de la lutte anti-sous-marine, de l’espace, de la logistique et des alliés des États-Unis, au premier rang desquels le Japon. Le nombre de coques n’en donne qu’une partie.

Forme de présenceCas chinois, 2000-2024
Base permanenteDjibouti, depuis 2017 : implantation durable et soutien organisé
Accès portuaireReam, au Cambodge : quai agrandi avec l’aide de Pékin, utilisé par des navires chinois depuis décembre 2023 ; le Cambodge exclut toute base étrangère exclusive, sans fermer le port
Accord de sécuritéÎles Salomon, 2022 : accord dont le texte n’est pas public ; sa version provisoire divulguée prévoyait des escales et du ravitaillement de navires chinois
Déploiement prolongéGolfe d’Aden : flottilles d’escorte relevées sans interruption depuis décembre 2008
Une seule base officielle n’équivaut pas à une seule implantation possible.
La tendance lourde

Jusqu’en 2010, la marine chinoise est surtout côtière. Elle se modernise ensuite à un rythme sans équivalent : destroyers, frégates, navires d’assaut amphibie, porte-avions. Le premier, le Liaoning, est une coque soviétique rachetée à l’Ukraine et mise en service en 2012 ; le deuxième, le Shandong, est le premier construit en Chine, en 2019.

En décembre 2008, la Chine envoie pour la première fois des navires de guerre loin de ses côtes, contre la piraterie dans le golfe d’Aden. La base de Djibouti, en 2017, prolonge ce mouvement : elle soutient ces missions, et l’évacuation de ressortissants chinois en cas de crise.

La rupture

La rupture est en mer de Chine méridionale. À partir de 2013, la Chine gagne sur la mer environ 1,300 hectares, soit 13 km², sur des récifs des Spratleys, selon le CSIS, et y installe pistes, radars et missiles. Elle étend sa présence sans tirer un coup de feu.

Le Pacifique occidental est son théâtre proche. En 2012, Washington annonce que 60 % de sa flotte sera affectée au Pacifique d’ici 2020 ; mais l’US Navy, répartie entre l’Atlantique et l’Indo-Pacifique, doit y venir depuis l’autre côté de l’océan ; la Chine y combat à domicile, à portée de ses missiles et de ses avions basés à terre. C’est là que sa supériorité numérique compte le plus.

Pourquoi deux frises : Projection mondiale : Vigilance sur toute la période ; la projection lointaine existe, du golfe d’Aden à Djibouti, mais son ampleur, sa permanence et son soutien restent limités. Atout naval et géographique dans le Pacifique occidental depuis la fin des années 2010, quand la marine chinoise devient la première en nombre, à proximité de ses bases. Jugement : la Chine a acquis la capacité de contester les États-Unis près de ses côtes, pas celle d’opérer comme eux sur tous les océans ; le nombre de navires ne tranche pas à lui seul le rapport de forces régional.

Limite : la série ONI retenue est quinquennale jusqu’en 2020 ; le chiffre de 2024 vient du Pentagone.
Indicateur 3 sur 5
Dissuasion nucléaire : A · stock estimé d’ogives (FAS) ; B · ogives déployées et stocks en 2024
Après des décennies de dissuasion minimale, l’arsenal chinois a augmenté de plus de 70 % entre 2019 et le début de 2024.
500 ogives nucléaires environ au début de 2024 (estimation FAS), contre 290 en 2019 ; plus de 600 à la mi-2024 selon le Pentagone, avec sa propre définition
Environ 200 en 2006, 240 en 2010, 260 en 2015, 290 en 2019, 350 en 2020, 500 en 2024. La Chine ne publie aucun chiffre : contrairement à la fiche américaine, la série repose sur les estimations de la FAS, faites en début d’année, et non sur un stock officiel. Le Pentagone, dans son rapport de décembre 2024, évalue l’arsenal à plus de 600 ogives opérationnelles à la mi-2024, selon sa propre définition : cette estimation ne doit pas être confondue avec les ogives déployées du tableau B.
A · Stock estimé d’ogives nucléaires chinoises, 2006-2024 (FAS)
2000 2004 2009 2014 2019 2024 200 260 500
200 (2006) → 290 (2019) → 500 (2024). Estimations de la FAS et du Bulletin of the Atomic Scientists ; aucune estimation comparable retenue pour 2000.
Le Pentagone estime que la Chine dépassera 1,000 ogives opérationnelles d’ici 2030. Courbe grise : une hausse du stock n’est en soi ni un progrès ni un affaiblissement.
Depuis 2024. La FAS estime le stock chinois à environ 600 ogives en 2025. Le Pentagone, dans son rapport publié le 23 décembre 2025, le situe « dans le bas des 600 » à fin 2024, avec une production ralentie.
B · Ogives déployées et stock militaire en janvier 2024 (Federation of American Scientists)
Pays (2024)Ogives déployéesStock militaire
États-Unis1,7703,708
Russie1,7104,380
Chine24500
France280290
Royaume-Uni120225
Même tableau que la fiche États-Unis. Les ogives déployées sont montées sur des missiles ou présentes sur des bases opérationnelles ; le stock militaire comprend aussi les réserves. Pour la Chine, la quasi-totalité des ogives est stockée à part des missiles ; les 24 ogives déployées désignent un petit nombre d’ogives peut-être montées sur missiles en temps de paix, chiffre très incertain. Estimations FAS de janvier 2024, reprises par le SIPRI.
Frise de lecture de puissance
2000 → 2019 · dissuasion minimale, appréciation historique ; série FAS à partir de 2006
Atout
2024 · dissuasion élargie
Atout
Ce que mesure l’indicateur
Le nombre d’ogives, et ce qu’il ne dit pas

A : stock estimé d’ogives nucléaires chinoises, selon la Federation of American Scientists. B : ogives déployées et stocks des puissances nucléaires en 2024, avec la même méthode pour chaque pays. La dissuasion dépend aussi de la capacité des forces à survivre à une première frappe, de la diversité des vecteurs et de la doctrine.

Depuis son premier essai, en 1964, la Chine affirme une doctrine de non-emploi en premier : elle ne se servirait de l’arme nucléaire qu’en riposte. Elle est la seule puissance nucléaire reconnue à l’afficher sans condition.

La tendance lourde

Pendant quarante ans, la Chine se contente d’une dissuasion dite minimale : quelques centaines d’ogives, assez pour menacer de représailles, pas pour rivaliser avec Moscou ou Washington. Le stock progresse lentement, de 200 à 290 ogives entre 2006 et 2019.

La modernisation porte d’abord sur les vecteurs : missiles mobiles sur routes, sous-marins lanceurs d’engins de la classe Jin, puis bombardiers capables de lancer un missile balistique. La Chine dispose désormais d’une triade naissante, comme les États-Unis et la Russie.

La rupture

En 2021, des chercheurs américains découvrent par images satellites trois champs de silos en construction dans le nord de la Chine : environ 320 silos pour missiles intercontinentaux. Le stock passe de 290 ogives en 2019 à 500 en 2024 : la hausse la plus rapide de toutes les puissances nucléaires.

Les trois champs de silos découverts en 2021
XinjiangMongolieMer de ChineméridionalePékinHami~110 silosYumen~120 silosOrdos~90 silos
ChampLocalisationSilos
YumenGansu, désert du Gobi (nord)~120
HamiXinjiang (nord-ouest)~110
OrdosMongolie-Intérieure (nord)~90
Total~320
Silos en construction découverts en 2021 par le James Martin Center (Yumen), la Federation of American Scientists (Hami) et le China Aerospace Studies Institute de l’US Air Force (Ordos, près de la bannière de Hanggin). Une partie seulement serait chargée de missiles en 2024. Estimations FAS.

La Chine reste loin des deux premiers arsenaux. Mais pour la première fois, les États-Unis doivent penser leur dissuasion face à deux grandes puissances nucléaires, et la Chine refuse toute négociation de limitation, comme le montre le Pilier IV.

Pourquoi Atout sur toute la période : Position : environ 500 ogives au début de 2024, troisième arsenal du monde, loin derrière la Russie et les États-Unis. Dynamique : stock en hausse de plus de 70 % entre 2019 et le début de 2024. Jugement : trois choses sont à distinguer. La capacité de représailles existe dès 2000 : elle rend déjà une attaque nucléaire contre la Chine extrêmement risquée. L’expansion, en 2024, élargit cette dissuasion par le nombre et les vecteurs, sans que la quantité seule prouve une dissuasion plus efficace. Les risques, enfin, montent : course aux armements, incertitudes sur la doctrine.

Limite : aucune donnée officielle ; les estimations peuvent être révisées.
Indicateur 4 sur 5
Transferts d’armements : A · part chinoise des exportations mondiales d’armements majeurs ; B · part des importations (volume TIV, SIPRI, périodes de cinq ans)
Premier importateur d’armes du monde au début du siècle, la Chine n’est plus que le seizième.
5,9 % des exportations mondiales d’armements majeurs en 2020-2024 (SIPRI), quatrième exportateur, contre 43 % pour les États-Unis ; 63 % vers le Pakistan
A, exportations : 1,7 % en 2000-2004 (8e), 2 % en 2005-2009, 5 % en 2010-2014 (3e), 5,5 % en 2015-2019 (5e), 5,9 % en 2020-2024 (4e). B, importations : 14 % en 2000-2004 et 9 % en 2005-2009 (1re), 5 % en 2010-2014, 4,3 % en 2015-2019, 1,8 % en 2020-2024 (16e).
A · Exportations (trait plein) et B · importations (gris) d’armements majeurs, part mondiale (%)
2000-042005-092010-142015-192020-24
Exportations : 1,7 % puis 5,9 %Importations : 14 % puis 1,8 %
Chaque point couvre cinq ans ; les parts viennent des fiches successives du SIPRI, qui révise ses séries d’une édition à l’autre.
Frise A · exportations, levier d’influence
Frise de lecture de puissance
2000 → 2009 · exportateur marginal
Neutre
2014 → 2024 · 3e à 5e exportateur, clientèle concentrée
Neutre
Frise B · réduction du recours aux équipements étrangers
Frise de lecture de puissance
2000 → 2009 · 1er importateur, armes russes
Vigilance
2014 → 2024 · production nationale
Atout
Part des exportations d’armements majeurs, 2020-2024 (%, SIPRI)
5,9 Chine 7,8 Russie 9,6 France 43 États-Unis
Source : SIPRI, Trends in International Arms Transfers, mars 2025. Chine en bordeaux.
Ce que mesure l’indicateur
Qui vend des armes au monde, et qui en achète

A : part de la Chine dans le volume des transferts internationaux d’armements majeurs, mesurée par le SIPRI sur des périodes de cinq ans, comme pour les États-Unis. B : sa part dans les importations. Le SIPRI mesure un volume de matériels, pas une valeur monétaire.

Pour les États-Unis, l’exportation est un levier d’influence. Pour la Chine, la mesure qui compte d’abord est l’autre : le recul du recours aux armes étrangères, que le module B suit. La part mondiale des importations ne dit pas, à elle seule, quelle proportion de l’équipement chinois vient de l’étranger, ni quelles dépendances subsistent sur certains composants.

La tendance lourde

En 2000-2004, la Chine est de loin le premier importateur d’armes du monde, et 95 % de ses achats viennent de Russie : avions Su-27 et Su-30, destroyers Sovremenny, sous-marins Kilo. Vingt ans plus tard, elle n’est plus que seizième, avec 1,8 % des importations mondiales : son industrie produit l’essentiel de ses équipements.

Ses exportations progressent, mais restent concentrées. Le Pakistan reçoit 63 % des armes chinoises vendues en 2020-2024, loin devant la Serbie et la Thaïlande. La Chine livre 44 pays, contre 107 pour les États-Unis.

La rupture

Le volume chinois recule de 5,4 % entre 2015-2019 et 2020-2024. Les drones armés et les avions d’entraînement trouvent preneurs en Afrique et au Moyen-Orient ; les grands systèmes peinent à s’imposer hors des clients traditionnels, faute d’expérience au combat et de réseau de maintenance à l’échelle du monde.

Pourquoi Neutre (A), Vigilance puis Atout (B) : Position : quatrième exportateur, 5,9 % du total en 2020-2024 ; seizième importateur. Dynamique : exportations en hausse jusqu’en 2019, part des importations mondiales divisée par près de huit. Jugement : la production nationale occupe désormais une place centrale dans l’équipement chinois, sans que le recul des importations démontre une autonomie complète. Le Neutre de la frise A porte sur la diversification du levier d’influence, non sur la capacité industrielle d’exportation : quatrième exportateur, la Chine noue des relations militaires durables (maintenance, formation), mais d’abord avec un seul client, le Pakistan.

Limite : les parts anciennes viennent d’éditions successives du SIPRI, qui révise ses séries.
Indicateur 5 sur 5
Soutien industriel, une base mobilisable : A · part de la construction navale marchande mondiale (jauge brute livrée, CNUCED) ; B · capacités de construction observées
La Chine construit plus de la moitié des navires marchands du monde.
54,6 % de la jauge brute des navires marchands livrés dans le monde en 2024 (CNUCED), contre 0,04 % pour les États-Unis
A, construction navale marchande : 35,9 % en 2014, 35,0 % en 2019, 54,6 % en 2024, selon la même série que la fiche États-Unis. Corée du Sud : 28,0 % en 2024 ; Japon : 12,6 %. B : un document attribué à l’ONI (2023), cité par la presse spécialisée, situe la capacité globale des chantiers chinois à environ 232 fois celle des chantiers américains.
A · Part chinoise de la construction navale marchande mondiale, 2014-2024 (jauge brute livrée, %)
2014 2019 2024 35,9 % 35,0 % 54,6 %
35,9 % (2014) → 35,0 % (2019) → 54,6 % (2024). La série CNUCED retenue couvre 2014-2024 : c’est une observation sur dix ans.
La jauge brute livrée mesure un résultat commercial annuel, pas une capacité militaire : un porte-conteneurs n’est pas un destroyer.
Frise A · construction navale marchande
Frise de lecture de puissance
2000 → 2009 · hors de la série retenue
n/d
2014 → 2024 · premier constructeur, puis plus de la moitié du monde
Atout
B · Capacités de construction observées
DomaineMesureSource
Chantiers navalsEnviron 23 millions de tonnes par an, contre moins de 100,000 pour les États-Unis : un ratio d’environ 232 pour un. Le document ne précise publiquement ni la nature du tonnage ni les chantiers comparés ; c’est une illustration, pas une mesure de la production de navires de guerreDiapositive attribuée à l’ONI (2023), publiée par The War Zone en juillet 2023 ; source secondaire
Flotte de combatHausse nette de plus de 110 navires de combat entre 2015 et 2024 (entrées moins retraits)ONI, Pentagone
Porte-avionsUn construit en Chine et mis en service en 2019 ; un deuxième construit, en essais en mer, pas encore admis au service fin 2024 ; le premier porte-avions était une coque soviétiqueCSIS, Naval News
Une capacité de construction civile n’est pas une capacité de guerre : elle donne des compétences, des fournisseurs et des cales mobilisables. Les lignes ne s’additionnent pas.
Frise B · capacités de construction
Frise de lecture de puissance
2000 → 2019 · pas de série comparable
n/d
2024 · cadence sans équivalent
Atout
Construction navale marchande, 2024 (% de la jauge brute livrée, CNUCED)
0,04 % États-Unis 12,6 % Japon 28,0 % Corée 54,6 % Chine
Source : CNUCED, navires construits par pays, jauge brute ; même série que la fiche États-Unis. Chine en bordeaux.
Ce que mesure l’indicateur
Une base industrielle mobilisable, pas une endurance prouvée

Comme pour les États-Unis, l’indicateur ne mesure pas combien de temps la Chine pourrait combattre. Il examine une condition de la durée : la profondeur de son industrie maritime (A, CNUCED), et ce qu’elle permet de construire (B).

Une grande industrie navale civile fournit des soudeurs, des ingénieurs, des aciéries, des chantiers et des fournisseurs qu’on peut mobiliser. En Chine, plusieurs groupes construisent à la fois des navires marchands et des navires de guerre, parfois dans les mêmes chantiers.

La tendance lourde

La Chine devient le premier constructeur naval du monde à la fin des années 2000, devant la Corée du Sud et le Japon. En 2024, ses chantiers livrent plus de la moitié de la jauge mondiale. Le principal groupe, China State Shipbuilding Corporation, construit aussi les porte-avions, les destroyers et les sous-marins de la marine chinoise.

Cette profondeur explique le rythme de la flotte militaire : une hausse nette de plus de cent navires de combat en neuf ans. Les États-Unis, eux, construisent les navires de guerre les plus complexes du monde, mais lentement.

La rupture

La rupture est dans l’écart de capacité industrielle. Un document attribué à l’ONI en 2023 l’illustre par un ratio d’environ 232 pour un entre chantiers chinois et américains. Ce chiffre porte sur des capacités agrégées : il ne mesure ni la production de navires de guerre ni la vitesse de remplacement des pertes au combat.

Il inquiète pourtant Washington : dans un conflit prolongé, la capacité à remplacer les navires perdus compterait autant que la qualité des navires du premier jour.

Les limites existent aussi. La Chine n’a pas d’expérience récente du combat naval, et certaines technologies restent en retrait : moteurs d’avion, sous-marins silencieux. Sa base industrielle est profonde ; sa capacité à l’employer en guerre n’a jamais été mise à l’épreuve.

Pourquoi Atout (A et B) : Position : 54,6 % de la construction navale marchande mondiale en 2024, une capacité globale de chantiers d’environ 232 fois celle des États-Unis selon un document attribué à l’ONI. Dynamique : part en forte hausse depuis 2019. Jugement : la Chine dispose de la base industrielle navale la plus profonde du monde, l’atout qui manque le plus aux États-Unis ; une profondeur favorable au renouvellement et au soutien des forces, dont la mobilisation en conflit prolongé reste incertaine.

Limite : série CNUCED disponible depuis 2014 seulement ; le ratio de l’ONI vient d’un document interne rapporté par la presse.
Encadré

Le renseignement, une opacité. Aucun des cinq indicateurs ne mesure le renseignement chinois, et la Chine n’en publie aucun budget. Le principal service, le ministère de la Sécurité d’État, créé en 1983, mêle contre-espionnage et renseignement extérieur ; l’armée a ses propres services.

La loi sur le renseignement national de 2017 oblige toute organisation et tout citoyen à « soutenir, aider et coopérer » avec les services. C’est l’une des raisons de la méfiance occidentale envers les équipements chinois de télécommunication, examinée au Pilier IV. On ne peut pas comparer les budgets ni l’efficacité des services chinois et américains, faute de chiffres publiés. On peut en revanche comparer ce qu’ils font, à partir d’affaires documentées par plusieurs sources ; une accusation d’espionnage reste une accusation tant qu’elle n’est pas établie.

Encadré

Convertir la force : le cas des Spratleys. Une démonstration militaire n’est pas un résultat. Le cas de la mer de Chine méridionale permet de séparer les deux.

ObjectifAffermir les revendications chinoises sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale
MoyensEnviron 1,300 hectares gagnés sur sept récifs des Spratleys à partir de 2013 ; pistes, radars, missiles ; garde-côtes et milice maritime
Résultat observableContrôle matériel des récifs et présence permanente : les îles construites restent
RésistanceSentence arbitrale du 12 juillet 2016 en faveur des Philippines, que Pékin rejette ; patrouilles américaines de liberté de navigation ; heurts avec les navires philippins autour du récif de Second Thomas en 2023 et 2024
LimitesAucune reconnaissance juridique ; les Philippines ouvrent aux forces américaines quatre sites de plus en 2023, neuf au total

Même lecture pour Taïwan : les exercices d’encerclement s’intensifient, mais l’objectif politique n’avance pas. En janvier 2024, les électeurs taïwanais élisent Lai Ching-te, le candidat que Pékin combattait.

Synthèse trajectoire 25 ans

Trois mouvements : le rattrapage, la mer, la démonstration

Trois mouvements
Premier mouvement · 2000-2008
Le rattrapage

La Chine achète russe : premier importateur d’armes du monde en 2000-2004, elle reçoit avions, destroyers et sous-marins. Son budget militaire double en volume en cinq ans. Sa marine reste côtière, son arsenal nucléaire minimal.

En décembre 2008, ses navires de guerre partent pour la première fois loin de leurs côtes, contre la piraterie dans le golfe d’Aden.

Deuxième mouvement · 2009-2016
La mer

Deuxième budget militaire du monde, la Chine met en service son premier porte-avions en 2012 et crée des îles artificielles en mer de Chine méridionale à partir de 2013. En 2015-2016, Xi Jinping réduit les effectifs de 300,000 soldats et réorganise l’armée en cinq commandements de théâtre.

En 2016, elle rejette la sentence arbitrale sur la mer de Chine méridionale, et garde les îles construites.

Troisième mouvement · 2017-2024
La démonstration

Première base à l’étranger en 2017, première marine du monde par le nombre vers 2020, arsenal nucléaire en hausse de plus de 70 % entre 2019 et le début de 2024. En août 2022, après la visite de Nancy Pelosi, l’armée chinoise encercle Taïwan pour la première fois ; les exercices se répètent en 2023 et deux fois en 2024.

Mais l’armée n’a pas mené de guerre de grande ampleur depuis l’attaque contre le Viêt Nam en 1979. Les combats se prolongent sur cette frontière jusqu’à la fin des années 1980, et un accrochage naval l’oppose au Viêt Nam aux Spratleys en mars 1988 ; depuis, l’APL n’a aucune expérience d’une guerre interarmées comparable à celles auxquelles elle se prépare.

Le seul affrontement meurtrier de la période, dans la vallée de Galwan face à l’Inde en juin 2020, se fait sans armes à feu ; Pékin reconnaît quatre morts. En 2023, le ministre de la Défense Li Shangfu est limogé, et plusieurs chefs de la force des missiles sont écartés : la modernisation se fait sous surveillance politique.

Phrase pivot

Distinguer accumulation et projection conduit à ce diagnostic : la Chine a accumulé, en vingt-cinq ans, le deuxième budget militaire du monde, la première marine en nombre et la base industrielle navale la plus profonde ; elle en concentre l’essentiel sur son environnement régional, avec une projection lointaine encore limitée. Sa conversion de la force en résultats passe par la pression, sous le seuil de la guerre :

Un
Accumuler
Réussi : deuxième budget, première marine en nombre, arsenal nucléaire en forte hausse.
Deux
Projeter
Limité : une base à l’étranger, un allié par traité, une marine qui compte d’abord près de ses côtes.
Trois
Convertir
Sous le seuil de la guerre : contrôle matériel des récifs, sans reconnaissance juridique ; pression sur Taïwan, sans progrès de l’objectif politique.
La puissance américaine se mesure à ce qu’elle peut déployer partout. La puissance chinoise, à ce qu’elle peut empêcher près de chez elle.

Les deux trajectoires ne sont pas symétriques : les États-Unis disposent d’alliances, de bases et d’une expérience récente du combat que la Chine n’a pas ; la Chine dispose d’une profondeur industrielle et d’une proximité du théâtre que les États-Unis n’ont pas dans le Pacifique occidental.

Projection 2025-2035
Depuis 2024. Le porte-avions Fujian entre en service le 5 novembre 2025. Le 3 septembre 2025, le défilé militaire de Pékin montre de nouveaux missiles, drones et armes nucléaires, en présence de Vladimir Poutine et de Kim Jong-un. Fin décembre 2025, l’exercice « Justice Mission-2025 » encercle de nouveau Taïwan. La FAS estime le stock nucléaire à environ 600 ogives en 2025.

Deux projections publiées encadrent la décennie : le Pentagone prévoit plus de 1,000 ogives chinoises en 2030, et entre 425 et 435 navires de combat selon les sources.

Trajectoire 1

Dans une première trajectoire, la Chine poursuit son accumulation sans combattre : la pression autour de Taïwan et en mer de Chine méridionale augmente, la dissuasion américaine tient, et aucun des deux pays ne prend le risque d’un affrontement direct.

Trajectoire 2

Dans une deuxième trajectoire, plus favorable à Pékin, sa supériorité navale régionale et ses missiles rendent toute intervention américaine près de ses côtes trop coûteuse. Sans guerre, la Chine obtient ce qu’elle cherche : que ses voisins tiennent compte de sa puissance avant de décider.

Trajectoire 3

Dans une troisième trajectoire, une crise autour de Taïwan dégénère. L’armée chinoise, sans expérience récente d’une guerre interarmées, doit conduire une quarantaine, un blocus ou, dans le cas extrême, l’une des opérations amphibies les plus complexes de l’histoire moderne. Sa base industrielle compterait alors autant que ses premiers navires, et l’absence d’alliés plus que jamais.

La question décisive n’est pas de savoir si la Chine peut construire plus de navires que les États-Unis : elle le fait. C’est de savoir comment elle emploierait ces moyens dans une guerre interarmées de grande ampleur, sans expérience récente comparable.

Les seuils des indicateurs de bascule ci-dessous sont des repères de suivi SAPERE, pas des seuils établis.

Chaque ligne sépare ce qui renforcerait la capacité militaire chinoise et ce qui la limiterait ou ferait monter le risque. Les deux peuvent coexister : un renforcement chinois n’est pas une bonne nouvelle pour la stabilité régionale.

Cinq indicateurs de bascule à surveiller jusqu’en 2030
1
Arsenal nucléaire

Le stock chinois dépasse-t-il 1,000 ogives avant 2030, comme le prévoit le Pentagone ?

Renforcement de capacité
Stock au-delà de 1,000 ogives, avec des forces plus survivables et un commandement fiable : silos chargés, sous-marins plus discrets.
Limites et risques
Mise en alerte d’une partie de l’arsenal, abandon de fait du non-emploi en premier, course aux armements avec Washington.
2
Implantations extérieures

Les accès des navires chinois à l’étranger deviennent-ils permanents : escales fréquentes, ravitaillement garanti, stocks prépositionnés, liberté d’accès en crise ?

Renforcement de capacité
Escales et ravitaillement réguliers dans plusieurs ports, accès maintenus en crise, avant même une deuxième base officielle.
Limites et risques
Accès limités ou conditionnels par les pays hôtes, maintien d’une seule base officielle.
3
Taïwan

Les exercices d’encerclement deviennent-ils plus fréquents ou plus longs, au point de ressembler à un blocus ?

Renforcement de capacité
Capacité à prolonger et coordonner la pression, sans atteindre nécessairement l’objectif politique.
Limites et risques
Contrôles de navires, quarantaine douanière, blocus, incidents avec des navires étrangers.
4
Contrôle politique de l’armée

Les purges dans la hiérarchie militaire se poursuivent-elles après 2024 ?

Renforcement de capacité
Stabilité des commandements, nominations durables.
Limites et risques
Nouveaux limogeages au sommet de l’armée, signe de défiance du pouvoir envers sa propre hiérarchie.
5
Budget

La dépense militaire continue-t-elle de croître en volume, et franchit-elle 2 % du PIB selon le SIPRI ?

Renforcement de capacité
Hausse en volume poursuivie, sous ou au-delà de 2 % du PIB.
Limites et risques
Ralentissement en volume si la croissance faiblit ; passage au-delà de 2 % sous l’effet d’une crise ou d’un PIB ralenti.
Signature

La Chine a bâti une puissance militaire majeure, concentrée sur son environnement régional.

Sa capacité à contester une intervention près de ses côtes est mieux établie que sa capacité à soutenir une guerre lointaine et prolongée.


En savoir plus sur SAPERE

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire

Défiler vers le haut