Le Thermomètre du Monde, Indicateur 2 · Fragmentation économique · Avril 2026 · SAPERE
THERMOMÈTRE
DU MONDE
Avril 2026  ·  Indicateur 2 / 5

Un indice géopolitique annuel de stabilité internationale.

Cinq indicateurs structurants, un tous les deux mois. Chacun mesure une dimension du risque systémique mondial : militaire, économique, énergétique, technologique, sociétale. Ensemble, ils composent la note annuelle du Thermomètre du Monde.

La fin du commerce heureux

Quand acheter à l’étranger devient un risque politique.

Pendant trente ans, le monde a fonctionné sur une idée simple : acheter là où c’est le moins cher, vendre partout où c’est possible, et faire confiance au commerce pour maintenir la paix. L’Europe achetait son gaz en Russie. Les États-Unis fabriquaient leurs téléphones en Chine. En avril 2026, cette logique ne se fissure plus : elle se fracture. Le commerce mondial ne s’effondre pas. Il se réarme. Les échanges ne disparaissent pas : ils se rangent. Chaque flux choisit désormais son camp.

Indicateur
Fragmentation économique
Note avril 2026
4 / 5
Niveau
Fragmentation avancée
Prochain indicateur
Juin 2026, énergie & ressources
4 / 5
Diagnostic structurel · Avril 2026 · Hausse d’un niveau depuis janvier 2026
Fragmentation avancée
  • Cinq dimensions franchissent le seuil du niveau 4
  • Trois sorties unilatérales majeures en soixante jours
  • Le passage au niveau 5 exige que deux verrous structurels cèdent ensemble

Cinq signaux au rouge. Trois verrous encore actifs.

Le système ne grince plus, il se déchire sur plusieurs lignes simultanées. Le passage au niveau 5 n’est pas automatique : il exigera qu’au moins deux verrous structurels cèdent ensemble.

Dimension Indicateur clé Seuil niveau 4 Statut · Avril 2026
Commerce bilatéral Contraction des échanges États-Unis-Chine sur 12 mois consécutifs Recul > 20 % sur l’année Contraction de ~25 % sur 2025, -11 % sur jan.-fév. 2026 (CNUCED)
Tarifs douaniers Taux effectifs moyens États-Unis sur importations chinoises > 50 % Taux effectifs > 100 % sur plusieurs catégories (Tax Foundation 2026)
Dollar & SWIFT Part du dollar dans les réserves mondiales et transactions alternatives (yuan numérique) Yuan numérique > 2,000 Mds$ transactions 2,800 Mds$ transactions cumulées yuan numérique (BRI 2026)
Blocs industriels Production captive de biens stratégiques dans chaque bloc (puces, batteries, médicaments) > 30 % de production captive par bloc CHIPS Act US + IRA : production domestique en forte hausse, découplage engagé
Gouvernance OMC Fonctionnement de l’organe de règlement des différends de l’OMC Blocage effectif de l’arbitrage multilatéral Organe d’appel paralysé depuis 2019, décisions unilatérales systématiques
Sortie SWIFT Retrait officiel d’un grand pays du système bancaire SWIFT Sortie effective d’une économie du G20 Non : sanctions ciblées mais aucune sortie totale d’un grand pays
Retrait OMC Retrait officiel d’une grande puissance de l’OMC Dépôt d’une notification de retrait Non : menaces verbales, aucune notification formelle déposée
Standards technologiques Incompatibilité des standards entre les deux blocs (internet, cloud, IA, télécoms) Incompatibilité technique totale sur au moins 2 domaines Divergence avancée mais interopérabilité partielle encore maintenue
Signal au rouge (seuil franchi) Verrou encore actif

Ce que les prix à la pompe ne racontent pas.

La fragmentation économique ne se lit pas dans les cours boursiers du jour. Elle se lit dans les flux qui se redirigent, les blocs qui se forment, les règles qui disparaissent.

~170 milliards de dollars de commerce bilatéral évaporés en 2025 CNUCED · Trade Statistics 2026

Un quart du commerce bilatéral États-Unis-Chine s’est contracté en un an.

Sur l’ensemble de 2025, le commerce bilatéral s’est contracté d’environ un quart. Sur les deux premiers mois de 2026, les exportations chinoises vers les États-Unis reculent encore de 11 %. C’est la plus forte contraction commerciale entre deux grandes puissances depuis les années 1930, sans crise financière ni pandémie comme déclencheur. La cause est entièrement politique.

Pour la première fois depuis la crise Lehman de 2008, un choc commercial majeur est de nature politique, sans cause sanitaire ni financière sous-jacente.

2,800 milliards de dollars de transactions en yuan numérique BRI · 2026

Le yuan numérique a franchi le seuil des 2,800 milliards. Le dollar n’est plus l’unique option.

Le e-CNY (yuan numérique) a dépassé 2,800 milliards de dollars de transactions cumulées. Ce n’est pas encore un rival du dollar dans les réserves mondiales. Mais c’est une infrastructure alternative fonctionnelle pour les pays qui souhaitent commercer sans passer par SWIFT. Chaque sanction américaine accélère son adoption.

>100 % taux effectifs américains sur certaines importations chinoises Tax Foundation · 2026

Des droits de douane à plus de 100 % sur certains secteurs. La guerre tarifaire est devenue guerre commerciale.

Les taux effectifs dépassent 100 % sur plusieurs catégories de produits chinois. Ce n’est plus une mesure de pression : c’est une barrière d’exclusion. Certains biens ne peuvent plus économiquement rentrer sur le marché américain. La Chine a riposté par des contrôles à l’exportation sur les minerais stratégiques et des restrictions ciblées sur les entreprises américaines opérant sur son territoire.

35 T$ volume du commerce mondial en 2025 (marchandises + services) OMC · World Trade Statistics 2025

Le commerce mondial ne s’effondre pas. Il se réorganise en blocs.

L’équivalent de 11 fois le PIB français transite chaque année par les frontières du monde. Ce chiffre ne baisse pas : il se redirige. La Chine quadruple sa part mondiale en 25 ans (3,9 % à 15,9 %). Les États-Unis reculent en parts relatives (12,1 % à 8,5 %) mais doublent en valeur absolue. Ce déplacement du centre de gravité est la mécanique profonde que les tarifs douaniers de 2026 tentent de contrarier.

3 sorties unilatérales majeures d’accord multilatéral en 60 jours OPEP+ · 2026

Les Émirats quittent l’OPEP+. Le Japon abroge son interdiction d’exporter des armes létales.

En soixante jours : les Émirats arabes unis quittent l’OPEP+ le 1er mai. Le Japon abroge l’interdiction d’exporter des armes létales qui tenait depuis 1947. Et le détroit d’Ormuz, par lequel passait un cinquième du pétrole mondial, voit son trafic s’effondrer de 95 %. Trois ruptures institutionnelles en deux mois. Chacune était impensable il y a cinq ans. Ensemble, elles décrivent une accélération de la désintégration de l’ordre multilatéral.

L’économie n’est plus un terrain de coopération. C’est un champ de bataille géopolitique. Chaque flux choisit désormais son camp.

Lecture SAPERE · Indicateur économique avril 2026

La mondialisation ne meurt pas. Elle se biolarise.

La fragmentation de 2026 n’est pas un effondrement. C’est une réorganisation. Les flux continuent, mais ils se rangent dans des blocs qui ne se font plus confiance.

01

Les tarifs comme arme d’exclusion, pas de négociation.

À plus de 100 % sur certaines catégories, les droits de douane américains ne sont plus une invitation à négocier. Ils sont une barrière d’exclusion. L’objectif n’est pas de collecter des recettes douanières : c’est de découpler les chaînes industrielles. La Chine répond par des contrôles à l’exportation sur les minerais stratégiques, par des restrictions ciblées sur les entreprises américaines et par la redirection de ses exportations vers l’Europe et le Sud global.

La BCE documente la redirection des exportations chinoises vers la zone euro depuis 2025 : les volumes augmentent, les prix baissent, les secteurs industriels européens se retrouvent pris en tenaille entre les deux blocs.

À surveiller : si l’Union européenne adopte des mesures de sauvegarde contre les exportations chinoises redirigées, la fragmentation s’étend à un troisième axe.
02

L’architecture financière se dédouble.

Le dollar reste la monnaie de réserve dominante avec près de 57 % des réserves mondiales fin 2025. Mais ce chiffre baisse régulièrement depuis dix ans, et l’infrastructure alternative s’est considérablement renforcée. Le yuan numérique, les accords bilatéraux en monnaies locales entre pays du Sud, les tentatives de BRICS+ de créer un instrument de règlement alternatif : aucun ne remplace le dollar à court terme. Ensemble, ils réduisent la dépendance et l’influence américaine sur le système financier mondial.

La sanction est l’arme qui a construit cette architecture alternative. Chaque exclusion de SWIFT a accéléré la recherche de contournements. Washington a armé sa monnaie, et ses adversaires ont construit des boucliers.

À surveiller : toute sortie officielle d’un membre du G20 du système SWIFT constituerait le seuil du niveau 5.
03

La souveraineté industrielle comme nouvelle doctrine universelle.

Le CHIPS Act américain. Le règlement européen sur les semi-conducteurs. Les politiques industrielles chinoises « Made in China 2025 » et « dual circulation ». La politique d’autosuffisance alimentaire indienne. En 2026, presque toutes les grandes économies ont adopté des politiques de souveraineté industrielle sur leurs secteurs stratégiques. Ce n’est plus une déviation nationaliste : c’est devenu la norme.

Le libre-échange reste le discours officiel de toutes les négociations multilatérales. La réalité industrielle s’en éloigne à grande vitesse. L’OMC organise des négociations que ses membres contournent systématiquement par des accords bilatéraux, des subsidies ciblées et des contrôles à l’exportation.

À surveiller : la part de production captive dans les secteurs stratégiques. Au-delà de 40 % dans chaque bloc, le découplage devient structurellement irréversible.
Angle mort

La discussion sur la fragmentation se concentre sur les États-Unis et la Chine. Elle sous-estime le rôle des pays du Sud global comme arbitres du nouveau système. L’Inde, l’Indonésie, le Brésil, l’Afrique du Sud refusent de choisir un camp et profitent des deux. Ce « tiers-bloc » non aligné représente plus de 40 % de la population mondiale et une fraction croissante du commerce mondial. Sa cohésion (ou son fractionnement) déterminera si la fragmentation produit deux blocs ou un système multipolaire plus complexe.

Prise en tenaille entre deux logiques incompatibles.

La France est simultanément alliée des États-Unis dans l’OTAN, partenaire commercial majeur de la Chine, et membre d’une Union européenne qui cherche à définir une troisième voie. Cette triangulation devient de plus en plus difficile à tenir.

Position 01
4e
Économie mondiale (PIB nominal 2025)
La France reste une puissance commerciale de premier rang, mais son poids relatif décline face aux émergents. Les exportations françaises vers la Chine ont représenté ~60 Mds€ en 2024 : un marché qu’elle ne peut pas se permettre de perdre.
Position 02
35 %
Part de l’UE dans les exportations françaises
Le marché unique européen reste le premier débouché français. La politique commerciale commune de l’UE contraint les marges de manoeuvre nationales : Paris ne peut pas négocier seul avec Washington ni avec Pékin sur les droits de douane.
Position 03
3e
Cible des exportations chinoises redirigées en Europe
La redirection des exportations chinoises vers l’Europe (documentée par la BCE) frappe d’abord les secteurs industriels français : automobile, chimie, équipements électriques. La compétition prix s’intensifie dans des secteurs déjà sous tension.
Vulnérabilités documentées

Dépendance aux chaînes chinoises dans l’industrie automobile

L’industrie automobile française dépend de composants (batteries, électronique, matériaux) produits en Chine ou avec des matières premières chinoises. La montée en puissance des véhicules électriques chinois sur le marché européen menace simultanément les parts de marché et les emplois industriels. Les droits de douane européens adoptés en 2024-2025 n’ont pas encore résolu la dépendance structurelle.

Exposition aux tarifs américains dans l’agroalimentaire et le luxe

Les exportations françaises vers les États-Unis (vins, spiritueux, produits laitiers, mais aussi aéronautique via Airbus) restent exposées à des représailles tarifaires américaines dans le cadre des tensions commerciales transatlantiques. La trêve du conflit Airbus-Boeing reste fragile.

La France cherche une autonomie stratégique européenne qui lui permettrait de ne pas choisir entre Washington et Pékin. Mais cette troisième voie suppose une cohésion européenne sur la politique commerciale que les divergences entre États membres (les pays d’Europe centrale et orientale alignés sur Washington, l’Allemagne tiraillée par ses intérêts industriels en Chine) rendent difficile à construire.

Le Thermomètre peut baisser. Il peut monter.

Cinq dimensions au rouge, trois sorties unilatérales en soixante jours, un détroit stratégique fermé. La trajectoire est claire : chaque cassure sectorielle rapproche le point de bascule vers le niveau 5.

Retour vers 3 / 5
Scénario de désescalade
Un accord commercial partiel entre Washington et Pékin (réduction des tarifs sur certaines catégories). La réactivation effective de l’organe d’appel de l’OMC. Une stabilisation du trafic à Ormuz permettant la reprise des flux normaux. Une désescalade des contrôles à l’exportation mutuels sur les biens stratégiques.
Probabilité à 12 mois : faible. Chaque partie a investi politiquement dans la confrontation commerciale.
Maintien du 4 / 5
Scénario central
Les flux continuent mais dans des canaux de plus en plus politisés. Les blocs industriels se consolident. L’OMC reste paralysée. Les pays du Sud global naviguent entre les deux pôles. La fragmentation avancée s’installe comme état semi-permanent du système commercial mondial.
Probabilité à 12 mois : élevée. La logique de confrontation a sa propre inertie.
Passage au niveau 5
Scénario de rupture
Sortie officielle d’un grand pays du système SWIFT. Retrait officiel d’une grande puissance de l’OMC. Incompatibilité totale des standards technologiques entre les deux blocs (internet, cloud, IA). Effondrement durable du commerce bilatéral États-Unis-Chine au-delà d’un quart sur deux trimestres consécutifs.
Niveau 5 = fragmentation irréversible. Le système commercial mondial se divise en deux blocs étanches.

Quatre-vingts ans d’allers-retours entre intégration et fragmentation.

Chaque époque a son propre dosage. Avril 2026 marque le retour au niveau le plus haut depuis la guerre froide, mais avec une nouveauté : la rupture n’est plus idéologique, elle est technologique et industrielle.

1945–1989
3/5
Deux mondes étanches
Bretton Woods, GATT, blocs en formation. Guerre froide : deux marchés séparés, COCOM contrôlant les exportations technologiques. Mais chaque bloc fonctionnait en autarcie relative.
1989–2008
1/5
Pic de mondialisation
Chute du Mur, OMC (1995), entrée de la Chine (2001). Âge d’or : le commerce mondial est multiplié par 5,5 en vingt-cinq ans. Interdépendance maximale, dépendances invisibles.
2008–2024
2–3/5
Premières fissures
Crise financière, Trump 1 (2018), Covid, Ukraine. Derisking progressif. Les dépendances sont cartographiées mais les flux restent majoritairement ouverts. Le discours libre-échangiste survit aux pratiques protectionnistes.
2025–2026
4/5
Fragmentation avancée
Tarifs supérieurs à 100 %, commerce bilatéral US-Chine en contraction de 25 %, Ormuz fermé, Japon réarmé, Émirats hors OPEP+. La rupture n’est plus idéologique : elle est industrielle, technologique et financière.

Ce que dit l’histoire longue : les périodes de mondialisation profonde ont toujours été suivies de replis. Ce qui est nouveau en 2026, c’est la vitesse de la transition et le fait que les deux premiers acteurs mondiaux sont simultanément en compétition sur tous les domaines : commercial, technologique, financier, militaire.

Si la fragmentation se stabilise

Si un accord commercial partiel États-Unis-Chine se matérialise avant fin 2027 et si l’OMC retrouve une capacité d’arbitrage minimale, l’indicateur revient vers 3 / 5. La fragmentation avancée cède la place à une rivalité structurelle gérée, comme la guerre froide économique tardive.

Si les verrous sautent

Si un grand pays sort officiellement de SWIFT ou de l’OMC, ou si les standards technologiques deviennent totalement incompatibles entre les deux blocs, l’indicateur atteint 5 / 5. Le système commercial mondial se divise définitivement en deux. Le retour en arrière devient techniquement et politiquement quasi impossible.

Le commerce mondial ne s’effondre pas. Il se réarme. Plus une préparation à la rupture : déjà une fragmentation avancée.

Sources et références

OMC, World Trade Statistics 2025. CNUCED, statistiques commerciales 2026. Tax Foundation, suivi des tarifs douaniers 2026. FMI, COFER (réserves de change). Banque des règlements internationaux, yuan numérique. Penn Wharton, Effective Tariff Rates mars 2026. ING Research, choc tarifaire américain 2025-2026. BCE, redirection des exportations chinoises vers la zone euro. Rhodium Group, China and the Future of Global Supply Chains 2025. Andaman Partners, The Rise and Global Impact of China’s Exports, septembre 2025.

Analyse complète
En résumé
Thermomètre du Monde
Thermomètre du Monde · Indicateur 2 · 4 / 5 1 4 5 4 sur 5
Avril 2026 · Fragmentation
économique
La fin du commerce heureux
Fragmentation avancée
Le commerce mondial ne s’effondre pas. Il se réarme. Les échanges ne disparaissent pas : ils se rangent. Chaque flux choisit désormais son camp.

Pendant trente ans, le monde a fonctionné sur une idée simple : acheter là où c’est le moins cher, vendre partout où c’est possible, et faire confiance au commerce pour maintenir la paix. En avril 2026, cette logique ne se fissure plus : elle se fracture. Les exportations chinoises vers les États-Unis reculent de 11 % sur les deux premiers mois de l’année. Le commerce bilatéral s’est contracté d’environ un quart sur 2025, soit près de 170 milliards de dollars évaporés.

Cinq dimensions franchissent simultanément le seuil du niveau 4. Les tarifs dépassent 100 % sur certaines catégories d’importations chinoises. Le yuan numérique dépasse 2,800 milliards de dollars de transactions. Les Émirats quittent l’OPEP+. Le Japon abroge son interdiction d’exporter des armes létales. L’organe d’appel de l’OMC reste paralysé. Trois sorties unilatérales majeures en soixante jours. Trois verrous tiennent encore : aucun grand pays n’est sorti de SWIFT, aucune puissance n’a déposé de notification de retrait de l’OMC, les standards technologiques restent partiellement interopérables.

Le Thermomètre atteint 4 / 5, le niveau le plus élevé depuis la guerre froide. Le passage au niveau 5 exige que deux verrous structurels cèdent ensemble. Aucun de ces seuils n’est encore franchi. Mais la trajectoire est claire : chaque cassure sectorielle rapproche le point de bascule.

Commerce bilatéral
-25 %
contraction du commerce États-Unis-Chine en 2025 : environ 170 Mds$ évaporés (CNUCED)
Tarifs douaniers
>100 %
taux effectifs américains sur certaines importations chinoises : barrière d’exclusion, plus de négociation
Yuan numérique
2,800 Mds$
transactions cumulées : infrastructure alternative à SWIFT fonctionnelle pour les pays hors dollar
Sorties unilatérales
3 en 60 j.
Émirats hors OPEP+, Japon réarmé, Ormuz fermé à 95 % : trois ruptures institutionnelles simultanées
Sortie SWIFT
Verrou actif
aucun grand pays n’est sorti officiellement du système bancaire SWIFT : verrou encore actif
Retrait OMC
Verrou actif
aucune grande puissance n’a déposé de notification officielle de retrait de l’OMC
Signal au rouge : seuil de niveau 4 franchi
Verrou encore actif : niveau 5 non atteint
Prochain · Juin 2026 · Indicateur 3

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