Veille Citoyenne : Alerte n°1 sur la Programmation Pluriannuelle de l'Energie

Mise à jour du 18 juillet 2025
Fiche d’analyse – Alerte n°1 : Décret PPE
Alerte N°1 • Environnement & Énergie

Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE)

Publication anticipée et affaiblissement des objectifs climatiques

Mars 2025

Décision clé : le décret n°2025-498

Publication anticipée du Décret n°2025-498 fixant la 3ᵉ Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) pour la période 2025–2035. Ce décret est intervenu sans finalisation du processus parlementaire.

Révision des ambitions :

Filière Objectif initial Nouvel objectif (Décret)
Solaire 100 GW 70 GW
Éolien terrestre 50 GW 37 GW
Nucléaire Maintien de 50 % du mix énergétique

Changement de formulation : Les objectifs sont désormais définis comme des « ambitions vers lesquelles tendre », perdant leur caractère contraignant.

Ministère impliqué

  • Transition énergétique : Agnès Pannier-Runacher

Enjeux stratégiques

  • Orientation nationale : Définition du mix énergétique français pour la prochaine décennie.
  • Investissements : Impact direct sur les volumes publics et privés dans les ENR et infrastructures.
  • Émissions : Détermination des trajectoires nationales de décarbonation.

Légalité

  • Conformité formelle : Le décret est formellement légal.
  • Critiques : Publication anticipée dénoncée pour son manque de transparence démocratique. Avis du Conseil d’État sollicité.

Contreparties

  • • Aucune exigence de contribution financière compensatoire imposée aux bénéficiaires.
  • • Clauses de revoyure sans mécanismes de sanction en cas de non-respect.

Principaux bénéficiaires

  • Filières historiques : Nucléaire (EDF, Framatome) et Gaz (Engie).
  • Industries lourdes : Flexibilité accrue face aux exigences de décarbonation.

Impact négatif : Les PME et initiatives citoyennes du solaire et de l’éolien sont pénalisées par l’abaissement des ambitions.

Risques identifiés

Climatique : Fragilisation de la trajectoire de neutralité carbone 2050 et du Pacte Vert.

Industriel : Découragement des investissements dans les ENR et risque de décrochage technologique.

Budgétaire : Dépendance prolongée aux importations énergétiques pesant sur la balance commerciale.

Gouvernance : Vulnérabilité juridique et affaiblissement de la légitimité du processus décisionnel.

Influences

  • Stéphanie Ferracci : Ex-députée passée par Engie.
  • Thomas Armand : Ex-DGEC, désormais chez Framatome.
  • Lobbying : Contestation forte par Greenpeace et le Réseau Action Climat.

Réactions

Écologistes : Dénonciation d’une « capitulation » face aux lobbys.

LR / Renaissance : Saluent une stratégie « réaliste » et « pragmatique ».

Médias : De la « contradiction » (Le Monde) au « pragmatisme » (Les Échos).

Vigilance citoyenne : recommandations

  • Analyse Approfondie : Examiner le texte intégral du décret et ses annexes sectorielles détaillées.
  • Suivi Juridique : Surveiller les recours éventuels déposés devant le Conseil d’État.
  • Transparence : Vérifier les déclarations d’intérêt des rédacteurs via la HATVP.
  • Mobilisation : Soutenir les associations défendant les filières d’énergies renouvelables.

Sources de référence

  • vie-publique.fr
  • legifrance.gouv.fr
  • Réseau Action Climat
  • Greenpeace France
  • Novethic
  • Contexte Énergie
  • HATVP
  • Conseil d’État

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