Energie

Repère, Trajectoire de Puissance

États-Unis d’Amérique Pilier 5 : Énergie et ressources

2019 : pour la première fois depuis 1952, les États-Unis exportent sur une année plus d’énergie qu’ils n’en importent. Le schiste a renversé une dépendance que tous les présidents promettaient de réduire depuis les chocs pétroliers. Mais au moment où le pétrole cesse d’être un souci, une autre question se pose. Ce cinquième épisode suit vingt-cinq ans d’énergie et de ressources américaines.

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Suisse cover Forces & Failles
Les Forces & Les Failles

Les Forces & les Failles de la Suisse

Premier inventeur du monde, finances saines, franc refuge : la Suisse encaisse les chocs mieux que presque tous. Mais plus de la moitié de ses exportations hors or partent vers l’Union européenne, son ciel attend des avions américains et son énergie vient du dehors. Un pays invulnérable ? Résilient sous contrainte : 3,8 sur 5.

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Chine à bas bruit
A bas bruit, Repère

Chine : La forteresse à guichets

La Chine ne supprime pas ses dépendances : elle choisit celles qu’elle accepte. Elle rationne les puces Nvidia qu’on lui vend, fait rouler ses voitures à l’électricité et pose des rails jusqu’en Ouzbékistan. Reste une question que ses dirigeants n’abordent jamais : en protégeant sa puissance d’aujourd’hui, Pékin sacrifie-t-il une part de sa prospérité de demain ?

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Chine Pilier 1 : Économie et finance : illustration de couverture
Trajectoire de Puissance, Repère

Chine Pilier 5 : Énergie et ressources

22 septembre 2020. Devant la 75ème Assemblée générale des Nations unies, retransmise en visioconférence depuis Pékin, Xi Jinping prend la parole. En sept minutes calmes, il annonce ce que les négociateurs climatiques attendaient depuis vingt ans : la Chine atteindra le pic de ses émissions avant 2030, puis la neutralité carbone en 2060. C’est la plus grande promesse climatique jamais faite par un État. Quatre ans plus tard, la Chine a installé 1,408 gigawatts de capacité solaire et éolienne, davantage que les États-Unis, l’Union européenne et l’Inde réunis, tout en consumant 35 % du charbon mondial, en émettant 32 % des CO2 planétaires, et en important 11,1 millions de barils de pétrole par jour. Le plus grand pollueur de l’histoire et le pionnier mondial de la transition énergétique sont le même pays. Cinq indicateurs racontent cette dialectique sans équivalent historique.

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Guerre Iran-Israel-Etats-Unis 2026 -
Série Iran 2026

Série Iran : 1973-2026 : Deux chocs. Pas les mêmes victimes

En 1973, les files d’attente aux stations-service américaines traumatisaient l’Occident.En 1973, les files d’attente aux stations-service américaines traumatisaient l’Occident. En 2026, la fermeture d’Ormuz frappe tout le monde, mais pas de la même façon ni avec la même violence. Ce que la crise de 2026 révèle, c’est moins un choc pétrolier qu’une rupture simultanée des chaînes d’énergie, de gaz, de céréales et de logistique. L’Occident encaisse, avec ses réserves et ses instruments financiers. Dacca, Karachi, Lagos et Jakarta absorbent, sans filet.

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detroit ormuz hormuz
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Le détroit d’Ormuz : pourquoi 39 km peuvent déclencher une crise alimentaire mondiale ?

Trente-neuf kilomètres. C’est tout ce qu’il faut pour étrangler l’économie mondiale.
Depuis le 4 mars 2026, l’Iran a tiré le verrou sur le détroit d’Ormuz — et 97 % du trafic maritime s’est évaporé comme une nappe de brume au soleil. Le pétrole ? 116 dollars le baril, en fièvre. Les assurances war-risk ? Multipliées par deux et demi, du simple au cauchemar. Le Qatar regarde ses méthaniers rouiller à quai. Et quelque part en Ukraine, en Asie, dans le Sahel, les engrais manquent — et avec eux, les récoltes d’automne.
Oman, lui, paie le prix de sa sagesse : neutralité déclarée, frappes reçues quand même. Le silencieux pivot du monde arabe saigne dans l’indifférence.
Pendant ce temps, Pékin recalcule, Moscou s’adapte, Bruxelles s’agite. Et le commerce mondial, comme un fleuve qu’on détourne, commence à chercher un autre lit — peut-être pour toujours.

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