Timor oriental
Le Timor oriental a construit une souveraineté politique ; sa robustesse dépend désormais de sa capacité à remplacer les revenus du pétrole et du gaz.
Environ 1,4 million d’habitants en 2025. Sur la moitié orientale de l’île de Timor, avec l’enclave d’Oecusse et des îles voisines, le pays dispose d’un fonds financier important et d’institutions électorales vivantes. Mais Bayu-Undan, le champ qui alimentait cette rente, a arrêté sa production commerciale le 4 juin 2025. L’épargne soutient le budget, tandis que l’industrie reste minuscule et que l’électricité dépend des carburants importés, exposés au choc énergétique du Moyen-Orient en 2026. L’entrée dans l’ASEAN ouvre des possibilités ; leur conversion en emplois et en recettes reste à construire.1-5
Le 20 mai 2002, l’indépendance restaurée
Le 20 mai 2002 marque la restauration de l’indépendance du Timor oriental, après l’occupation indonésienne de 1975 à 1999 puis une administration transitoire de l’ONU. Ancienne colonie portugaise, le territoire avait proclamé son indépendance vis-à-vis du Portugal le 28 novembre 1975, avant l’invasion indonésienne. Le Portugal est donc l’ancienne puissance coloniale ; l’Indonésie, la puissance occupante dont le pays s’est séparé.6-7
L’État décide, les élections permettent l’alternance et le portefeuille pétrolier finance les services. Ces acquis coexistent avec des capacités économiques et administratives limitées.
Depuis 2020, le port, les connexions et les appartenances internationales progressent. L’exploitation de Bayu-Undan s’arrête avant qu’une base productive comparable prenne le relais.
Le pays peut continuer à payer sans produire assez de revenus nouveaux. La question centrale est la qualité de ce que les retraits du fonds rendent possible.
Des écoles interrompues, des liens régionaux qui se précisent
Les fumées perturbent la vie quotidienne
Le gouvernement a suspendu les cours en présence des élèves depuis le 15 octobre, avec une fin prévue pour le 17 octobre 2026 en raison des fumées d’incendies dans la région. Cet épisode perturbe l’école et expose la santé des enfants. Au 16 octobre, la suspension est en cours ; son bilan complet reste à établir.
8-9Étudier dans les pays voisins
L’Australie maintient en 2027 l’exemption des étudiants timorais de son dispositif de plafonnement des nouvelles inscriptions internationales. Cette possibilité d’étudier à l’étranger ne garantit ni un visa ni le financement des études.
10Coopérer sans confondre projet et réalisation
Le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée annonce en août 2026 son intention de demander 200 militaires timorais pour les élections de 2027. Une sollicitation envisagée ne constitue pas un déploiement accepté ou réalisé.
11Le Timor-Leste a établi des relations diplomatiques avec les États fédérés de Micronésie le 24 juin 2026. Cette ouverture élargit ses interlocuteurs, sans constituer une nouvelle adhésion régionale ni modifier à elle seule sa trajectoire diplomatique.
12Bayu-Undan : pourquoi la production s’est arrêtée
Pourquoi la production s’est arrêtée
Bayu-Undan produisait du gaz et des liquides d’hydrocarbures depuis 2004. Avec le déclin du champ, son débit atteint en 2023 le seuil minimal de fonctionnement de l’usine de liquéfaction de Darwin. Les ventes se poursuivent alors vers le marché intérieur australien, jusqu’au 4 juin 2025. Selon le régulateur ANP, l’arrêt tient surtout au débouché limité dans le Territoire du Nord et aux coûts élevés d’installations vieillissantes.
4Du gaz reste, mais le relais n’est pas en production
L’arrêt commercial ne signifie pas que le sous-sol est vide. L’ANP demande une évaluation technique et économique du gaz restant. Pour Greater Sunrise, le ministre du Pétrole évoque le 24 septembre 2026 un début de production réaliste en 2034. Ce calendrier annoncé dépend encore des approbations, des choix techniques, du financement et de la construction. D’autres projets sont étudiés, dont Chuditch : Greater Sunrise n’est donc pas le seul relais envisageable. Aucun ne remplace aujourd’hui les recettes perdues.
4,13-14Ce qui change pour le budget
Le fonds pétrolier conserve l’épargne accumulée et les revenus de ses placements. Mais la production arrêtée n’alimente plus cette épargne comme auparavant. Pour financer le budget, l’État dépend donc davantage des recettes domestiques, des rendements financiers et des prélèvements sur le capital du fonds. La Banque mondiale situe le risque d’épuisement du fonds vers la fin des années 2030 si les retraits élevés se prolongent. Il s’agit d’une projection conditionnelle, sensible aux dépenses et aux rendements, pas d’une date certaine.
2,15Ce que la crise au Moyen-Orient change pour le Timor
La crise renchérit une dépendance déjà forte
Le conflit au Moyen-Orient de 2026 accroît le risque sur les prix et l’acheminement des carburants importés. Le choc touche le coût de l’électricité, les transports et les biens essentiels. Depuis l’arrêt commercial de Bayu-Undan, une hausse du prix des hydrocarbures ne rétablit pas les recettes de ce champ. Greater Sunrise reste un relais futur : des prix élevés peuvent soutenir son intérêt commercial, sans garantir son financement ni avancer sa production.
4-5,13Protéger les ménages mobilise le budget
Le 25 mars, le gouvernement approuve des plafonds de prix et un mécanisme de subvention des carburants. Le budget rectificatif voté le 2 juin prévoit une réserve visant environ sept mois de besoins de combustible pour produire l’électricité. Il ne s’agit pas de sept mois de toute la consommation nationale, ni d’un stock intégralement livré que les pièces consultées permettraient de certifier. Le gouvernement indique financer ce rectificatif sans augmenter les transferts du fonds pétrolier initialement prévus.
16-17Le solaire devient plus urgent, mais le secours reste à livrer
Le conseil du projet solaire national annonce une clôture financière le 8 septembre 2026 : le financement franchit une étape concrète. La mise en service et la production ne sont pas encore établies dans les sources retenues. Le diagnostic est donc celui d’un risque accru à court terme, avec des amortisseurs publics et un relais électrique en préparation ; aucune pénurie nationale ni multiplication récente des coupures n’est affirmée sans mesure.
2,18Le fonds finance le présent ; l’activité doit financer la suite
Sur mobile, faites glisser le schéma horizontalement pour suivre les flèches.
Les traits pleins montrent le financement actuel et les effets du choc. La boucle verte indique un résultat à construire : des investissements utiles peuvent élargir les recettes domestiques. Le fonds reste un patrimoine financier ; des hydrocarbures plus chers ne relancent pas Bayu-Undan. La réserve prévue et le financement solaire ne sont pas assimilés à des capacités déjà disponibles.
2,4,15,17-18Le poids et les marges
Une photographie commerciale d’avant l’arrêt de Bayu-Undan
| Rang | Partenaire | Produits bilatéraux | Part |
|---|---|---|---|
| 1 | Chine 70,5 M€ | Combustibles minéraux ; Café, thé, épices ; Machines mécaniques | 46,6 % |
| 2 | Singapour 28,9 M€ | Combustibles minéraux ; Café, thé, épices ; Graisses et huiles | 19,1 % |
| 3 | Australie 25,5 M€ | Aéronefs et pièces ; Machines mécaniques ; Ouvrages en fer ou acier | 16,8 % |
| 4 | Indonésie 10,9 M€ | Café, thé, épices ; Navires et bateaux ; Machines mécaniques | 7,2 % |
| 5 | Japon 4,5 M€ | Combustibles minéraux ; Café, thé, épices ; Machines mécaniques | 3,0 % |
| Rang | Partenaire | Produits bilatéraux | Part |
|---|---|---|---|
| 1 | Indonésie 277,9 M€ | Véhicules routiers ; Préparations de céréales ; Sel, pierres, ciment | 33,0 % |
| 2 | Chine 119,0 M€ | Équipements électriques ; Céréales ; Machines mécaniques | 14,1 % |
| 3 | Singapour 87,2 M€ | Combustibles minéraux ; Véhicules routiers ; Équipements électriques | 10,4 % |
| 4 | Taïwan (Other Asia nes) 75,8 M€ | Combustibles minéraux ; Équipements électriques ; Ouvrages en fer ou acier | 9,0 % |
| 5 | Australie 55,9 M€ | Machines mécaniques ; Véhicules routiers ; Combustibles minéraux | 6,7 % |
Les marges ont changé depuis 2020
Les capacités derrière la souveraineté
Vue d’ensemble : niveaux et tendances depuis 2020+
IÉconomie et financeSous tension structurelle↘L’épargne finance un budget que l’économie ne porte pas encore.+
Le budget a enregistré un déficit estimé à 49 % du PIB en 2025. L’État finance une grande partie de cet écart en prélevant dans le fonds pétrolier.
La dette publique représente environ 14 % du PIB en 2025. Elle reste limitée, mais ce chiffre ne compte pas l’épargne que l’État dépense.
Les réserves officielles couvrent environ six mois d’importations en 2025. Elles sont distinctes du fonds pétrolier.2,4,30-31,33-35
Un pilier qui dépend d’une ressource de soutien se situe entre 2,5 et 2,9. Ici, cette ressource est l’épargne pétrolière accumulée.
SAPERE retient 2,7 : le pays dispose encore de moyens pour payer, mais son économie ne renouvelle pas assez les revenus qui financent le budget.
Le solde courant passe de +22,5 % du PIB en 2020 à -34,0 % en 2025. Le pays reçoit moins de revenus courants de l’étranger qu’il ne lui verse.
La dette passe de 10,1 % à 14,3 % du PIB sur la même période. La disparition de la production pétrolière pèse davantage que l’amélioration des réserves : le pilier recule.
IIIndustrie et technologieDéfaillance critique→Un port et un câble ne forment pas encore une base industrielle.+
Les activités de fabrication représentent environ 2 % du PIB en 2024. Le pays produit encore peu de biens sur place.
Le port de Tibar fonctionne depuis 2022. Le câble international a été lancé commercialement en juillet 2026.36-39
Une capacité industrielle propre presque inexistante se situe entre 1,0 et 1,4. Un port performant ne suffit pas à quitter ce niveau.
SAPERE retient 1,3 : les connexions progressent, mais la base de fabrication reste très étroite.
Les activités de fabrication passent de 1,5 % du PIB en 2020 à 1,9 % en 2024. Leur poids reste très faible.
Le port et le câble améliorent les connexions, sans créer à eux seuls une base industrielle : la tendance reste stable.
IIIDémographie et capital humainFragile et dépendant↘La jeunesse a besoin d’emplois et de services accessibles.+
L’indice de développement humain passe de 65 sur 100 en 2020 à 63 sur 100 en 2023. Il réunit santé, éducation et revenu.
L’enquête de 2020 mesure un retard de croissance chez près de la moitié des enfants de moins de cinq ans. Cette mesure ancienne décrit une fragilité durable, pas la situation nutritionnelle exacte de 2026.
En 2022, environ 29 % des jeunes sont sans emploi, sans études ni formation. Une population jeune ne devient une force économique que si elle peut se former et travailler.
Les fumées ont conduit à suspendre les classes depuis le 15 octobre, avec une fin prévue pour le 17 octobre 2026. Cette interruption ajoute une difficulté immédiate, sans mesurer à elle seule une dégradation durable.1,8,10,25,32,40-44
Quand une partie importante de la jeunesse reste à l’écart de l’emploi, le pilier se situe entre 1,5 et 2,4. Un faible chômage mesuré ne suffit pas à prouver une bonne insertion.
SAPERE conserve 2,2 : les difficultés de nutrition, de formation et d’emploi limitent les capacités du pays. L’épisode de fumées ne justifie pas à lui seul une baisse de note.
IVDiplomatie, influence et informationFragile et dépendant↗La place régionale s’élargit ; la portée informationnelle reste limitée.+
Le pays a rejoint l’Organisation mondiale du commerce en août 2024, puis l’ASEAN en octobre 2025. Il participe désormais à davantage de décisions collectives.
Le g7+, qui réunit des pays confrontés à la fragilité et aux conflits, a adopté une résolution à Dili en avril 2025. Le Timor-Leste dispose ainsi d’un relais diplomatique.
En 2026, aucune source comparable ne mesure l’audience des médias timorais à l’étranger.3,12,45-49
Un pays qui participe aux discussions sans en fixer les termes se situe entre 1,5 et 2,4. L’accès aux réunions ne suffit pas pour atteindre les niveaux supérieurs.
SAPERE retient 2,4 : les adhésions renforcent sa place, mais sa capacité à imposer un sujet à la région demeure limitée.
Le Timor-Leste n’était pas couvert par l’indice diplomatique Lowy en 2020. La règle retient donc ses adhésions de plein droit.
Extérieur à l’OMC et candidat à l’ASEAN en 2020, il en devient membre en 2024 et 2025 : la tendance progresse. Les autres rencontres diplomatiques ne modifient pas ce calcul.
VÉnergie et ressourcesFragile et dépendant→Le choc sur les carburants accroît le risque énergétique et budgétaire.+
En 2020, le pétrole fournit presque toute l’électricité. Cette dépendance expose les centrales au prix et à l’arrivée des carburants importés.
Environ un tiers des entreprises interrogées en 2021 déclarent des coupures d’électricité. Aucune enquête plus récente comparable n’est établie dans les pièces retenues.
Le projet solaire a franchi une étape de financement en septembre 2026. Cela ne signifie pas que les panneaux produisent déjà de l’électricité.5,16-18,26,50-52
Une dépendance presque totale aux carburants importés place le pilier entre 1,5 et 2,4. Les projets futurs ne comptent pas comme des moyens déjà disponibles.
SAPERE conserve 2,0 : la crise énergétique accroît le risque, tandis que les aides et la réserve prévue apportent une protection. Leur effet réel sur la continuité du courant reste à mesurer.
VIDéfense et sécuritéSous tension structurelle→Un territoire administré, des moyens de surveillance restreints.+
En 2025, l’État commande ses forces et administre tout son territoire, sans conflit armé intérieur.
La surveillance de la mer repose sur des moyens restreints et sur des partenaires étrangers.
La Nouvelle-Zélande a envoyé huit instructeurs en juillet 2026. Former des soldats renforce leurs compétences, sans prouver une capacité nouvelle à surveiller toute la mer.11,53-56
Un territoire calme que l’État ne peut pas surveiller suffisamment, notamment en mer, se situe entre 2,5 et 2,9.
SAPERE retient 2,6 : les institutions de sécurité fonctionnent, mais l’autonomie de surveillance reste insuffisamment démontrée.
En 2020 comme dans les observations récentes, l’État conserve son commandement et ne fait pas face à une guerre intérieure de haute intensité.
La formation et les projets de coopération ne démontrent pas une capacité de surveillance nouvelle et opérationnelle : la tendance reste stable.
VIIInnovation et savoirAnalysé, non notén.d.Analysé, non noté : la capacité de recherche reste mal documentée.+
Le câble international est ouvert depuis juillet 2026 ; aucune série ne mesure les chercheurs ni les laboratoires.
Le PNUD classe le pays dans son indice des connaissances de 2025. Les mesures comparables de dépenses de recherche et de chercheurs restent insuffisantes.39,57-58
Quand les preuves manquent pour attribuer une note défendable, le pilier est analysé mais non noté. L’absence de données ne vaut pas une note minimale.
SAPERE ne donne pas de note au pilier VII. Son poids de 9 % est retiré du calcul global, qui porte donc sur 91 % des poids.
Les sources réunies ne donnent pas de comparaison suffisamment fiable entre 2020 et la période récente pour la recherche.
La tendance reste non déterminée. Elle est exclue du calcul, sans être remplacée par une stabilité supposée.
VIIIGouvernance et institutionsRésilient sous contrainte→L’alternance existe, la justice reste fragile.+
En 2026, Freedom House classe le Timor-Leste parmi les pays libres, avec 73 sur 100.
Dans ce rapport, l’indépendance des juges obtient 2 sur 4 et le respect des procédures 1 sur 4.47,56,59-61
Des institutions qui fonctionnent au-delà de leurs dirigeants, avec une alternance possible par les urnes, placent le pilier entre 3,0 et 3,9.
SAPERE retient 3,1 : les élections et les transferts pacifiques du pouvoir soutiennent la note. Les faiblesses judiciaires la maintiennent près du bas de ce niveau.
Freedom House passe de 72 sur 100 pour 2020 à 73 pour 2025. Le gain est faible.
Les limites de la justice et des garanties de procédure persistent : la tendance reste stable.
IXAutonomie stratégiqueSous tension structurelle↘La souveraineté politique repose sur un revenu trop étroit.+
Au 30 juin 2026, le fonds pétrolier détient environ 16 milliards d’euros.
Les combustibles représentent environ 67 % des exportations de marchandises en 2023. Cette photographie précède l’arrêt de Bayu-Undan.
La Chine reçoit environ 47 % des exportations en 2023. La dépendance tient donc aux produits vendus autant qu’aux pays qui les achètent.2,13,15,21,29-30,62-63
La note est la moyenne de cinq sous-indicateurs : rente, exportations, sécurité, réserves et décision. Elle est plafonnée à 2,5 dès que deux sous-indicateurs sont à 2 ou moins.
Les notes 1, 1, 3, 5 et 4 donnent une moyenne de 2,8. Comme la rente et les exportations valent chacune 1, le plafond ramène la note à 2,5.
Le solde courant passe de +22,5 % du PIB en 2020 à -34,0 % en 2025, tandis que l’extraction s’arrête.
Le fonds conserve une valeur importante, mais son capital est davantage sollicité pour financer les dépenses : l’autonomie stratégique recule.
Renouveler les capacités, préserver les marges
Une épargne qui laisse le choix
Le fonds pétrolier permet d’acheter les biens et de financer les services dont le pays a besoin. Il évite qu’une baisse immédiate des revenus impose partout un arrêt brutal. Cette marge vaut surtout lorsqu’elle permet d’investir dans la santé, les compétences et les activités capables de générer des recettes. Elle ne dispense pas de choisir entre les dépenses.
Changer le gouvernement reste possible
Les responsables peuvent perdre une élection et quitter le pouvoir. Cette possibilité donne aux citoyens un moyen de sanctionner les décisions et aux oppositions une raison de rester dans le jeu. Elle constitue une ressource politique distincte de la richesse. Pour produire ses effets au quotidien, elle a besoin de tribunaux accessibles, d’informations fiables et d’une administration capable d’exécuter les choix.
Une place nouvelle à la table régionale
L’adhésion à l’ASEAN met le pays dans les enceintes où ses voisins organisent leur coopération. Le port de Tibar et la connexion internationale peuvent faciliter les échanges. Le gain ne sera pas automatique : les entreprises doivent pouvoir accéder au crédit, trouver les compétences et satisfaire les règles des marchés auxquels le pays vient d’entrer.
Le budget consomme son amortisseur
Quand les revenus ordinaires ne suffisent pas à payer les services et les transferts, l’État prélève dans le fonds. Un portefeuille peut produire des rendements, mais il subit aussi les marchés. Des dépenses répétées et difficiles à réduire peuvent alors entamer la marge qui permettait de les financer. Les nouveaux projets pétroliers restent des possibilités, pas des recettes déjà acquises. Greater Sunrise est annoncé vers 2034 ; il faut financer les années intermédiaires. La Banque mondiale alerte sur un risque d’épuisement du fonds vers la fin des années 2030 si la trajectoire de prélèvements perdure. La crise énergétique ajoute une pression : protéger les ménages et sécuriser les carburants mobilise des ressources budgétaires, même sans hausse des transferts du fonds prévue dans le rectificatif de juin 2026.
Les infrastructures attendent leurs producteurs
Un quai plus efficace ou une liaison internet ne suffisent pas à créer des usines. Il faut aussi une alimentation électrique régulière, des droits fonciers clairs, du financement et des fournisseurs capables de livrer. Si ces fonctions progressent à des rythmes différents, l’infrastructure facilite surtout les achats à l’étranger et diffuse moins de revenus locaux qu’attendu.
Une génération peut rester au bord du marché du travail
L’enquête nutritionnelle de 2020 mesure un retard de croissance chez 47,1 % des enfants de moins de cinq ans. Cette fragilité précoce s’ajoute aux difficultés de formation et d’emploi. Les transferts des expatriés, proches de 10 % du PIB en 2025, soutiennent les familles. Ils restent tributaires des possibilités de travail à l’étranger et ne remplacent pas une base locale d’emplois.
Qui décide, qui peut peser
Un pouvoir électif, des moyens inégaux
Le Premier ministre Xanana Gusmão conduit le gouvernement ; le président José Ramos-Horta exerce une fonction constitutionnelle distincte. Parlement, presse et organisations civiles peuvent contester. Le poids des dirigeants de l’indépendance et les limites de la justice pèsent sur l’efficacité de ces contrôles.
Plusieurs partenaires, peu de fonctions remplaçables
Le Timor-Leste peut négocier avec plusieurs capitales et institutions. Remplacer un opérateur de port, un fournisseur technique ou un débouché demande toutefois des moyens et du temps. Le nombre d’accords ne mesure pas le nombre d’alternatives effectivement utilisables.
Plus un acteur est proche du centre, plus la dépendance envers lui est forte ; l’épaisseur du trait suit le nombre de points.
- 🇮🇩Indonésieforte
- Approvisionnement · frontière · mobile
Premier fournisseur douanier en 2023, voisin terrestre et passage pour l’enclave d’Oecusse. Le poids commercial devient une contrainte pratique lorsque les livraisons ou les passages sont perturbés. Telkomcel appartient au groupe Telkom Indonesia par sa filiale Telin ; ce lien ajoute une fonction de réseau.
21,64 - 🇦🇺Australieforte
- Connexion · coopération · mer
Le câble rejoint le réseau australien Vocus. La frontière maritime a fait l’objet d’un traité en 2018 ; les choix énergétiques offshore et les coopérations de sécurité restent des relations structurantes. Le programme PALM ouvre aussi des emplois aux travailleurs timorais ; ses règles d’accès conditionnent une partie des revenus envoyés aux ménages.
62,65-66 - AGL / groupe MSCforte
- Exploitation portuaire
Tibar est un port exploité sous concession.
Limite AGL appartient au groupe MSC depuis décembre 2022 : l’opérateur actuel n’est pas présenté comme une dépendance exclusivement française héritée de Bolloré.
38,67 - Portugal / SIBSnotable
- Paiements · savoir-faire
La technologie SIBS équipe le réseau P24 de la banque centrale.
Limite L’opérateur du règlement demeure national ; la dépendance technique ne signifie pas que le fournisseur décide des paiements publics.
68-69 - Vietnam / Viettelnotable
- Réseau mobile · Telemor
Telemor est la marque timoraise de Viettel. L’exploitation du réseau crée une dépendance technique durable ; la présence d’autres opérateurs interdit de conclure à un monopole national.
64,70 - 🇺🇸États-Unisnotable
- Dollar · conditions financières
La monnaie utilisée est le dollar : Dili ne règle pas son taux directeur ni son taux de change. Les conditions financières américaines se transmettent au pays ; les placements du fonds restent aussi exposés aux marchés mondiaux.
Limite Cette contrainte ne donne pas à Washington le contrôle du budget timorais.
15,63 - 🇨🇳Chinenotable
- Commerce · construction · partenariat
Deuxième fournisseur dans les douanes de 2023, partenaire stratégique depuis septembre 2023 et pays du constructeur de Tibar, China Harbour. La construction est distincte de l’exploitation par AGL / MSC.
Limite Le rang de premier client douanier ne mesure pas à lui seul les débouchés du gaz offshore ni une dépendance économique totale.
21,38,71 - 🇳🇿Nouvelle-Zélandemodérée
- Formation militaire
Le déploiement de huit instructeurs en 2026 documente un soutien concret.
Limite Il ne transfère pas le commandement national et ne prouve pas une capacité autonome de surveillance.
55 - 🇰🇷Corée du Sudmodérée
- Accès au travail · programme EPS
Le dispositif coréen d’admission au travail offre un débouché aux travailleurs timorais. Les conditions fixées par le pays d’accueil encadrent ce canal ; aucun poids national des transferts coréens n’est établi ici.
66 - 🇬🇧Royaume-Unimodérée
- Mobilité · travail saisonnier
Le rapport économique de septembre 2025 identifie une communauté timoraise et un accord de travail agricole saisonnier. L’existence d’un accord ne mesure ni les places effectivement pourvues ni les transferts issus de ce canal.
66 - 🇫🇷Francemarginale
- Relation limitée · présence historique
L’histoire du contrat portuaire explique une présence française passée. Depuis l’acquisition d’AGL par MSC, le levier d’exploitation est attribué au groupe actuel ; aucune tutelle française n’est déduite de cette histoire.
38,67
Les points combinent dépendance technologique, exposition financière, poids commercial et capacité de pression politique. Ce sont des appréciations explicites, pas des parts de marché. Les mêmes acteurs et points figurent dans le dossier MASTER et la page PUBLIC.
Les fonctions critiques à faire tenir ensemble
Pour un jeune État, chaque réseau est une conquête récente : un port, un câble, des opérateurs, un système de paiement et du courant.
- Port2022inauguration du port de Tibar
Un port neuf, des effets à observer
L’ouverture est un fait ; la hausse des exportations qu’il pourrait permettre reste à constater. Aucune voie ferrée n’existe.
38 - Câble2026lancement commercial du câble vers l’Australie
Un câble sous-marin, enfin
Relié au réseau australien Vocus, le câble doit encore être prolongé jusqu’aux villages et à des prix abordables.
39,65 - Téléphone
Des opérateurs vietnamien et indonésien
Telemor relève de Viettel, Telkomcel de Telkom Indonesia. Leur présence ne garantit ni une couverture universelle ni un accès abordable.
64,70 - Paiements
Un règlement national dans une économie en dollars
La banque centrale exploite le règlement entre banques ; le système P24 s’appuie sur la technologie portugaise SIBS. Le dollar limite la politique monétaire.
63,68-69 - Énergie
Du carburant à stocker
En 2026, la crise au Moyen-Orient pousse à préparer une réserve de carburant pour les centrales d’Hera et de Betano. Une enveloppe votée n’est pas encore un stock.
5,17 - Transferts10,0 %du PIB reçus en transferts personnels en 2025, contre 4,4 % en 2020
Des revenus venus de l’étranger
Les salaires des Timorais partis travailler au dehors soutiennent de plus en plus les ménages.
32,66
L’argent venu d’ailleurs ne donne pas toujours le contrôle
Le Timor oriental reçoit encore peu d’investissements étrangers. En 2025, environ 224 millions d’euros d’investissements directs étrangers nets sont entrés dans le pays.
On ne connaît pas, dans les tableaux comparables, la liste de ses principaux investisseurs. Ce manque compte : il nous empêche de voir clairement ses dépendances.
La vraie question est donc : que reste-t-il sur place ? À Tibar, le port est exploité sous concession par un groupe étranger ; l’enjeu est de former les équipes et les entreprises timoraises qui en dépendent.72-73
Entre l’archipel indonésien et l’Australie
Carte de situation, sans classement de robustesse des voisins. Oecusse appartient au Timor-Leste ; les petites limites ne sont pas toutes lisibles à cette échelle.
Indonésie · La frontière et l’approvisionnement lient le quotidien
La continuité des échanges compte pour les ménages autant que les annonces de coopération. L’enclave d’Oecusse rend les conditions de passage particulièrement importantes. Un différend local de frontière ne doit pas être assimilé à une perte générale du contrôle territorial.
21,59Australie · Négocier les ressources et les connexions
Le traité maritime signé le 6 mars 2018 démontre une capacité de négociation timoraise. Il ne vaut ni mise en exploitation de Greater Sunrise ni disparition de toute dépendance technique. Le câble et les coopérations ajoutent des fonctions concrètes à la relation.
62,65ASEAN · Transformer l’appartenance en accès effectif
Le pays est membre depuis octobre 2025. Les capacités douanières, les normes, le crédit et les compétences détermineront la part des entreprises qui peuvent profiter de cette ouverture. Une adhésion est acquise ; son rendement économique reste conditionnel.
3,45CPLP · Une autre voie de coopération
Membre depuis 2002, le Timor-Leste exerce la présidence tournante de la Communauté des pays de langue portugaise lors des réunions de Dili d’août 2026. Ce réseau complète l’ASEAN et le g7+ par des coopérations de langue, de mobilité et d’institutions. Il constitue un accès diplomatique, sans suffire à mesurer une influence médiatique.
48Les bascules à observer
Les prélèvements cessent de porter tout l’ajustement
Des recettes domestiques plus solides et une dépense mieux choisie réduisent le besoin de puiser dans le fonds, sans retirer les services essentiels aux ménages.
L’électricité devient moins dépendante du carburant
Le solaire et le stockage sont mis en service, puis leur production et leur effet sur les coupures sont mesurés. L’annonce du financement ne suffit pas. La réserve doit être livrée, stockée et renouvelée ; le financement du solaire doit se traduire en production mesurée.
Les jeunes accèdent à des emplois durables
La formation se traduit en métiers exercés et en entreprises capables de recruter. Les résultats d’insertion comptent davantage que le nombre de places annoncées.
Les règles deviennent plus prévisibles
Justice, procédures foncières et commande publique donnent aux citoyens et aux entreprises des moyens concrets d’obtenir une décision et de la faire appliquer.
Un projet gazier devient une capacité financée
Pour Greater Sunrise, suivre séparément les approbations, la décision d’investissement, la construction et la première production. L’horizon 2034 annoncé par le ministre ne suffit pas à inscrire de nouvelles recettes dans le présent.
Trois chemins conditionnels
L’épargne finance le relais
Si les retraits financent des compétences, une électricité fiable et des activités exportatrices, les nouvelles connexions deviennent utiles aux producteurs. Les recettes domestiques gagnent du poids et les institutions disposent de moyens plus stables.
Le fonds maintient le quotidien
Si l’investissement avance sans élargir assez la production, le fonds continue de soutenir les transferts et les importations. Les services tiennent, mais les recettes courantes et les emplois privés demeurent insuffisants. Un démarrage de Greater Sunrise vers 2034 laisserait plusieurs années à financer avant un éventuel nouveau flux gazier.
Les marges se réduisent ensemble
Si les rendements financiers baissent pendant que les carburants coûtent plus cher et que les dépenses restent rigides, l’État doit arbitrer plus durement. Les retards d’entretien et les difficultés sociales peuvent alors se renforcer. Un nouveau retard gazier prolongerait encore les prélèvements sur le fonds. Une crise prolongée au Moyen-Orient accentuerait cette tension sur l’approvisionnement et les aides aux prix.
L’indépendance acquise, le relais économique à construire
Le Timor oriental a obtenu ce que beaucoup d’États neufs cherchent encore : des frontières reconnues, des élections qui changent les gouvernants, une place à l’ASEAN. Il a aussi une épargne d’environ 16 milliards d’euros.
Mais le puits s’est tari. Bayu-Undan s’est arrêté en juin 2025, et Greater Sunrise n’est pas attendu avant 2034. Entre les deux, le budget puise dans le fonds. Le courant dépend toujours du carburant importé.
Le port et le câble ouvrent des portes. Pour les franchir, il faut encore des usines, du courant régulier et des emplois.
Le fonds peut financer le relais ; il ne peut pas en tenir lieu.
Comprendre l'échelle de robustesse, du plus solide au plus fragile+
- Solidement ancré4,0 à 5,0 · Capacités prouvées sur la durée. Le pays absorbe les chocs sans risque de basculement.
- Résilient sous contrainte3,0 à 3,9 · Forces et faiblesses en tension, mais le système tient par ses propres moyens.
- Sous tension structurelle2,5 à 2,9 · Le pilier tient grâce à une béquille : une rente, un partenaire, un corridor. Il cède si elle cède.
- Fragile et dépendant1,5 à 2,4 · Vulnérabilité profonde. La fonction est assurée, mais sans maîtrise réelle des moyens.
- Défaillance critique1,0 à 1,4 · Risque d'effondrement de la fonction. Autorité ou capacité contestée sur l'essentiel.
L'échelle mesure la capacité à encaisser un choc, pas la richesse ni le potentiel. Le niveau de chaque pilier découle mécaniquement de son évaluation sur cinq points, selon les bornes ci-dessus.
Méthodologie et sources+
Ce que le score mesure. Il répond à une seule question : dans quelle mesure le pays peut-il encaisser un choc ? Ni la richesse, ni la croissance, ni la qualité du gouvernement, prises séparément, ne donnent la réponse.
Un pays riche peut avoir un score bas s'il ne tient que par une rente ; un pays moins riche, un score honorable s'il dispose de capacités propres et de dépendances qu'il maîtrise. Une note ne bouge pas sur une impression : il faut un fait daté et vérifiable sur l'un des neuf piliers.
L'échelle, de 1 à 5. De 4,0 à 5,0, solidement ancré : le pays absorbe un choc sans vaciller. De 3,0 à 3,9, résilient sous contrainte. De 2,5 à 2,9, sous tension structurelle : le pays tient par une béquille, et cède si elle cède. De 1,5 à 2,4, fragile et dépendant : la fonction est assurée, mais sans maîtrise des moyens. De 1,0 à 1,4, défaillance critique.
Les notes de pilier. Chaque pilier reçoit une appréciation documentée, posée directement au dixième sur une échelle de cinq : un jugement argumenté, et non le produit d'une formule, sauf pour le pilier IX, dont la note est la moyenne de cinq sous-indicateurs, ramenée à 2,5 au plus dès que deux d'entre eux au moins sont à 2 ou moins. Le calcul du score ne commence qu'ensuite.
Quand une donnée manque. Un pilier qu'aucune source primaire ne documente n'est pas noté, et la fiche le dit. Le total est alors rapporté au poids des piliers réellement notés : une note absente ne compte ni pour ni contre le pays.
Le score perd en couverture, donc en degré de confiance, mais il reste sur la même échelle et avec les mêmes poids que les autres. Au-delà de trois piliers sans note, aucun score n'est calculé. La règle vaut pour toutes les fiches de la série.
Comment on arrive à 2,4. Grille SAPERE v3. Le pilier VII n’est pas noté. Les huit autres piliers couvrent 91 % des poids. I, II, VI et VIII : 13,5 % chacun ; III, IV et V : 9 % ; IX : 10 %. Le total pondéré est rapporté aux 91 % documentés, puis arrondi au dixième selon la règle arithmétique.
Règle commune aux fiches de la série : la note du pilier IX est la moyenne arithmétique des cinq sous-indicateurs, plafonnée à 2,5 dès que deux d'entre eux au moins sont à 2 ou moins. A rente = 1 ; B exportations = 1 ; C sécurité = 3 ; D réserves = 5 ; E décision = 4. Moyenne : 2,8 ; deux sous-indicateurs à 2 ou moins, donc plafond actif à 2,5. B regarde les produits et les destinations ; les combustibles sont majoritaires dans le relevé 2023, même si la Chine reste sous la moitié des débouchés.
Les montants courants sont exprimés en euros au taux de la Banque centrale européenne correspondant à leur période. Les comparaisons de pouvoir d’achat conservent leur unité internationale. Les arrondis facilitent la lecture sans changer les notes.
Les neuf piliers, et ce que chacun pèse. Ils ne comptent pas à égalité : quatre d'entre eux portent à eux seuls 54 % de la note.
La pondération ne récompense pas le prestige d'un domaine, mais sa capacité à entraîner ou à fragiliser les autres : l'économie, l'industrie, la défense et la gouvernance conditionnent le reste. Elle est la même pour toutes les fiches de la série, ce qui rend les scores comparables entre eux.
| Pilier | Le domaine | Poids dans la note |
|---|---|---|
| I | Économie et finance | 13,5 % |
| II | Industrie et technologie | 13,5 % |
| III | Démographie et capital humain | 9 % |
| IV | Diplomatie, influence et information | 9 % |
| V | Énergie et ressources | 9 % |
| VI | Défense et sécurité | 13,5 % |
| VII | Innovation et savoir | 9 % |
| VIII | Gouvernance et institutions | 13,5 % |
| IX | Autonomie stratégique | 10 % |
Ce que mesure chaque pilier
Posséder du pétrole, une armée nombreuse ou une jeunesse abondante est un potentiel. Les neuf piliers regardent ce que le pays sait en faire, c'est-à-dire la différence entre ce qu'il possède et ce qu'il sait faire de ce qu'il possède.
I · Économie et finance
Ce qui est regardé : la croissance, l'inflation, la dette, les réserves, l'accès au crédit. Pourquoi : un État qui ne peut plus emprunter, payer ses fournisseurs ni honorer ses échéances encaisse mal le premier choc venu.
II · Industrie et technologie
Ce qui est regardé : ce que le pays fabrique, transforme et répare lui-même. Pourquoi : exporter une matière première et importer les machines, c'est laisser la valeur se créer ailleurs. L'industrie transforme une ressource en capacité.
III · Démographie et capital humain
Ce qui est regardé : l'école, la santé, l'accès à l'eau, l'emploi, la structure par âge, le départ des compétences. Pourquoi : une jeunesse nombreuse est une force si elle est formée et employée. Sinon elle devient une pression de plus sur l'État.
IV · Diplomatie, influence et information
Ce qui est regardé : les alliances, les médiations, le poids dans les organisations, l'image du pays et sa capacité à faire circuler une information crédible. Pourquoi : tout ne se règle pas par l'argent ou par les armes. Savoir convaincre, négocier et se faire entendre donne des marges qu'un poids économique ne donne pas.
V · Énergie et ressources
Ce qui est regardé : l'accès à l'électricité, la fiabilité du réseau, la dépendance aux carburants importés, le mix énergétique et la maîtrise des ressources stratégiques. Pourquoi : avoir une ressource et pouvoir s'en servir sont deux choses. Un pays peut produire du pétrole et importer son carburant, avoir des barrages et laisser des provinces sans courant.
VI · Défense et sécurité
Ce qui est regardé : le contrôle réel du territoire, y compris dans le cyberespace, l'état du matériel, la logistique, les dépendances extérieures. Pourquoi : une force qu'on ne peut ni ravitailler ni déployer ne protège pas. On mesure une capacité, pas un inventaire.
VII · Innovation et savoir
Ce qui est regardé : la recherche, les universités, les brevets, la formation, le maintien des talents. Pourquoi : acheter une technologie n'est pas la maîtriser. L'industrie sait produire, l'innovation sait inventer.
VIII · Gouvernance et institutions
Ce qui est regardé : l'efficacité de l'administration, l'état de droit, la corruption, les contre-pouvoirs, la continuité des règles, les inégalités et la cohésion sociale. Pourquoi : des ressources ne deviennent de la robustesse que si un État sait les administrer, si ses décisions survivent à ceux qui les prennent, et si la société qu'il gouverne n'est pas fracturée.
IX · Autonomie stratégique
Ce qui est regardé : d'où viennent les recettes publiques, à qui le pays vend, de qui dépend sa sécurité, combien de mois d'importations ses réserves couvrent, et s'il peut refuser une pression extérieure. Pourquoi : aucun pays n'est indépendant. La question est de savoir si ses dépendances se négocient, ou si elles décident à sa place.
Aucun pilier ne suffit seul, et c'est le principe : une économie solide finance une armée, une industrie réduit les importations, de bonnes institutions transforment une rente passagère en infrastructures. À l'inverse, deux ou trois faiblesses profondes peuvent annuler plusieurs atouts.
La tendance portée par chaque pilier ajoute la seconde information. Elle distingue un pays fragile qui se redresse d'un pays mieux noté qui commence à céder.
Le climat n'est pas un dixième pilier : il agit à travers les autres. Une sécheresse touche d'un coup l'agriculture, l'électricité, les comptes publics et la santé.
SAPERE ne demande donc pas « quel pays est le plus puissant ? », mais : si quelque chose se dérègle demain, qu'est-ce qui continue de fonctionner, qu'est-ce qui cède, et de quoi le pays dépend-il pour tenir ?
Limites. Commerce : photographie de 2023, antérieure à l’arrêt de Bayu-Undan, sans extrapolation à 2026. Coupures : enquête 2021, sans durée récente établie. Recherche : pilier VII non noté, tendance non déterminée. Stocks d’IDE, investisseurs ultimes, stocks pharmaceutiques, disponibilité militaire, audience médiatique transfrontalière et pauvreté à 8,3 dollars PPA 2021 : n.d. dans les pièces retenues. Les projets restent distingués des capacités livrées. Le rang régional porte sur les onze fiches de l’Asie du Sud-Est. Énergie en 2026 : niveau des stocks effectivement livrés, coût exécuté des subventions et nouvelles mesures de coupures non établis ; réserve annoncée et financement solaire distingués des capacités opérationnelles.
Comment lire la trajectoire depuis 2020. Trajectoire depuis 2020 : −26 · En dégradation. Le score de robustesse dit où en est le pays aujourd’hui. La trajectoire dit dans quel sens il évolue depuis 2020.
Pour chacun des neuf piliers, on compare la situation de 2020 à la dernière donnée disponible. Un pilier qui progresse compte +1, un pilier stable 0, un pilier qui recule −1.
Chaque pilier pèse autant que dans le score : l’économie, l’industrie, la défense et la gouvernance comptent davantage que les autres. On additionne, puis on ramène le total sur une échelle qui va de −100 (les neuf piliers reculent) à +100 (les neuf progressent).
Le chiffre indique une direction, pas une vitesse : une petite avancée et une transformation profonde comptent de la même façon. Un résultat proche de 0 peut vouloir dire que rien ne bouge, ou que des progrès et des reculs s’équilibrent ; les flèches de chaque pilier, dans la matrice, le précisent.
Les libellés : à partir de +50, en nette amélioration ; de +15 à +49, en amélioration ; de −14 à +14, stable, ou contrasté quand au moins deux piliers progressent et deux reculent ; de −15 à −49, en dégradation ; à partir de −50, en nette dégradation.
Ici : un pilier progresse, quatre sont stables, trois reculent, un n’est pas déterminé et sort du calcul.
Les références, dans l’ordre du texte
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- Banque mondiale · MPO avril 2026
- ASEAN · admission du 26 octobre 2025
- ANP · causes de l’arrêt de Bayu-Undan, communiqué du 13 juin 2025
- Premier ministre · crise énergétique et réponse budgétaire, 28 mai 2026
- ONU · indépendance du 20 mai 2002
- Gouvernement · histoire : colonisation, proclamation et occupation
- Gouvernement · suspension des classes, communiqué du 14 octobre 2026
- Météorologie nationale · alerte qualité de l’air, 13 octobre 2026
- Study Australia, gouvernement australien · annonce du 15 juillet 2026
- Gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée · projet de coopération, 3 août 2026
- Présidence de Micronésie · relations diplomatiques établies le 24 juin 2026
- Tatoli · propos du ministre du Pétrole, 24 septembre 2026
- Gouvernement · ressources restantes et projets, 10 juin 2025
- Banque centrale · rapport 84, juin 2026, tableau 14
- Gouvernement · mesures de stabilisation des carburants, 25 mars 2026
- Gouvernement · budget rectificatif voté, 2 juin 2026
- DLA Piper, conseil du projet · clôture financière du 8 septembre, communiqué du 23 septembre 2026
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- Banque mondiale · NY.GDP.MKTP.PP.CD · relevé du 26 septembre 2026
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- ONU Comtrade · produits par client, 2023
- ONU Comtrade · produits par fournisseur, 2023
- ONU Comtrade · marchandises 2023
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- FMI · dette des administrations publiques, WEO avril 2026
- Banque mondiale · transferts personnels reçus, % du PIB, 2020-2025
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- Freedom House · rapport 2021, situation 2020
- Transparency International · IPC corruption 2025
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- Telkom Indonesia · filiale Telkomcel, 20 février 2025
- Gouvernement · câble vers le réseau Vocus, juin 2024
- Banque mondiale · rapport économique, septembre 2025
- MSC · AGL et ses terminaux, consulté le 26 septembre 2026
- AICEP Portugal · SIBS et réseau P24, octobre 2025
- Banque centrale · règlement R-TiMOR
- Viettel · Telemor, 22 août 2022
- Gouvernement · partenariat stratégique avec la Chine, septembre 2023
- Banque mondiale · BX.KLT.DINV.CD.WD · relevé du 26 septembre 2026
- BCE · moyennes annuelles EUR/USD, 2020-2025
Asie du Sud-Est : les onze fiches. Cambodge · Laos · Vietnam · Thaïlande · Myanmar · Malaisie · Singapour · Brunei · Indonésie · Philippines · Timor oriental
Timor oriental
1,418,517 habitants en 2025. Sur la moitié orientale de l’île de Timor, avec l’enclave d’Oecusse et des îles voisines, le pays dispose d’un fonds financier important et d’institutions électorales vivantes. Mais Bayu-Undan, le champ qui alimentait cette rente, a arrêté sa production commerciale le 4 juin 2025. L’épargne soutient le budget, tandis que l’industrie reste minuscule et que l’électricité dépend des carburants importés, exposés au choc énergétique du Moyen-Orient en 2026. L’entrée dans l’ASEAN ouvre des possibilités ; leur conversion en emplois et en recettes reste à construire.Banque mondiale · SP.POP.TOTL · relevé du 26 septembre 2026 · Banque mondiale · MPO avril 2026 · ASEAN · admission du 26 octobre 2025 · ANP · causes de l’arrêt de Bayu-Undan, communiqué du 13 juin 2025 · Premier ministre · crise énergétique et réponse budgétaire, 28 mai 2026
Le 20 mai 2002, l’indépendance restaurée
Le 20 mai 2002 marque la restauration de l’indépendance du Timor oriental, après l’occupation indonésienne de 1975 à 1999 puis une administration transitoire de l’ONU. Ancienne colonie portugaise, le territoire avait proclamé son indépendance vis-à-vis du Portugal le 28 novembre 1975, avant l’invasion indonésienne. Le Portugal est donc l’ancienne puissance coloniale ; l’Indonésie, la puissance occupante dont le pays s’est séparé.ONU · indépendance du 20 mai 2002 · Gouvernement · histoire : colonisation, proclamation et occupation
L’État décide, les élections permettent l’alternance et le portefeuille pétrolier finance les services. Ces acquis coexistent avec des capacités économiques et administratives limitées.
Depuis 2020, le port, les connexions et les appartenances internationales progressent. L’exploitation de Bayu-Undan s’arrête avant qu’une base productive comparable prenne le relais.
Le pays peut continuer à payer sans produire assez de revenus nouveaux. La question centrale est la qualité de ce que les retraits du fonds rendent possible.
Des écoles interrompues, des liens régionaux qui se précisent
Les fumées perturbent la vie quotidienne
Le gouvernement a suspendu les cours en présence des élèves depuis le 15 octobre, avec une fin prévue pour le 17 octobre 2026 en raison des fumées d’incendies dans la région. Cet épisode perturbe l’école et expose la santé des enfants. Au 16 octobre, la suspension est en cours ; son bilan complet reste à établir.
Gouvernement · suspension des classes, communiqué du 14 octobre 2026 · Météorologie nationale · alerte qualité de l’air, 13 octobre 2026Étudier dans les pays voisins
L’Australie maintient en 2027 l’exemption des étudiants timorais de son dispositif de plafonnement des nouvelles inscriptions internationales. Cette possibilité d’étudier à l’étranger ne garantit ni un visa ni le financement des études.
Study Australia, gouvernement australien · annonce du 15 juillet 2026Coopérer sans confondre projet et réalisation
Le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée annonce en août 2026 son intention de demander 200 militaires timorais pour les élections de 2027. Une sollicitation envisagée ne constitue pas un déploiement accepté ou réalisé.
Gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée · projet de coopération, 3 août 2026Le Timor-Leste a établi des relations diplomatiques avec les États fédérés de Micronésie le 24 juin 2026. Cette ouverture élargit ses interlocuteurs, sans constituer une nouvelle adhésion régionale ni modifier à elle seule sa trajectoire diplomatique.
Présidence de Micronésie · relations diplomatiques établies le 24 juin 2026Bayu-Undan : pourquoi la production s’est arrêtée
Pourquoi la production s’est arrêtée
Bayu-Undan produisait du gaz et des liquides d’hydrocarbures depuis 2004. Avec le déclin du champ, son débit atteint en 2023 le seuil minimal de fonctionnement de l’usine de liquéfaction de Darwin. Les ventes se poursuivent alors vers le marché intérieur australien, jusqu’au 4 juin 2025. Selon le régulateur ANP, l’arrêt tient surtout au débouché limité dans le Territoire du Nord et aux coûts élevés d’installations vieillissantes.
ANP · causes de l’arrêt de Bayu-Undan, communiqué du 13 juin 2025Du gaz reste, mais le relais n’est pas en production
L’arrêt commercial ne signifie pas que le sous-sol est vide. L’ANP demande une évaluation technique et économique du gaz restant. Pour Greater Sunrise, le ministre du Pétrole évoque le 24 septembre 2026 un début de production réaliste en 2034. Ce calendrier annoncé dépend encore des approbations, des choix techniques, du financement et de la construction. D’autres projets sont étudiés, dont Chuditch : Greater Sunrise n’est donc pas le seul relais envisageable. Aucun ne remplace aujourd’hui les recettes perdues.
ANP · causes de l’arrêt de Bayu-Undan, communiqué du 13 juin 2025 · Tatoli · propos du ministre du Pétrole, 24 septembre 2026 · Gouvernement · ressources restantes et projets, 10 juin 2025Ce qui change pour le budget
Le fonds pétrolier conserve l’épargne accumulée et les revenus de ses placements. Mais la production arrêtée n’alimente plus cette épargne comme auparavant. Pour financer le budget, l’État dépend donc davantage des recettes domestiques, des rendements financiers et des prélèvements sur le capital du fonds. La Banque mondiale situe le risque d’épuisement du fonds vers la fin des années 2030 si les retraits élevés se prolongent. Il s’agit d’une projection conditionnelle, sensible aux dépenses et aux rendements, pas d’une date certaine.
Banque mondiale · MPO avril 2026 · Banque centrale · rapport 84, juin 2026, tableau 14Ce que la crise au Moyen-Orient change pour le Timor
La crise renchérit une dépendance déjà forte
Le conflit au Moyen-Orient de 2026 accroît le risque sur les prix et l’acheminement des carburants importés. Le choc touche le coût de l’électricité, les transports et les biens essentiels. Depuis l’arrêt commercial de Bayu-Undan, une hausse du prix des hydrocarbures ne rétablit pas les recettes de ce champ. Greater Sunrise reste un relais futur : des prix élevés peuvent soutenir son intérêt commercial, sans garantir son financement ni avancer sa production.
Premier ministre · crise énergétique et réponse budgétaire, 28 mai 2026 · ANP · causes de l’arrêt de Bayu-Undan, communiqué du 13 juin 2025 · Tatoli · propos du ministre du Pétrole, 24 septembre 2026Protéger les ménages mobilise le budget
Le 25 mars, le gouvernement approuve des plafonds de prix et un mécanisme de subvention des carburants. Le budget rectificatif voté le 2 juin prévoit une réserve visant environ sept mois de besoins de combustible pour produire l’électricité. Il ne s’agit pas de sept mois de toute la consommation nationale, ni d’un stock intégralement livré que les pièces consultées permettraient de certifier. Le gouvernement indique financer ce rectificatif sans augmenter les transferts du fonds pétrolier initialement prévus.
Gouvernement · mesures de stabilisation des carburants, 25 mars 2026 · Gouvernement · budget rectificatif voté, 2 juin 2026Le solaire devient plus urgent, mais le secours reste à livrer
Le conseil du projet solaire national annonce une clôture financière le 8 septembre 2026 : le financement franchit une étape concrète. La mise en service et la production ne sont pas encore établies dans les sources retenues. Le diagnostic est donc celui d’un risque accru à court terme, avec des amortisseurs publics et un relais électrique en préparation ; aucune pénurie nationale ni multiplication récente des coupures n’est affirmée sans mesure.
DLA Piper, conseil du projet · clôture financière du 8 septembre, communiqué du 23 septembre 2026 · Banque mondiale · MPO avril 2026Le fonds finance le présent ; l’activité doit financer la suite
Sur mobile, faites glisser le schéma horizontalement pour suivre les flèches.
Les traits pleins montrent le financement actuel et les effets du choc. La boucle verte indique un résultat à construire : des investissements utiles peuvent élargir les recettes domestiques. Le fonds reste un patrimoine financier ; des hydrocarbures plus chers ne relancent pas Bayu-Undan. La réserve prévue et le financement solaire ne sont pas assimilés à des capacités déjà disponibles.
ANP · causes de l’arrêt de Bayu-Undan, communiqué du 13 juin 2025 · Banque centrale · rapport 84, juin 2026, tableau 14 · Banque mondiale · MPO avril 2026 · Gouvernement · budget rectificatif voté, 2 juin 2026 · DLA Piper, conseil du projet · clôture financière du 8 septembre, communiqué du 23 septembre 2026Le poids et les marges
Une photographie commerciale d’avant l’arrêt de Bayu-Undan
| Rang | Partenaire | Produits bilatéraux | Part |
|---|---|---|---|
| 1 | Chine 70,48 M€ | Combustibles minéraux ; Café, thé, épices ; Machines mécaniques | 46,55 % |
| 2 | Singapour 28,89 M€ | Combustibles minéraux ; Café, thé, épices ; Graisses et huiles | 19,08 % |
| 3 | Australie 25,49 M€ | Aéronefs et pièces ; Machines mécaniques ; Ouvrages en fer ou acier | 16,83 % |
| 4 | Indonésie 10,88 M€ | Café, thé, épices ; Navires et bateaux ; Machines mécaniques | 7,19 % |
| 5 | Japon 4,48 M€ | Combustibles minéraux ; Café, thé, épices ; Machines mécaniques | 2,96 % |
| Rang | Partenaire | Produits bilatéraux | Part |
|---|---|---|---|
| 1 | Indonésie 277,87 M€ | Véhicules routiers ; Préparations de céréales ; Sel, pierres, ciment | 33,04 % |
| 2 | Chine 118,96 M€ | Équipements électriques ; Céréales ; Machines mécaniques | 14,14 % |
| 3 | Singapour 87,15 M€ | Combustibles minéraux ; Véhicules routiers ; Équipements électriques | 10,36 % |
| 4 | Taïwan (Other Asia nes) 75,77 M€ | Combustibles minéraux ; Équipements électriques ; Ouvrages en fer ou acier | 9,01 % |
| 5 | Australie 55,92 M€ | Machines mécaniques ; Véhicules routiers ; Combustibles minéraux | 6,65 % |
Les marges ont changé depuis 2020
Matrice et justifications
Vue d’ensemble : niveaux et tendances depuis 2020+
Renouveler les capacités, préserver les marges
FORCE 01 · Atout stratégiqueUne épargne qui laisse le choix
FORCE 02 · Atout institutionnelChanger le gouvernement reste possible
FORCE 03 · Atout en constructionUne place nouvelle à la table régionale
FAILLE 01 · ●●●●● · StructurelLe budget consomme son amortisseur
FAILLE 02 · ●●●●● · Moyen termeLes infrastructures attendent leurs producteurs
FAILLE 03 · ●●●● · StructurelUne génération peut rester au bord du marché du travail
Qui décide, qui peut peser
Un pouvoir électif, des moyens inégaux
Le Premier ministre Xanana Gusmão conduit le gouvernement ; le président José Ramos-Horta exerce une fonction constitutionnelle distincte. Parlement, presse et organisations civiles peuvent contester. Le poids des dirigeants de l’indépendance et les limites de la justice pèsent sur l’efficacité de ces contrôles.
Plusieurs partenaires, peu de fonctions remplaçables
Le Timor-Leste peut négocier avec plusieurs capitales et institutions. Remplacer un opérateur de port, un fournisseur technique ou un débouché demande toutefois des moyens et du temps. Le nombre d’accords ne mesure pas le nombre d’alternatives effectivement utilisables.
Plus un acteur est proche du centre, plus la dépendance envers lui est forte ; l’épaisseur du trait suit le nombre de points.
- 🇮🇩Indonésieforte
- Approvisionnement · frontière · mobile
Premier fournisseur douanier en 2023, voisin terrestre et passage pour l’enclave d’Oecusse. Le poids commercial devient une contrainte pratique lorsque les livraisons ou les passages sont perturbés. Telkomcel appartient au groupe Telkom Indonesia par sa filiale Telin ; ce lien ajoute une fonction de réseau.
ONU Comtrade · marchandises 2023 · Telkom Indonesia · filiale Telkomcel, 20 février 2025 - 🇦🇺Australieforte
- Connexion · coopération · mer
Le câble rejoint le réseau australien Vocus. La frontière maritime a fait l’objet d’un traité en 2018 ; les choix énergétiques offshore et les coopérations de sécurité restent des relations structurantes. Le programme PALM ouvre aussi des emplois aux travailleurs timorais ; ses règles d’accès conditionnent une partie des revenus envoyés aux ménages.
Gouvernement · câble vers le réseau Vocus, juin 2024 · Bureau des frontières · traité signé le 6 mars 2018 · Banque mondiale · rapport économique, septembre 2025 - AGL / groupe MSCforte
- Exploitation portuaire
Tibar est un port exploité sous concession.
Limite AGL appartient au groupe MSC depuis décembre 2022 : l’opérateur actuel n’est pas présenté comme une dépendance exclusivement française héritée de Bolloré.
Gouvernement · inauguration de Tibar, 30 novembre 2022 · MSC · AGL et ses terminaux, consulté le 26 septembre 2026 - Portugal / SIBSnotable
- Paiements · savoir-faire
La technologie SIBS équipe le réseau P24 de la banque centrale.
Limite L’opérateur du règlement demeure national ; la dépendance technique ne signifie pas que le fournisseur décide des paiements publics.
AICEP Portugal · SIBS et réseau P24, octobre 2025 · Banque centrale · règlement R-TiMOR - Vietnam / Viettelnotable
- Réseau mobile · Telemor
Telemor est la marque timoraise de Viettel. L’exploitation du réseau crée une dépendance technique durable ; la présence d’autres opérateurs interdit de conclure à un monopole national.
Viettel · Telemor, 22 août 2022 · Telkom Indonesia · filiale Telkomcel, 20 février 2025 - 🇺🇸États-Unisnotable
- Dollar · conditions financières
La monnaie utilisée est le dollar : Dili ne règle pas son taux directeur ni son taux de change. Les conditions financières américaines se transmettent au pays ; les placements du fonds restent aussi exposés aux marchés mondiaux.
Limite Cette contrainte ne donne pas à Washington le contrôle du budget timorais.
FMI · Article IV, septembre 2025 · Banque centrale · rapport 84, juin 2026, tableau 14 - 🇨🇳Chinenotable
- Commerce · construction · partenariat
Deuxième fournisseur dans les douanes de 2023, partenaire stratégique depuis septembre 2023 et pays du constructeur de Tibar, China Harbour. La construction est distincte de l’exploitation par AGL / MSC.
Limite Le rang de premier client douanier ne mesure pas à lui seul les débouchés du gaz offshore ni une dépendance économique totale.
ONU Comtrade · marchandises 2023 · ONU Comtrade · marchandises 2023 · Gouvernement · partenariat stratégique avec la Chine, septembre 2023 · Gouvernement · inauguration de Tibar, 30 novembre 2022 - 🇳🇿Nouvelle-Zélandemodérée
- Formation militaire
Le déploiement de huit instructeurs en 2026 documente un soutien concret.
Limite Il ne transfère pas le commandement national et ne prouve pas une capacité autonome de surveillance.
Défense néozélandaise · formation, 30 juillet 2026 - 🇰🇷Corée du Sudmodérée
- Accès au travail · programme EPS
Le dispositif coréen d’admission au travail offre un débouché aux travailleurs timorais. Les conditions fixées par le pays d’accueil encadrent ce canal ; aucun poids national des transferts coréens n’est établi ici.
Banque mondiale · rapport économique, septembre 2025 - 🇬🇧Royaume-Unimodérée
- Mobilité · travail saisonnier
Le rapport économique de septembre 2025 identifie une communauté timoraise et un accord de travail agricole saisonnier. L’existence d’un accord ne mesure ni les places effectivement pourvues ni les transferts issus de ce canal.
Banque mondiale · rapport économique, septembre 2025 - 🇫🇷Francemarginale
- Relation limitée · présence historique
L’histoire du contrat portuaire explique une présence française passée. Depuis l’acquisition d’AGL par MSC, le levier d’exploitation est attribué au groupe actuel ; aucune tutelle française n’est déduite de cette histoire.
Gouvernement · inauguration de Tibar, 30 novembre 2022 · MSC · AGL et ses terminaux, consulté le 26 septembre 2026
Les points combinent dépendance technologique, exposition financière, poids commercial et capacité de pression politique. Ce sont des appréciations explicites, pas des parts de marché. Les mêmes acteurs et points figurent dans le dossier MASTER et la page PUBLIC.
Les fonctions critiques à faire tenir ensemble
Des équipements livrés, des capacités à compléter
Tibar a été inauguré le 30 novembre 2022. Cette ouverture est un fait matériel ; la hausse des exportations locales qu’il pourrait permettre reste un résultat à observer. Les routes relient les marchés et les services, mais leurs longueurs récentes, leur état homogène et les volumes de fret fluvial ne sont pas établis dans ce dossier. Aucune capacité ferroviaire nationale n’est quantifiée.
Gouvernement · inauguration de Tibar, 30 novembre 2022Le câble et son prolongement à terre
L’atterrissement de 2024 relie le Timor-Leste au réseau Vocus australien. Tatoli rapporte le lancement commercial de l’opérateur public Cabos de Timor-Leste le 28 juillet 2026. Ce fait est distinct de la construction du réseau terrestre, de la couverture des villages et des prix payés par les abonnés. Les engagements de disponibilité et les itinéraires de secours restent à documenter.
Gouvernement · câble vers le réseau Vocus, juin 2024 · Tatoli, agence nationale · lancement commercial du câble, 28 juillet 2026Du câble au téléphone
La liaison internationale doit être prolongée par les réseaux accessibles aux abonnés. Telemor relève de Viettel, au Vietnam ; Telkomcel appartient au groupe Telkom Indonesia via Telin. Ces opérateurs, distincts de l’opérateur public du câble, assurent des fonctions de réseau et de service. Leur présence ne garantit ni une couverture universelle ni un accès abordable.
Viettel · Telemor, 22 août 2022 · Telkom Indonesia · filiale Telkomcel, 20 février 2025 · Tatoli, agence nationale · lancement commercial du câble, 28 juillet 2026L’argent du quotidien conserve un opérateur national
R-TiMOR, exploité par la banque centrale, assure le règlement entre établissements. Le système P24 s’appuie sur les solutions SIBS. Propriété de l’infrastructure, fournisseur de logiciel et banque de détail remplissent des fonctions différentes. La dollarisation limite la politique monétaire nationale ; elle ne transfère pas automatiquement la gestion des comptes publics à un État étranger.
Banque centrale · règlement R-TiMOR · AICEP Portugal · SIBS et réseau P24, octobre 2025 · FMI · Article IV, septembre 2025L’électricité et les biens essentiels
Acheter du carburant, le transporter, produire le courant puis le distribuer sont quatre étapes exposées. Le raccordement de la population ne suffit pas à prouver la continuité du service. Les céréales, véhicules et équipements figurent parmi les principaux achats douaniers de 2023. L’origine précise des médicaments, des principes actifs et les stocks de secours restent n.d. ; le pays d’expédition ne serait pas à lui seul une preuve d’origine industrielle. En 2026, la crise au Moyen-Orient conduit à préparer une réserve de carburant destinée notamment à Hera et Betano. Pouvoir acheter du combustible, le stocker et le livrer aux centrales devient un enjeu immédiat ; une enveloppe votée ne prouve pas un stock disponible.
ONU Comtrade · marchandises 2023 · Banque mondiale · EG.ELC.ACCS.ZS · relevé du 26 septembre 2026 · Banque mondiale · IC.ELC.OUTG.ZS · relevé du 26 septembre 2026 · Premier ministre · crise énergétique et réponse budgétaire, 28 mai 2026 · Gouvernement · budget rectificatif voté, 2 juin 2026Les revenus du travail circulent aussi par-delà les frontières
Les transferts personnels reçus passent de 4,43 % du PIB en 2020 à 9,99 % en 2025 selon la Banque mondiale. Ils soutiennent les ménages quand les débouchés locaux manquent. Le programme australien PALM et les voies d’emploi en Corée du Sud font dépendre une partie de ces revenus des règles d’admission et du marché du travail des pays d’accueil. Cette hausse du ratio reflète aussi l’évolution du PIB.
Banque mondiale · transferts personnels reçus, % du PIB, 2020-2025 · Banque mondiale · rapport économique, septembre 2025Un flux n’est pas un stock
Les entrées nettes d’investissement direct atteignent 224,11 millions d’euros en 2025 dans la série Banque mondiale de balance des paiements. Ce flux annuel ne donne pas le stock de capital installé. Le stock récent, ses trois à cinq premières origines et les investisseurs ultimes restent n.d. dans les tableaux comparables réunis.
Banque mondiale · BX.KLT.DINV.CD.WD · relevé du 26 septembre 2026 · BCE · moyennes annuelles EUR/USD, 2020-2025Entre l’archipel indonésien et l’Australie
Carte de situation, sans classement de robustesse des voisins. Oecusse appartient au Timor-Leste ; les petites limites ne sont pas toutes lisibles à cette échelle.
Indonésie · La frontière et l’approvisionnement lient le quotidien
La continuité des échanges compte pour les ménages autant que les annonces de coopération. L’enclave d’Oecusse rend les conditions de passage particulièrement importantes. Un différend local de frontière ne doit pas être assimilé à une perte générale du contrôle territorial.
ONU Comtrade · marchandises 2023 · Freedom House · rapport 2021, situation 2020Australie · Négocier les ressources et les connexions
Le traité maritime signé le 6 mars 2018 démontre une capacité de négociation timoraise. Il ne vaut ni mise en exploitation de Greater Sunrise ni disparition de toute dépendance technique. Le câble et les coopérations ajoutent des fonctions concrètes à la relation.
Bureau des frontières · traité signé le 6 mars 2018 · Gouvernement · câble vers le réseau Vocus, juin 2024ASEAN · Transformer l’appartenance en accès effectif
Le pays est membre depuis octobre 2025. Les capacités douanières, les normes, le crédit et les compétences détermineront la part des entreprises qui peuvent profiter de cette ouverture. Une adhésion est acquise ; son rendement économique reste conditionnel.
ASEAN · admission du 26 octobre 2025 · OMC · membre depuis le 30 août 2024CPLP · Une autre voie de coopération
Membre depuis 2002, le Timor-Leste exerce la présidence tournante de la Communauté des pays de langue portugaise lors des réunions de Dili d’août 2026. Ce réseau complète l’ASEAN et le g7+ par des coopérations de langue, de mobilité et d’institutions. Il constitue un accès diplomatique, sans suffire à mesurer une influence médiatique.
Gouvernement · présidence et réunions de la CPLP, 21 août 2026Les bascules à observer
Les prélèvements cessent de porter tout l’ajustement
Des recettes domestiques plus solides et une dépense mieux choisie réduisent le besoin de puiser dans le fonds, sans retirer les services essentiels aux ménages.
L’électricité devient moins dépendante du carburant
Le solaire et le stockage sont mis en service, puis leur production et leur effet sur les coupures sont mesurés. L’annonce du financement ne suffit pas. La réserve doit être livrée, stockée et renouvelée ; le financement du solaire doit se traduire en production mesurée.
Les jeunes accèdent à des emplois durables
La formation se traduit en métiers exercés et en entreprises capables de recruter. Les résultats d’insertion comptent davantage que le nombre de places annoncées.
Les règles deviennent plus prévisibles
Justice, procédures foncières et commande publique donnent aux citoyens et aux entreprises des moyens concrets d’obtenir une décision et de la faire appliquer.
Un projet gazier devient une capacité financée
Pour Greater Sunrise, suivre séparément les approbations, la décision d’investissement, la construction et la première production. L’horizon 2034 annoncé par le ministre ne suffit pas à inscrire de nouvelles recettes dans le présent.
Trois chemins conditionnels
L’épargne finance le relais
Si les retraits financent des compétences, une électricité fiable et des activités exportatrices, les nouvelles connexions deviennent utiles aux producteurs. Les recettes domestiques gagnent du poids et les institutions disposent de moyens plus stables.
Le fonds maintient le quotidien
Si l’investissement avance sans élargir assez la production, le fonds continue de soutenir les transferts et les importations. Les services tiennent, mais les recettes courantes et les emplois privés demeurent insuffisants. Un démarrage de Greater Sunrise vers 2034 laisserait plusieurs années à financer avant un éventuel nouveau flux gazier.
Les marges se réduisent ensemble
Si les rendements financiers baissent pendant que les carburants coûtent plus cher et que les dépenses restent rigides, l’État doit arbitrer plus durement. Les retards d’entretien et les difficultés sociales peuvent alors se renforcer. Un nouveau retard gazier prolongerait encore les prélèvements sur le fonds. Une crise prolongée au Moyen-Orient accentuerait cette tension sur l’approvisionnement et les aides aux prix.
L’indépendance acquise, le relais économique à construire
Le Timor oriental a obtenu ce que beaucoup d’États neufs cherchent encore : des frontières reconnues, des élections qui changent les gouvernants, une place à l’ASEAN. Il a aussi une épargne d’environ 16 milliards d’euros.
Mais le puits s’est tari. Bayu-Undan s’est arrêté en juin 2025, et Greater Sunrise n’est pas attendu avant 2034. Entre les deux, le budget puise dans le fonds. Le courant dépend toujours du carburant importé.
Le port et le câble ouvrent des portes. Pour les franchir, il faut encore des usines, du courant régulier et des emplois.
Le fonds peut financer le relais ; il ne peut pas en tenir lieu.
Les mécanismes, les périmètres et les arbitrages
La fin d’une exploitation n’est pas la disparition de toutes les ressources
L’expression « fin du pétrole » résumait trop brutalement la transition. Bayu-Undan est un champ de gaz et de condensats, c’est-à-dire de liquides associés au gaz. Son déclin a réduit les volumes disponibles. Le communiqué du régulateur ANP du 13 juin 2025 donne les motifs commerciaux précis de l’arrêt du 4 juin : débouché limité et installations vieillissantes coûteuses. Il mentionne des ressources restantes dont la viabilité doit être étudiée. Le FMI emploie un raccourci d’épuisement et une annexe situe l’arrêt en mai 2025 ; pour la date et les causes opérationnelles, la fiche retient le régulateur spécialisé. Les discussions gouvernementales de juillet 2026 sur la modernisation et la réutilisation des installations sont des projets. Elles ne prouvent aucune reprise. Le bilan financier du fonds, les ressources physiques du sous-sol et les recettes annuelles d’une production sont trois objets distincts. Greater Sunrise pourrait apporter des revenus futurs, mais exige des choix techniques, un cadre contractuel et du financement avant toute production.
Le patrimoine et le revenu ne répondent pas à la même question
Le fonds pétrolier contient des actifs financiers accumulés à partir de l’exploitation passée. Il peut produire un revenu et absorber une partie des dépenses, mais son encours ne mesure pas la capacité annuelle de l’économie à renouveler les recettes. Cette distinction devient centrale après l’arrêt de la production. Des actifs importants peuvent coexister avec un déficit courant et une industrie très étroite. Le raisonnement ne consiste donc pas à prévoir mécaniquement une date de disparition du fonds. Il examine le lien entre les retraits, les rendements et les capacités qu’ils financent. Les scénarios de déplétion publiés par les institutions dépendent d’hypothèses de prix, de dépense et de rendement ; ils ne sont pas une échéance certaine.
Lire les finances publiques sans confondre les dénominateurs
Les recettes domestiques, les transferts du fonds et les dépenses répondent à des périmètres différents. Une part de financement doit préciser son année et son dénominateur. Le Macro Poverty Outlook décrit un financement pétrolier représentant environ trois quarts des dépenses dans la période historique évoquée. Le revenu soutenable du fonds entre dans les recettes ; les prélèvements supplémentaires passent dans le financement du déficit. Une même somme peut donc changer de ligne selon la convention statistique. La fiche retient le mécanisme de dépendance et nomme les conventions, sans recomposer une part exacte à partir de périmètres différents.
Pourquoi une faible dette ne suffit pas à rendre le financement robuste
Le pilier I à 2,7 combine une dette faible et des actifs financiers importants avec un déficit extérieur et des prélèvements élevés sur le fonds. Le financement peut rester disponible alors que sa base se fragilise. La croissance hors pétrole n’est donc qu’une dimension du diagnostic. Sa moyenne 2023-2025 atteint 3,73 %, mais la série du PIB total inclut le recul de l’activité pétrolière. Fusionner ces périmètres ferait disparaître la transition que la fiche cherche précisément à expliquer. La lecture du budget doit également distinguer les recettes ordinaires, le revenu soutenable du fonds et les retraits supplémentaires. Une dépense peut être payable aujourd’hui sans être reproductible chaque année. La note exprime cette tension entre marge présente et renouvellement futur des revenus.
Pourquoi le PIB de la fiche diffère de celui de la collecte
Le chiffre de PIB nominal employé ici vient du relevé Banque mondiale téléchargé le 26 septembre 2026. La collecte commune retenait le FMI, dont la valeur était différente. Il ne s’agit pas d’une nouvelle croissance observée, mais d’un changement explicite de source pour les indicateurs de taille et le classement recalculé. La série mondiale et la série nationale ont le même millésime. Pour apprécier la conjoncture, la fiche conserve séparément la croissance hors pétrole du FMI et de la Banque mondiale. Une hausse du PIB converti en euros peut aussi résulter du change : la comparaison réelle doit conserver des volumes et des prix constants, ce que les montants courants ne font pas.
L’intérêt du port se mesure aussi à terre
Tibar peut réduire les contraintes d’accueil des navires et de manutention. Les marchandises doivent ensuite atteindre les exploitations, les ateliers et les magasins. Le gain logistique dépend de l’état des routes, des délais douaniers, des prix du transport et de la disponibilité des pièces. Un projet portuaire livré ne devient donc pas automatiquement un succès industriel. La cotation de l’opérateur dans les emprises décrit une fonction continue d’exploitation ; elle ne suppose pas un droit politique sur toutes les décisions nationales. Le contrat initial avec Bolloré et l’appartenance actuelle d’AGL à MSC sont deux étapes distinctes. Les attribuer au même drapeau aurait masqué la chaîne réelle de contrôle.
Le commerce de 2023 ne prédit pas celui de 2026
Les tableaux donnent les montants bilatéraux enregistrés par le déclarant Timor-Leste, puis calculent les parts sur le total de chaque flux. La fin de la production pétrolière rend cette photographie particulièrement datée. Les exportations liées aux combustibles étaient majoritaires dans les données disponibles ; cette structure ne peut pas être reconduite après l’arrêt. Les pièces aéronautiques peuvent inclure des opérations ponctuelles ou des réexportations : sans ventilation suffisante, aucune industrie aéronautique locale n’est déduite de leur présence. Les pays de destination ne renseignent pas toujours sur le consommateur final. De même, les fournisseurs douaniers ne sont pas nécessairement le pays où chaque composant a été fabriqué.
Investissement direct : entrée annuelle et capital installé
La série de balance des paiements mesure un flux net d’investissement direct entrant. Elle peut être négative lorsque les sorties ou remboursements intragroupes excèdent les nouveaux apports. Le flux de 2025 ne permet pas de reconstruire un stock en l’additionnant à quelques années antérieures : il manquerait le stock initial, les valorisations, les variations de change et les reclassements. Les principaux investisseurs ultimes n’ont pas été établis dans un tableau cohérent avec ce flux. Les opérateurs de port, de câble et de paiement sont documentés par fonction, pas présentés comme un palmarès de capitaux étrangers. Le montant attire l’attention ; le transfert de compétence et les achats locaux déterminent une part de son effet durable.
Production, transport et distribution du courant
L’enquête entreprises renseigne une expérience de coupure dans un champ défini d’établissements. Elle ne donne ni une mesure nationale de durée annuelle d’interruption ni une couverture de tous les travailleurs indépendants. La dernière observation 2021 dépasse le seuil d’un quart retenu par le Projet. Son ancienneté impose de demander une nouvelle mesure avant de conclure à une amélioration ou à une aggravation récente. Le projet solaire traite une partie de la dépendance au combustible ; le stockage peut aider à décaler la disponibilité de l’électricité. Ni l’un ni l’autre ne répare automatiquement un défaut du réseau de transport ou de distribution. La puissance nominale et la production annuelle effectivement injectée sont également deux objets différents.
Contrôler le territoire et surveiller la mer
Une armée peut relever d’un commandement national cohérent tout en disposant de moyens limités pour patrouiller. Le constat de territoire administré n’implique donc pas une note militaire haute. Inversement, la dépendance à une formation étrangère ne prouve pas que l’État a perdu le contrôle de ses forces. La note de 2,6 exprime cette combinaison. L’effectif de 2020 est daté et ne sert pas d’inventaire 2026. Le coût relatif de la défense peut augmenter par variation du dénominateur économique, sans hausse équivalente des moyens. Les annonces de patrouilleurs restent hors de la liste des capacités livrées tant que leur réception et leur disponibilité ne sont pas établies.
Un relais collectif précis, une portée encore limitée
Le fait informationnel recherché est une position timoraise relayée au-delà du pays, pas simplement une cérémonie d’adhésion. La réunion du g7+ à Dili fournit un jalon daté, avec une résolution commune et une désignation pour la médiation. Le communiqué utilisé est celui du gouvernement hôte : sa portée et son origine restent apparentes. Il ne constitue pas une mesure indépendante d’audience et ne démontre pas que l’ASEAN a adopté un thème proposé par Dili. Le classement de liberté de la presse mesure les conditions de travail des médias, pas leur rayonnement. Maintenir IV à 2,4 permet de reconnaître le progrès diplomatique sans attribuer une puissance informationnelle qui n’a pas été établie.
L’innovation ne se déduit pas du débit d’un câble
La présence d’un réseau moderne peut aider chercheurs, étudiants et entreprises à échanger. Elle ne donne pas le nombre de chercheurs actifs, l’effort national de recherche, les brevets utiles ou l’appropriation locale des techniques. Le profil du Global Knowledge Index 2025 fournit un éclairage complémentaire et rend inexacte une affirmation générale d’absence de toute source primaire. Il reste un indice composite sans paire 2020 comparable réunie ici. Sa découverte ne suffit pas à convertir la décision de non-notation en une note basse. Le dossier conserve donc les neuf piliers, marque VII comme analysé mais non noté, et retire exactement son poids de 9 % du calcul global. La tendance est explicitement non déterminée.
La démocratie électorale et le droit au quotidien
L’alternance offre un moyen de sanctionner un gouvernement, mais ne résout pas toutes les difficultés d’accès à la justice. Les deux questions de Freedom House portant sur l’indépendance judiciaire et les garanties de procédure doivent rester distinctes. Une insuffisance de personnel, un obstacle de langue ou la lenteur d’un dossier n’ont pas le même mécanisme qu’une instruction politique donnée à un juge, même si leurs effets peuvent se cumuler. Le score de corruption sert de repère attribué à son producteur, sans déterminer automatiquement la note institutionnelle. La règle du Projet réserve le niveau le plus bas à l’effondrement ou aux autorités rivales. Aucun de ces états n’est démontré dans le corpus timorais.
Les comparaisons de capital humain
La tendance d’IDH est lue dans une même édition du PNUD, celle de 2025, qui reconstitue les valeurs historiques. Comparer deux chiffres issus d’éditions différentes aurait pu mélanger une évolution réelle et une révision statistique. La baisse de 0,650 en 2020 à 0,634 en 2023 coexiste avec une espérance de vie qui remonte jusqu’en 2024. La flèche ne dit donc pas que tous les domaines se dégradent. La mesure des jeunes sans emploi, études ni formation date de 2022 et ne remplace pas une observation manquante en 2020. Enfin, les projections de pauvreté à partir d’une enquête ancienne ne sont pas des comptages récents des ménages ; cette limite reste nécessaire à toute comparaison.
Ce que la veille devra établir
Les bascules proposées sont des conditions à vérifier. Pour le budget, il faut une série cohérente de recettes domestiques et de prélèvements, avec les mêmes conventions d’enregistrement. Pour l’électricité, il faut la mise en service, la production et les mesures de continuité. Pour les emplois, il faut suivre l’insertion et la formalisation plutôt que les seules annonces de formation. Pour la justice, la preuve utile est une décision effectivement exécutée ou un changement d’accès documenté. Ces conditions sont rangées dans un fichier interne avec des seuils de réexamen. Aucun dispositif automatique de surveillance n’a été créé et aucun scénario n’est présenté comme une prévision certaine.
Greater Sunrise : un calendrier à étapes, pas une recette disponible
Le 24 septembre 2026, Tatoli rapporte les propos du ministre du Pétrole situant un début de production réaliste en 2034. Le ministre décrit trois documents de cadrage achevés, encore soumis aux procédures d’approbation australienne et timoraise. Achever une négociation ne signifie ni disposer d’un financement irrévocable ni avoir construit les installations. Une annonce du 15 septembre évoquait 2034 ou 2035 et une décision d’investissement souhaitée en 2029 ; cette dernière date reste un objectif rapporté par la presse, pas une décision prise. L’hypothèse d’un relais doit donc être suivie étape par étape. Bayu-Undan conserve des ressources à évaluer, tandis que Chuditch et d’autres projets sont aussi envisagés. Présenter Greater Sunrise comme la seule ressource restante confondrait l’importance stratégique d’un projet avec l’inventaire du sous-sol.
Le risque d’épuisement du fonds peut être daté sous conditions
Le FMI, dans son rapport Article IV de septembre 2025, place l’épuisement du fonds en 2038 dans son scénario de référence. Le Macro Poverty Outlook d’avril 2026 évoque la fin des années 2030. Ces résultats décrivent une trajectoire de dépenses, de recettes et de rendement ; ils ne constituent pas une échéance contractuelle. Des rendements plus faibles ou des retraits plus forts avanceraient le risque, tandis qu’une consolidation peut préserver le patrimoine. Le budget total ne se confond pas avec le retrait du fonds : les recettes domestiques et les autres financements doivent être distingués. Le revenu soutenable estimé, fondé sur 3 % de la richesse pétrolière évaluée, est encore un autre objet. Comparer les dépenses totales au revenu soutenable sans isoler le prélèvement effectif donnerait une mesure trompeuse du dépassement.
Nutrition : une contrainte précoce, mesurée dans une enquête ancienne
Le rapport final de l’enquête nationale nutritionnelle 2020, publié avec l’UNICEF, donne 47,1 % de retard de croissance chez les enfants âgés de 0 à 59 mois ; son intervalle de confiance est de 46,2 à 48,0 %. Ce résultat mesure une taille insuffisante pour l’âge selon les normes de l’OMS. Il ne faut pas le transformer en taux de 2026 ni le confondre avec la maigreur aiguë. Les estimations harmonisées des bases internationales peuvent présenter des valeurs différentes. La fiche identifie donc le producteur et le millésime retenus. La nutrition complète l’IDH et l’accès à l’emploi dans l’analyse du capital humain : elle indique que la construction des capacités commence avant la formation professionnelle. La note du pilier reste une appréciation d’ensemble, pas le résultat arithmétique de cette seule proportion.
Mobilité du travail : un soutien réel, des accès dépendants des pays d’accueil
La série WDI des transferts personnels reçus rapporte les entrées au PIB total : 4,4321 % en 2020 et 9,9856 % en 2025. Les pourcentages calculés sur le PIB hors pétrole dans les rapports économiques suivent un autre dénominateur et ne doivent pas être raccordés directement à cette série. La hausse du ratio ne signifie pas à elle seule que les sommes envoyées ont doublé : la contraction du PIB pétrolier affecte aussi le calcul. Le rapport économique de septembre 2025 décrit le développement du programme australien PALM et les voies d’emploi coréennes. L’accès aux emplois dépend des règles de recrutement et d’admission des pays d’accueil. Les émigrés ne sont donc pas traités comme une puissance extérieure unique. L’Australie, la Corée du Sud et le Royaume-Uni portent ces leviers dans la table ; les revenus sont analysés comme amortisseur pour les ménages et comme dépendance aux marchés du travail étrangers.
Les emprises distinguent construire, exploiter et régler la monnaie
La Chine a construit Tibar par China Harbour, tandis que la fonction continue d’exploitation relève d’AGL, groupe MSC. Le partenariat stratégique de 2023 ajoute un lien diplomatique, sans démontrer un contrôle chinois du port. Telemor/Viettel et Telkomcel/Telkom documentent des opérateurs mobiles différents ; aucune part de marché récente n’est inventée pour leur attribuer un monopole. La dépendance au dollar est cotée chez les États-Unis comme contrainte monétaire structurelle. Elle ne signifie ni propriété américaine de tous les actifs du fonds ni contrôle des décisions budgétaires. La diversification des placements oblige à distinguer exposition aux marchés mondiaux et dépendance à une juridiction. Enfin, la destination douanière du gaz et sa chaîne physique via Darwin ne se confondent pas : sans rapprochement complet avec les déclarations des partenaires, les 46,55 % attribués à la Chine restent une part du seul relevé timorais de marchandises en 2023.
Le Moyen-Orient transforme le risque énergétique en arbitrage budgétaire
Le discours du Premier ministre du 28 mai 2026 relie explicitement le conflit au Moyen-Orient aux mesures d’urgence timoraises. L’effet immédiat porte sur les produits raffinés achetés, leur acheminement et la continuité de la production électrique. Il ne faut pas assimiler le fournisseur douanier du carburant à l’origine du brut, ni prétendre que chaque cargaison timoraise passe directement par Ormuz. Un choc mondial peut se transmettre par les prix et les chaînes régionales même lorsque l’importation vient d’un voisin. Les plafonds et subventions amortissent le prix payé par le consommateur, en reportant une partie de l’ajustement sur les finances publiques. Le vote du 2 juin prévoit une réserve de combustible pour environ sept mois de production électrique. Il ne constitue pas un inventaire physique des dépôts au 26 septembre. Le Premier ministre évoque l’acquisition de 80 millions de litres de diesel ; réception, utilisation et solde des stocks restent à établir.
Une hausse des hydrocarbures n’est plus automatiquement une bonne nouvelle
La hausse des prix ne relance pas Bayu-Undan, arrêté commercialement en juin 2025, et ne convertit pas Greater Sunrise en production présente. Elle pourrait améliorer l’intérêt commercial de ressources futures, mais les coûts de construction, le financement et la durée de développement comptent également. Le fonds pétrolier est un portefeuille de placements : sa performance ne suit pas mécaniquement le prix du pétrole. La réaction budgétaire documentée en juin 2026 ne prévoit pas davantage de transferts du fonds qu’au budget initial ; parler de retraits supplémentaires déjà causés par la crise serait donc inexact. Une crise durable peut toutefois accroître le besoin de soutien et réduire les marges pour d’autres dépenses. Le diagnostic énergétique doit ainsi séparer facture d’importation, stock de secours, production électrique et perspective d’exportation gazière.
Le solaire a avancé depuis le communiqué de juillet
DLA Piper, conseil du projet auprès d’EDTL dans une équipe conduite par la Banque asiatique de développement, annonce le 23 septembre une clôture financière intervenue le 8 septembre. Cette étape remplace la description antérieure limitée à un financement annoncé. Le cabinet décrit 72 MW-AC solaires et un stockage de 72 MW sur une heure, tandis que le communiqué ADB de juillet donnait 73,7 MW-AC et 80,2 MWh. Sans documentation technique rapprochant ces périmètres, la fiche conserve leur attribution et ne les additionne pas. Aucune de ces valeurs ne prouve une capacité déjà disponible sur le réseau. La crise renforce l’intérêt de réduire les achats de diesel ; la baisse effective de dépendance devra être vérifiée après mise en service, à partir des volumes produits et des interruptions observées. Le pilier V reste à 2,0, avec une aggravation du risque de court terme explicitement distinguée de sa tendance structurelle.
Méthodologie et légende
Comment on arrive à 2,4. Grille SAPERE v3. Le pilier VII n’est pas noté. Les huit autres piliers couvrent 91 % des poids. I, II, VI et VIII : 13,5 % chacun ; III, IV et V : 9 % ; IX : 10 %. La somme pondérée brute vaut 2,1535 ; divisée par 0,91, elle donne 2,3665, puis 2,4 après arrondi au dixième ROUND_HALF_UP.
Règle commune aux fiches de la série : la note du pilier IX est la moyenne arithmétique des cinq sous-indicateurs, plafonnée à 2,5 dès que deux d'entre eux au moins sont à 2 ou moins. A rente = 1 ; B exportations = 1 ; C sécurité = 3 ; D réserves = 5 ; E décision = 4. Moyenne : 2,8 ; deux sous-indicateurs à 2 ou moins, donc plafond actif à 2,5. B regarde les produits et les destinations ; les combustibles sont majoritaires dans le relevé 2023, même si la Chine reste sous la moitié des débouchés.
Lecture des notes. I : actifs financiers et dette faible, mais rupture pétrolière et déficits ; le profil ne se résume pas à la croissance hors pétrole. V : le seuil de 25 % d’entreprises touchées est franchi dans l’enquête 2021, sans prétendre à une mesure récente. VI : contrôle territorial et capacité de surveillance sont distincts. VIII : élections et administration fonctionnent malgré les déficits de justice ; aucun effondrement n’est établi. IV : résolution du g7+ datée, mais portée médiatique et agenda ASEAN insuffisamment établis pour les niveaux hauts.
Montants courants convertis en euros : flux 2020 à 1,1422 dollar pour un euro, 2023 à 1,0813, 2025 à 1,1300 ; fonds au 30 juin 2026 à 1,1394. Taux BCE non arrondis dans les calculs, arrondi au seul affichage. Les unités PPA restent des dollars internationaux. BCE · moyennes annuelles EUR/USD, 2020-2025 · BCE · cours EUR/USD du 30 juin 2026
Comprendre l'échelle de robustesse, du plus solide au plus fragile+
- Solidement ancré4,0 à 5,0 · Capacités prouvées sur la durée. Le pays absorbe les chocs sans risque de basculement.
- Résilient sous contrainte3,0 à 3,9 · Forces et faiblesses en tension, mais le système tient par ses propres moyens.
- Sous tension structurelle2,5 à 2,9 · Le pilier tient grâce à une béquille : une rente, un partenaire, un corridor. Il cède si elle cède.
- Fragile et dépendant1,5 à 2,4 · Vulnérabilité profonde. La fonction est assurée, mais sans maîtrise réelle des moyens.
- Défaillance critique1,0 à 1,4 · Risque d'effondrement de la fonction. Autorité ou capacité contestée sur l'essentiel.
L'échelle mesure la capacité à encaisser un choc, pas la richesse ni le potentiel. Le niveau de chaque pilier découle mécaniquement de son évaluation sur cinq points, selon les bornes ci-dessus.
Les neuf piliers, et ce que chacun pèse. Ils ne comptent pas à égalité : quatre d'entre eux portent à eux seuls 54 % de la note.
La pondération ne récompense pas le prestige d'un domaine, mais sa capacité à entraîner ou à fragiliser les autres : l'économie, l'industrie, la défense et la gouvernance conditionnent le reste. Elle est la même pour toutes les fiches de la série, ce qui rend les scores comparables entre eux.
| Pilier | Le domaine | Poids dans la note |
|---|---|---|
| I | Économie et finance | 13,5 % |
| II | Industrie et technologie | 13,5 % |
| III | Démographie et capital humain | 9 % |
| IV | Diplomatie, influence et information | 9 % |
| V | Énergie et ressources | 9 % |
| VI | Défense et sécurité | 13,5 % |
| VII | Innovation et savoir | 9 % |
| VIII | Gouvernance et institutions | 13,5 % |
| IX | Autonomie stratégique | 10 % |
Ce que mesure chaque pilier
Posséder du pétrole, une armée nombreuse ou une jeunesse abondante est un potentiel. Les neuf piliers regardent ce que le pays sait en faire, c'est-à-dire la différence entre ce qu'il possède et ce qu'il sait faire de ce qu'il possède.
I · Économie et finance
Ce qui est regardé : la croissance, l'inflation, la dette, les réserves, l'accès au crédit. Pourquoi : un État qui ne peut plus emprunter, payer ses fournisseurs ni honorer ses échéances encaisse mal le premier choc venu.
II · Industrie et technologie
Ce qui est regardé : ce que le pays fabrique, transforme et répare lui-même. Pourquoi : exporter une matière première et importer les machines, c'est laisser la valeur se créer ailleurs. L'industrie transforme une ressource en capacité.
III · Démographie et capital humain
Ce qui est regardé : l'école, la santé, l'accès à l'eau, l'emploi, la structure par âge, le départ des compétences. Pourquoi : une jeunesse nombreuse est une force si elle est formée et employée. Sinon elle devient une pression de plus sur l'État.
IV · Diplomatie, influence et information
Ce qui est regardé : les alliances, les médiations, le poids dans les organisations, l'image du pays et sa capacité à faire circuler une information crédible. Pourquoi : tout ne se règle pas par l'argent ou par les armes. Savoir convaincre, négocier et se faire entendre donne des marges qu'un poids économique ne donne pas.
V · Énergie et ressources
Ce qui est regardé : l'accès à l'électricité, la fiabilité du réseau, la dépendance aux carburants importés, le mix énergétique et la maîtrise des ressources stratégiques. Pourquoi : avoir une ressource et pouvoir s'en servir sont deux choses. Un pays peut produire du pétrole et importer son carburant, avoir des barrages et laisser des provinces sans courant.
VI · Défense et sécurité
Ce qui est regardé : le contrôle réel du territoire, y compris dans le cyberespace, l'état du matériel, la logistique, les dépendances extérieures. Pourquoi : une force qu'on ne peut ni ravitailler ni déployer ne protège pas. On mesure une capacité, pas un inventaire.
VII · Innovation et savoir
Ce qui est regardé : la recherche, les universités, les brevets, la formation, le maintien des talents. Pourquoi : acheter une technologie n'est pas la maîtriser. L'industrie sait produire, l'innovation sait inventer.
VIII · Gouvernance et institutions
Ce qui est regardé : l'efficacité de l'administration, l'état de droit, la corruption, les contre-pouvoirs, la continuité des règles, les inégalités et la cohésion sociale. Pourquoi : des ressources ne deviennent de la robustesse que si un État sait les administrer, si ses décisions survivent à ceux qui les prennent, et si la société qu'il gouverne n'est pas fracturée.
IX · Autonomie stratégique
Ce qui est regardé : d'où viennent les recettes publiques, à qui le pays vend, de qui dépend sa sécurité, combien de mois d'importations ses réserves couvrent, et s'il peut refuser une pression extérieure. Pourquoi : aucun pays n'est indépendant. La question est de savoir si ses dépendances se négocient, ou si elles décident à sa place.
Aucun pilier ne suffit seul, et c'est le principe : une économie solide finance une armée, une industrie réduit les importations, de bonnes institutions transforment une rente passagère en infrastructures. À l'inverse, deux ou trois faiblesses profondes peuvent annuler plusieurs atouts.
La tendance portée par chaque pilier ajoute la seconde information. Elle distingue un pays fragile qui se redresse d'un pays mieux noté qui commence à céder.
Le climat n'est pas un dixième pilier : il agit à travers les autres. Une sécheresse touche d'un coup l'agriculture, l'électricité, les comptes publics et la santé.
SAPERE ne demande donc pas « quel pays est le plus puissant ? », mais : si quelque chose se dérègle demain, qu'est-ce qui continue de fonctionner, qu'est-ce qui cède, et de quoi le pays dépend-il pour tenir ?
Commerce : photographie de 2023, antérieure à l’arrêt de Bayu-Undan, sans extrapolation à 2026. Coupures : enquête 2021, sans durée récente établie. Recherche : pilier VII non noté, tendance non déterminée. Stocks d’IDE, investisseurs ultimes, stocks pharmaceutiques, disponibilité militaire, audience médiatique transfrontalière et pauvreté à 8,30 dollars PPA 2021 : n.d. dans les pièces retenues. Les projets restent distingués des capacités livrées. Le rang régional porte sur les onze fiches de l’Asie du Sud-Est. Énergie en 2026 : niveau des stocks effectivement livrés, coût exécuté des subventions et nouvelles mesures de coupures non établis ; réserve annoncée et financement solaire distingués des capacités opérationnelles.
Comment lire la trajectoire depuis 2020. Trajectoire depuis 2020 : −26 · En dégradation. Le score de robustesse dit où en est le pays aujourd’hui. La trajectoire dit dans quel sens il évolue depuis 2020.
Pour chacun des neuf piliers, on compare la situation de 2020 à la dernière donnée disponible. Un pilier qui progresse compte +1, un pilier stable 0, un pilier qui recule −1.
Chaque pilier pèse autant que dans le score : l’économie, l’industrie, la défense et la gouvernance comptent davantage que les autres. On additionne, puis on ramène le total sur une échelle qui va de −100 (les neuf piliers reculent) à +100 (les neuf progressent).
Le chiffre indique une direction, pas une vitesse : une petite avancée et une transformation profonde comptent de la même façon. Un résultat proche de 0 peut vouloir dire que rien ne bouge, ou que des progrès et des reculs s’équilibrent ; les flèches de chaque pilier, dans la matrice, le précisent.
Les libellés : à partir de +50, en nette amélioration ; de +15 à +49, en amélioration ; de −14 à +14, stable, ou contrasté quand au moins deux piliers progressent et deux reculent ; de −15 à −49, en dégradation ; à partir de −50, en nette dégradation.
Ici : un pilier progresse, quatre sont stables, trois reculent, un n’est pas déterminé et sort du calcul.
Calcul de la trajectoire. Chaque flèche vaut +1 si le pilier progresse depuis 2020, 0 s’il est stable, −1 s’il recule ; on la multiplie par le poids du pilier, on additionne, on rapporte au poids des flèches documentées, puis on multiplie par 100 et on arrondit à l’entier. Flèches retenues : I Économie et finance (13,5 %) en recul ; II Industrie et technologie (13,5 %) stable ; III Démographie et capital humain (9 %) en recul ; IV Diplomatie, influence et information (9 %) en progression ; V Énergie et ressources (9 %) stable ; VI Défense et sécurité (13,5 %) stable ; VII Innovation et savoir (9 %) non déterminée, exclue ; VIII Gouvernance et institutions (13,5 %) stable ; IX Autonomie stratégique (10 %) en recul.
Références consultées
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OMC · membre depuis le 30 août 2024
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Bureau des frontières · traité signé le 6 mars 2018
Gouvernement · inauguration de Tibar, 30 novembre 2022
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Tatoli, agence nationale · lancement commercial du câble, 28 juillet 2026
Gouvernement · câble vers le réseau Vocus, juin 2024
Banque centrale · règlement R-TiMOR
AICEP Portugal · SIBS et réseau P24, octobre 2025
BCE · moyennes annuelles EUR/USD, 2020-2025
BCE · cours EUR/USD du 30 juin 2026
Banque mondiale · SP.POP.TOTL · relevé du 26 septembre 2026
Banque mondiale · NY.GDP.MKTP.CD · relevé du 26 septembre 2026
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Banque mondiale · NV.IND.MANF.ZS · relevé du 26 septembre 2026
Banque mondiale · TX.VAL.TECH.MF.ZS · relevé du 26 septembre 2026
Banque mondiale · SP.DYN.LE00.IN · relevé du 26 septembre 2026
Banque mondiale · SL.UEM.NEET.ZS · relevé du 26 septembre 2026
Banque mondiale · EG.ELC.ACCS.ZS · relevé du 26 septembre 2026
Banque mondiale · EG.ELC.PETR.ZS · relevé du 26 septembre 2026
Banque mondiale · IC.ELC.OUTG.ZS · relevé du 26 septembre 2026
Banque mondiale · FI.RES.TOTL.MO · relevé du 26 septembre 2026
Banque mondiale · BX.KLT.DINV.CD.WD · relevé du 26 septembre 2026
Banque mondiale · GC.XPN.INTP.RV.ZS · relevé du 26 septembre 2026
Banque mondiale · GB.XPD.RSDV.GD.ZS · relevé du 26 septembre 2026
Banque mondiale · MS.MIL.TOTL.P1 · relevé du 26 septembre 2026
Banque mondiale · MS.MIL.XPND.GD.ZS · relevé du 26 septembre 2026
Banque mondiale · SI.POV.UMIC · relevé du 26 septembre 2026
ONU Comtrade · marchandises 2023
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ANP · causes de l’arrêt de Bayu-Undan, communiqué du 13 juin 2025
Gouvernement · réutilisation de Bayu-Undan, 1er juillet 2026
Gouvernement · ressources restantes et projets, 10 juin 2025
Tatoli · propos du ministre du Pétrole, 24 septembre 2026
Gouvernement / UNICEF · enquête nutritionnelle 2020, rapport final, p. 37
Banque mondiale · transferts personnels reçus, % du PIB, 2020-2025
Banque mondiale · rapport économique, septembre 2025
Viettel · Telemor, 22 août 2022
Telkom Indonesia · filiale Telkomcel, 20 février 2025
Gouvernement · présidence et réunions de la CPLP, 21 août 2026
Gouvernement · partenariat stratégique avec la Chine, septembre 2023
Gouvernement · mesures de stabilisation des carburants, 25 mars 2026
Gouvernement · budget rectificatif voté, 2 juin 2026
Premier ministre · crise énergétique et réponse budgétaire, 28 mai 2026
DLA Piper, conseil du projet · clôture financière du 8 septembre, communiqué du 23 septembre 2026
ONU · indépendance du 20 mai 2002
Gouvernement · histoire : colonisation, proclamation et occupation
Lowy Institute · Asia Power Index, édition 2025, influence diplomatique, séries 2020 et 2025
Banque mondiale · Fécondité, enfants par femme, 2020 et 2024
Gouvernement · suspension des classes, communiqué du 14 octobre 2026
Météorologie nationale · alerte qualité de l’air, 13 octobre 2026
Gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée · projet de coopération, 3 août 2026
Présidence de Micronésie · relations diplomatiques établies le 24 juin 2026
Study Australia, gouvernement australien · annonce du 15 juillet 2026
Banque mondiale / OMC · importations mondiales 2023
ONU Comtrade · produits par client, 2023
Provenance éditoriale · 26 septembre 2026
Cadre du Projet, calibrage validé, collecte IDN-TLS et six briques existantes lus. Neuf briques sourcées ajoutées avant fabrication après sauvegarde. Notes conservées ; VII non noté. Corrections documentaires : admission ASEAN en 2025, garanties de procédure distinctes de l’indépendance judiciaire, ratio budgétaire de 90 % non repris. GKI complémentaire, sans conversion automatique en note. Le modèle Malaisie fournit la présentation ; aucune donnée nationale de Brunei n’est transposée. Le retour de Claude a ensuite été vérifié ; les compléments et réserves figurent dans le bilan de réexamen.
Réexamen éditorial · 16 octobre 2026
Application de la skill Forces et Failles, version 2026-10-16-c. Les 27 briques du fichier fourni ont été examinées : vingt confirmations de faits déjà intégrés, quatre apports nouveaux, un doublon de la formation néozélandaise et deux éléments non retenus. Les nouveaux apports concernent les fermetures d’écoles liées aux fumées, les dispositions australiennes pour les étudiants, les relations diplomatiques avec la Micronésie et une demande de coopération militaire envisagée par la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ils ont été confrontés aux communications des autorités concernées. La brique présentant une adhésion à l’ASEAN en 2002 est corrigée : l’admission date du 26 octobre 2025. L’article sur les ventes françaises d’armes à l’Indonésie n’établit pas une nouvelle capacité timoraise.
Les notes et les flèches restent inchangées après réexamen. Le pilier VII demeure non noté ; couverture de 91 % et trajectoire de −26. Les neuf explications publiques sont rédigées en paragraphes séparés. Les arrondis descriptifs sont consignés ci-dessous ; les données anciennes gardent leur millésime. L’arrêt au 16 octobre désigne la borne de ce réexamen, pas une collecte statistique nouvelle pour chaque série. Les décisions annoncées, les financements conclus et les capacités effectivement en service restent distingués. Le détail des arbitrages est conservé dans le contrôle des briques du 16 octobre.
Correspondance des valeurs exactes et arrondies, 16 octobre 2026
1,418,517 habitants en 2025. Sur la moitié orientale de l’île de Timor, avec l’enclave d’Oecusse et des îles voisines, le pays dispose d’un fonds financier important et d’institutions électorales vivantes. Mais Bayu-Undan, le champ qui alimentait cette rente, a arrêté sa production commerciale le 4 juin 2025. L’épargne soutient le budget, tandis que l’industrie reste minuscule et que l’électricité dépend des carburants importés, exposés au choc énergétique du Moyen-Orient en 2026. L’entrée dans l’ASEAN ouvre des possibilités ; leur conversion en emplois et en recettes reste à construire. → Environ 1,4 million d’habitants en 2025. Sur la moitié orientale de l’île de Timor, avec l’enclave d’Oecusse et des îles voisines, le pays dispose d’un fonds financier important et d’institutions électorales vivantes. Mais Bayu-Undan, le champ qui alimentait cette rente, a arrêté sa production commerciale le 4 juin 2025. L’épargne soutient le budget, tandis que l’industrie reste minuscule et que l’électricité dépend des carburants importés, exposés au choc énergétique du Moyen-Orient en 2026. L’entrée dans l’ASEAN ouvre des possibilités ; leur conversion en emplois et en recettes reste à construire.
1,68 milliard € → 1,7 milliard €
6,82 milliards $ int. → 6,8 milliards $ int.
Le pays a vendu environ 151,42 millions d’euros de marchandises à l’étranger, avant l’arrêt de Bayu-Undan. → Le pays a vendu environ 151,4 millions d’euros de marchandises à l’étranger, avant l’arrêt de Bayu-Undan.
Le pays a acheté environ 841,08 millions d’euros de marchandises à l’étranger, cinq fois plus qu’il n’en vendait. → Le pays a acheté environ 841,1 millions d’euros de marchandises à l’étranger, cinq fois plus qu’il n’en vendait.
16,18 milliards € → 16,2 milliards €
33,48 % → 33,5 %
70,48 M€ → 70,5 M€
46,55 % → 46,6 %
28,89 M€ → 28,9 M€
19,08 % → 19,1 %
25,49 M€ → 25,5 M€
16,83 % → 16,8 %
10,88 M€ → 10,9 M€
7,19 % → 7,2 %
4,48 M€ → 4,5 M€
2,96 % → 3,0 %
Dénominateur : toutes les exportations de marchandises déclarées en 2023, soit 151,42 millions d’euros. Parts calculées sur les montants sources non arrondis. Produits : trois premiers chapitres douaniers HS2 par partenaire ; la somme des chapitres concorde avec chaque total bilatéral. → Dénominateur : toutes les exportations de marchandises déclarées en 2023, soit 151,4 millions d’euros. Parts calculées sur les montants sources non arrondis. Produits : trois premiers chapitres douaniers HS2 par partenaire ; la somme des chapitres concorde avec chaque total bilatéral.
Position France : 36e client, 0,010 M€, 0,006 % du total. → Position France : 36e client, environ 10,000 euros, moins de 0,1 % du total.
Taïwan (Other Asia nes) : 10e client, 0,613 M€, 0,405 % du total. → Taïwan (Other Asia nes) : 10e client, 0,6 M€, 0,4 % du total.
États-Unis : 6e client, 2,427 M€, 1,603 % du total. → États-Unis : 6e client, 2,4 M€, 1,6 % du total.
277,87 M€ → 277,9 M€
33,04 % → 33,0 %
118,96 M€ → 119,0 M€
14,14 % → 14,1 %
87,15 M€ → 87,2 M€
10,36 % → 10,4 %
75,77 M€ → 75,8 M€
9,01 % → 9,0 %
55,92 M€ → 55,9 M€
6,65 % → 6,7 %
Dénominateur : toutes les importations de marchandises déclarées en 2023, soit 841,08 millions d’euros. Parts calculées sur les montants sources non arrondis. Produits : trois premiers chapitres douaniers HS2 par partenaire ; la somme des chapitres concorde avec chaque total bilatéral. → Dénominateur : toutes les importations de marchandises déclarées en 2023, soit 841,1 millions d’euros. Parts calculées sur les montants sources non arrondis. Produits : trois premiers chapitres douaniers HS2 par partenaire ; la somme des chapitres concorde avec chaque total bilatéral.
Position France : 21e fournisseur, 3,017 M€, 0,359 % du total. → Position France : 21e fournisseur, 3,1 M€, 0,4 % du total.
Japon : 12e fournisseur, 12,255 M€, 1,457 % du total. → Japon : 12e fournisseur, 12,3 M€, 1,5 % du total.
États-Unis : 8e fournisseur, 19,690 M€, 2,341 % du total. → États-Unis : 8e fournisseur, 19,7 M€, 2,3 % du total.
Panier national : combustibles minéraux 67,37 % des exportations ; à l’importation, combustibles, véhicules, céréales et machines dominent les premiers chapitres. Ces produits nationaux ne sont pas attribués sans preuve à chaque partenaire bilatéral. → Panier national : combustibles minéraux 67,4 % des exportations ; à l’importation, combustibles, véhicules, céréales et machines dominent les premiers chapitres. Ces produits nationaux ne sont pas attribués sans preuve à chaque partenaire bilatéral.
4,43 % → 4,4 %
9,99 % → 10,0 %
9,99 % → 10,0 %
du PIB reçus en transferts personnels en 2025, contre 4,43 % en 2020 → du PIB reçus en transferts personnels en 2025, contre 4,4 % en 2020
Montants courants convertis en euros : flux 2020 à 1,1422 dollar pour un euro, 2023 à 1,0813, 2025 à 1,1300 ; fonds au 30 juin 2026 à 1,1394. Taux BCE non arrondis dans les calculs, arrondi au seul affichage. Les unités PPA restent des dollars internationaux. → Montants courants convertis en euros : flux 2020 à 1,1 dollar pour un euro, 2023 à 1,0813, 2025 à 1,1 ; fonds au 30 juin 2026 à 1,1. Taux BCE non arrondis dans les calculs, arrondi au seul affichage. Les unités PPA restent des dollars internationaux.
Commerce : photographie de 2023, antérieure à l’arrêt de Bayu-Undan, sans extrapolation à 2026. Coupures : enquête 2021, sans durée récente établie. Recherche : pilier VII non noté, tendance non déterminée. Stocks d’IDE, investisseurs ultimes, stocks pharmaceutiques, disponibilité militaire, audience médiatique transfrontalière et pauvreté à 8,30 dollars PPA 2021 : n.d. dans les pièces retenues. Les projets restent distingués des capacités livrées. Le rang régional porte sur les onze fiches de l’Asie du Sud-Est. Énergie en 2026 : niveau des stocks effectivement livrés, coût exécuté des subventions et nouvelles mesures de coupures non établis ; réserve annoncée et financement solaire distingués des capacités opérationnelles. → Commerce : photographie de 2023, antérieure à l’arrêt de Bayu-Undan, sans extrapolation à 2026. Coupures : enquête 2021, sans durée récente établie. Recherche : pilier VII non noté, tendance non déterminée. Stocks d’IDE, investisseurs ultimes, stocks pharmaceutiques, disponibilité militaire, audience médiatique transfrontalière et pauvreté à 8,3 dollars PPA 2021 : n.d. dans les pièces retenues. Les projets restent distingués des capacités livrées. Le rang régional porte sur les onze fiches de l’Asie du Sud-Est. Énergie en 2026 : niveau des stocks effectivement livrés, coût exécuté des subventions et nouvelles mesures de coupures non établis ; réserve annoncée et financement solaire distingués des capacités opérationnelles.
I · Économie et finance
La note de 2,7 traduit des capacités contrastées. L’arrêt commercial de Bayu-Undan, les déficits élevés et les retraits du fonds créent une dépendance structurelle. La dette faible et le portefeuille financier évitent de confondre cette contrainte avec une faillite immédiate. La croissance hors pétrole n’efface pas le recul de l’ensemble de la base de revenus.
Croissance hors pétrole : 2,4 % en 2023, 4,3 % en 2024, 4,5 % en 2025 ; moyenne 3,73 %. Le PIB total des WDI suit un autre périmètre. Intérêts/recettes : 0,12 % en 2022, donnée ancienne, et n.d. ensuite.FMI · dette des administrations publiques, WEO avril 2026 · FMI · solde courant, WEO avril 2026 · FMI · croissance, WEO avril 2026 · Banque mondiale · MPO avril 2026 · Banque mondiale · FI.RES.TOTL.MO · relevé du 26 septembre 2026 · Banque mondiale · GC.XPN.INTP.RV.ZS · relevé du 26 septembre 2026 · ANP · causes de l’arrêt de Bayu-Undan, communiqué du 13 juin 2025
II · Industrie et technologie
La note de 1,3 reflète une capacité manufacturière très étroite. L’infrastructure progresse, sans preuve d’un ensemble industriel autonome. Une faible base de production interdit de lire la seule part de haute technologie comme une montée en gamme nationale.
Le port est une plateforme d’importation et d’exportation ; il ne démontre pas que les biens sont produits localement. Le débit nominal du câble ne mesure ni le débit effectivement disponible aux ménages ni le prix de détail.Banque mondiale · NV.IND.MANF.ZS · relevé du 26 septembre 2026 · Banque mondiale · TX.VAL.TECH.MF.ZS · relevé du 26 septembre 2026 · Gouvernement · inauguration de Tibar, 30 novembre 2022 · Tatoli, agence nationale · lancement commercial du câble, 28 juillet 2026
III · Démographie et capital humain
La santé, la nutrition et l’accès à l’emploi limitent la conversion de la jeunesse en capacité productive. Le recul de l’IDH et la part de jeunes sans emploi, études ni formation étayent le maintien à 2,2. Un faible chômage mesuré ne signifie pas une insertion réussie lorsque l’activité et le travail formel restent limités.
La pauvreté récente repose largement sur des projections à partir de l’enquête de 2014. Le taux à 8,30 dollars internationaux PPA 2021 n’est pas disponible dans le relevé retenu et n’est pas remplacé par un autre seuil dans les chiffres clés. Les transferts personnels reçus représentent 9,99 % du PIB en 2025, contre 4,43 % en 2020. Ils amortissent les difficultés des ménages, sans mesurer la création d’emplois locaux. Le gouvernement a suspendu les cours en présence des élèves depuis le 15 octobre, avec une fin prévue pour le 17 octobre 2026 en raison des fumées d’incendies dans la région. Cet épisode perturbe l’école et expose la santé des enfants. Au 16 octobre, la suspension est en cours ; son bilan complet reste à établir. L’Australie maintient en 2027 l’exemption des étudiants timorais de son dispositif de plafonnement des nouvelles inscriptions internationales. Cette possibilité d’étudier à l’étranger ne garantit ni un visa ni le financement des études.PNUD · série IDH 1990-2023, édition 2025 · Banque mondiale · SP.DYN.LE00.IN · relevé du 26 septembre 2026 · Banque mondiale · SL.UEM.NEET.ZS · relevé du 26 septembre 2026 · Banque mondiale · SP.POP.TOTL · relevé du 26 septembre 2026 · Banque mondiale · SI.POV.UMIC · relevé du 26 septembre 2026 · Gouvernement / UNICEF · enquête nutritionnelle 2020, rapport final, p. 37 · Banque mondiale · transferts personnels reçus, % du PIB, 2020-2025 · Banque mondiale · Fécondité, enfants par femme, 2020 et 2024 · Gouvernement · suspension des classes, communiqué du 14 octobre 2026 · Study Australia, gouvernement australien · annonce du 15 juillet 2026
IV · Diplomatie, influence et information
La note de 2,4 est conservée. L’adhésion à l’ASEAN donne accès à la décision régionale, mais ne prouve pas à elle seule une capacité à imposer un thème. Un fait de relais collectif est daté : la résolution du g7+ adoptée à Dili le 12 avril 2025. Cette enceinte transrégionale et l’absence d’audience médiatique mesurée ne justifient pas les deux niveaux hauts.
Le fait informationnel retenu est la formulation et la reprise collective d’une position sur la fragilité, documentées dans le communiqué de l’hôte du 16 avril 2025. Son périmètre est le g7+, pas l’ensemble régional. La CPLP, rejointe en 2002, élargit les relais lusophones. Le Timor-Leste a établi des relations diplomatiques avec les États fédérés de Micronésie le 24 juin 2026. Cette ouverture élargit ses interlocuteurs, sans constituer une nouvelle adhésion régionale ni modifier à elle seule sa trajectoire diplomatique.ASEAN · admission du 26 octobre 2025 · OMC · membre depuis le 30 août 2024 · Gouvernement · résolution adoptée le 12 avril 2025, communiqué du 16 avril · Reporters sans frontières · indice 2026 · Gouvernement · présidence et réunions de la CPLP, 21 août 2026 · Lowy Institute · Asia Power Index, édition 2025, influence diplomatique, séries 2020 et 2025 · Présidence de Micronésie · relations diplomatiques établies le 24 juin 2026
V · Énergie et ressources
La dépendance aux carburants importés maintient la note à 2,0. La crise au Moyen-Orient accroît en 2026 le risque de coût et d’approvisionnement. Le plafonnement des prix, la réserve prévue et le financement solaire apportent des réponses, sans démontrer une autonomie énergétique nouvelle. Les sources réunies ne mesurent pas une pénurie nationale ni une hausse récente des coupures qui justifierait une nouvelle dégradation chiffrée.
Le conseil du projet décrit 72 MW-AC solaires et une batterie de 72 MW pendant une heure ; l’annonce ADB de juillet donnait 73,7 MW-AC et 80,2 MWh. Ces caractéristiques annoncées ne sont pas une puissance déjà en service. La réserve prévue vise le combustible de production électrique, pas sept mois de tous les usages nationaux. Le rectificatif est annoncé sans augmentation des transferts du fonds initialement prévus.Banque mondiale · EG.ELC.PETR.ZS · relevé du 26 septembre 2026 · Banque mondiale · EG.ELC.ACCS.ZS · relevé du 26 septembre 2026 · Banque mondiale · IC.ELC.OUTG.ZS · relevé du 26 septembre 2026 · Banque asiatique de développement · projet solaire, 27 juillet 2026 · Gouvernement · mesures de stabilisation des carburants, 25 mars 2026 · Gouvernement · budget rectificatif voté, 2 juin 2026 · Premier ministre · crise énergétique et réponse budgétaire, 28 mai 2026 · DLA Piper, conseil du projet · clôture financière du 8 septembre, communiqué du 23 septembre 2026
VI · Défense et sécurité
Le score de 2,6 conserve la distinction entre contrôle territorial et capacité militaire. Le dossier ne montre ni autorités armées rivales tenant de vastes territoires ni commandement effondré. Il ne démontre pas davantage une couverture autonome des espaces maritimes. La petite taille des forces et les besoins de formation limitent les capacités disponibles.
Les dépenses militaires représentent 2,66 % du PIB en 2024 dans la série SIPRI relayée par la Banque mondiale. Un ratio peut monter avec la baisse du PIB et ne vaut pas inventaire de capacité. Les patrouilleurs australiens annoncés ne sont pas comptés comme livrés sans procès-verbal de réception. Le gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée annonce en août 2026 son intention de demander 200 militaires timorais pour les élections de 2027. Une sollicitation envisagée ne constitue pas un déploiement accepté ou réalisé.Banque mondiale · MS.MIL.TOTL.P1 · relevé du 26 septembre 2026 · Banque mondiale · MS.MIL.XPND.GD.ZS · relevé du 26 septembre 2026 · Défense néozélandaise · formation, 30 juillet 2026 · Freedom House · rapport 2026, situation 2025 · Gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée · projet de coopération, 3 août 2026
VII · Innovation et savoir
Le pilier VII n’est pas noté faute de mesures suffisantes et comparables de la capacité de recherche. L’absence de donnée ne vaut pas note minimale. Le Global Knowledge Index 2025 du PNUD fournit un signal complémentaire, mais pas une série de dépenses de recherche ni un inventaire suffisant pour reclasser ce pilier.
Le sous-score de recherche du GKI n’est pas converti en note SAPERE. Ce nouvel élément corrige l’affirmation trop générale « aucune source primaire », sans lever la décision de non-notation du cadre. Le poids de 9 % reste exclu du dénominateur.Banque mondiale · GB.XPD.RSDV.GD.ZS · relevé du 26 septembre 2026 · PNUD · Global Knowledge Index 2025, profil TLS · Tatoli, agence nationale · lancement commercial du câble, 28 juillet 2026
VIII · Gouvernance et institutions
Le maintien à 3,1 reconnaît les élections compétitives et les transferts pacifiques de pouvoir. Les garanties judiciaires et la transparence restent incomplètes. La règle de gouvernance de la grille interdit d’assimiler une administration fragile à un effondrement ; elle n’efface pas les obstacles à l’égalité devant le droit.
Les quatre tests institutionnels distinguent alternance, possibilité de contester, capacité de la justice et administration. Le gouvernement est dirigé par Xanana Gusmão ; le président José Ramos-Horta conserve un rôle constitutionnel distinct. L’héritage des dirigeants de l’indépendance pèse sur le recrutement politique.Freedom House · rapport 2026, situation 2025 · Freedom House · rapport 2021, situation 2020 · Reporters sans frontières · indice 2026 · Transparency International · IPC corruption 2025 · Premier ministre · budget 2026, discours du 5 novembre 2025
IX · Autonomie stratégique
A rente = 1 ; B exportations = 1 ; C sécurité = 3 ; D réserves = 5 ; E décision = 4. Moyenne 2,8, plafonnée à 2,5 parce que A et B sont à 2 ou moins. Le calibrage est conservé : le portefeuille financier donne des options, mais les retraits budgétaires ne créent pas un nouveau revenu productif.
B regarde produits et destinations : la Chine représente 46,55 % des exportations de 2023, sous la moitié, mais la concentration des produits suffit. D utilise le patrimoine du fonds en plus des réserves de change ; les deux ne sont ni confondus ni additionnés dans un ratio non documenté. E porte sur la latitude politique, pas sur l’autosuffisance. D décrit l’amortisseur financier présent, pas sa pérennité. E reconnaît une latitude de négociation et de décision budgétaire, tout en tenant compte de l’absence de politique monétaire autonome. Ces appréciations restent à réexaminer si le fonds se contracte ou si la dépendance s’accroît.FMI · solde courant, WEO avril 2026 · ONU Comtrade · marchandises 2023 · ONU Comtrade · marchandises 2023 · Banque centrale · rapport 84, juin 2026, tableau 14 · Bureau des frontières · traité signé le 6 mars 2018 · Banque mondiale · MPO avril 2026 · Tatoli · propos du ministre du Pétrole, 24 septembre 2026 · FMI · Article IV, septembre 2025
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