Les Forces et les Failles · Données arrêtées au 16 octobre 2026

Laos

Asie du Sud-Est

Le Laos vend son électricité à ses voisins et s’ouvre par le rail à la Chine ; sa robustesse bute sur une dette dont les échéances chinoises sont reportées chaque année et sur un pouvoir qu’aucun contre-pouvoir indépendant ne corrige.

2,1/5Fragile et dépendantTrajectoire depuis 2020−10Contrasté
Ce score mesure la capacité à encaisser un choc, pas la richesse ni la qualité du pays.

Environ 7,7 millions d’habitants en 2025 selon le Bureau national des statistiques. Seul pays d’Asie du Sud-Est sans accès à la mer, le Laos a fait du Mékong et de ses affluents une centrale électrique pour ses voisins, et du rail ouvert vers la Chine en 2021 un couloir de marchandises. Ces grands ouvrages mobilisent des capitaux et des emprunts extérieurs : depuis 2020, une partie des échéances dues à la Chine est reportée chaque année, par accord entre les deux pays. L’inflation a atteint 31 % en 2023 et le kip a perdu plus de la moitié de sa valeur. Le parti unique, qui gouverne depuis 1975, a renouvelé sa direction en 2026 sans laisser de place à une voix contraire.1-6

Le diagnostic
Des comptes qui tiennent par des reports

L’économie tient, l’inflation a fortement ralenti depuis 2023 et les réserves remontent. Mais la Banque mondiale et le FMI jugent la dette publique non soutenable, et l’équilibre de chaque année repose sur un report partiel des échéances chinoises.

La dynamique
Plus d’usines, moins de maîtrise

Depuis 2020, l’industrie gagne un peu de poids et l’influence diplomatique progresse. Dans le même temps, la dette s’est alourdie, le transport de l’électricité à haute tension a été concédé pour vingt-cinq ans et la monnaie a perdu plus de la moitié de sa valeur.

Le point de bascule
Négocier les délais faute de pouvoir refuser

Le Laos ne rompt avec aucun partenaire : il obtient du temps. Cette marge dure tant que ses créanciers et ses voisins ont intérêt à la lui accorder, et aucun contre-pouvoir indépendant ne peut contester un choix du sommet.

De nouveaux appuis, des dépendances qui demeurent

La coopération aérienne avec la Chine

Le centre conjoint de soutien et de formation de Ban Keun et son académie d’aviation sont entrés en fonctionnement le 29 septembre 2026, selon l’armée chinoise. Les deux pays en assurent le fonctionnement et la formation vise les pilotes laotiens. Cette présence renforce la coopération et la dépendance de soutien envers Pékin. Elle ne prouve ni un transfert du commandement national ni une nouvelle capacité laotienne autonome de combat ou de surveillance.

7

Le Vietnam reste un partenaire essentiel

La visite vietnamienne du 8 octobre 2026 débouche sur onze documents de coopération, dont un accord sur une université de l’amitié et un procès-verbal de remise du système de gestion de la population et d’identification. La conférence économique donne lieu à dix-sept certificats d’investissement et accords. Ces signatures ne prouvent pas que tous les investissements sont financés ou réalisés.

8-9

Le Laos et le Vietnam signent le 13 octobre un plan de coopération de défense pour 2027. La formation et la gestion des frontières restent des axes de leur relation. Ce partenariat continue parallèlement au rapprochement militaire avec la Chine.

10

Les prix continuent de monter

En septembre 2026, les prix à la consommation augmentent de près de 8 % sur un an, contre 7,7 % en août, selon les statistiques nationales et la banque centrale. Cette mesure mensuelle ne remplace pas la moyenne annuelle de 2025. Les prix continuent de monter, même si leur hausse est beaucoup moins rapide qu’au sommet de la crise.

1,11

Emprunter pour construire, vendre pour rembourser

CRÉDIT ET CAPITALChine · Vietnam · ThaïlandePrêts · barrages · railRESSOURCESBarrages · mines · couloirÉlectricité · or · potasseDÉBOUCHÉSThaïlande · Vietnam · ChineSingapour par la MalaisieFlèches : capitaux puis marchandises ; le service de la dette repart vers les prêteurs.

Schéma sélectif, sans proportion de volume. Les relations militaires, financières et diplomatiques sont décrites dans les dépendances extérieures.3,12-13

Le poids et les marges

Les années et les périmètres restent visibles.
Richesse produite · PIB · 2025
16,2 milliards €
Le produit intérieur brut mesure la richesse créée dans l’année. Le pays se classe au 134e rang des 186 économies renseignées.14
Richesse corrigée des prix · 2025
81,8 milliards $ int.
La parité de pouvoir d’achat (PPA) tient compte des différences de prix entre pays. Le pays est 108e sur 185 économies. Ces dollars internationaux servent à comparer, pas à payer.15
Part des exportations mondiales · 2025
Moins de 0,1 %
11,0 milliards d’euros de marchandises vendus à l’étranger ; l’électricité, vendue hors douane, n’y figure qu’en partie.16
Part des importations mondiales · 2025
Moins de 0,1 %
9,2 milliards d’euros de marchandises. Carburants, machines et véhicules en tête des achats.16-17
Dette publique · 2025
80,6 %
Du PIB, administrations publiques, selon le FMI. La Banque mondiale et le FMI classent le pays « en surendettement » en janvier 2026.18 ·19
Réserves internationales · fin 2024
2,1 milliards €
2,4 mois d’importations ; record de 3,7 milliards d’euros, 3,8 mois, en mars 2026 selon la Banque mondiale. Converti au taux de chaque date.20 ·21
Entreprises · coupures · 2024
41,5 %
Entreprises du champ de l’enquête subissant des coupures d’électricité : plus d’une entreprise sur quatre, dans un pays qui exporte son courant.22

Vendre ses ressources aux voisins, acheter leurs biens

Commerce douanier 2023, hors l’essentiel de l’électricité · dernier relevé transmis par le Laos · euros au taux moyen annuel BCE · parts arrondies au dixième.
Les cinq premiers clients, hors électricité · commerce douanier 2023, montant et part du flux national
RangPaysCe qu’il achètePart
1Chine 2,1 milliards €Minerais ; Papier et carton38,2 %
2Vietnam 1,1 milliard €Sucres ; Boissons19,9 %
3Thaïlande 0,7 milliard €Légumes et racines ; Appareils électriques et électroniques13,1 %
4Zones non ventilées 0,4 milliard €Ventilation bilatérale n.d. dans le relevé7,8 %
5Australie 0,3 milliard €Or et métaux précieux ; Bois5,7 %
Dénominateur : toutes les exportations laotiennes de marchandises déclarées, 5,6 milliards d’euros en 2023. Même source, même année et même périmètre pour chaque part.23
🇫🇷 Position France : 27e client, 7,4 millions d’euros et 0,1 % ; Vêtements en maille ; Vêtements hors maille.
États-Unis : 6e client, environ 90 millions d’euros, 1,6 % ; Chaussures ; Coiffures.
Produits : deux premiers chapitres douaniers bilatéraux en valeur, distincts du panier national.
Les cinq premiers fournisseurs · commerce douanier 2023, montant et part du flux national
RangPaysCe qu’il vendPart
1Thaïlande 2,7 milliards €Combustibles minéraux ; Appareils électriques et électroniques41,7 %
2Chine 2,0 milliards €Machines ; Appareils électriques et électroniques29,8 %
3Zones non ventilées 0,6 milliard €Ventilation bilatérale n.d. dans le relevé9,8 %
4Vietnam 0,3 milliard €Combustibles minéraux ; Véhicules et pièces4,5 %
5États-Unis 0,2 milliard €Pâte à papier ; Machines2,9 %
Dénominateur : toutes les importations laotiennes de marchandises déclarées, 6,5 milliards d’euros en 2023. Même source, même année et même périmètre pour chaque part.24
🇫🇷 Position France : 19e fournisseur, 16,4 millions d’euros et 0,3 % ; Aéronefs et pièces ; Caoutchouc.
Produits : deux premiers chapitres douaniers bilatéraux en valeur, distincts du panier national.
Attention : ce relevé douanier omet l’électricité, vendue hors douane pour plus de 1,7 milliard d’euros en 2025. La Thaïlande, premier acheteur de courant, pèse donc davantage que ce tableau ne le montre, et la Chine n’est premier client que des marchandises déclarées. « Zones non ventilées » : montants déclarés sans pays de destination ou d’origine ; ils restent dans le dénominateur.12-13
Pour 2025, le département du commerce extérieur publie 8,4 milliards d’euros d’exportations et 8,5 milliards d’importations, hors électricité ; la Chine prend 35 % des exportations et fournit 34 % des importations, devant la Thaïlande, le Vietnam et les États-Unis. Les deux séries ne sont pas mélangées dans un même tableau.25-26
Le schéma est celui d’un pays de passage : minerais, or, potasse et électricité partent vers la Chine, le Vietnam et la Thaïlande ; carburants, machines et véhicules arrivent surtout de Thaïlande et de Chine.

Ce qui a changé depuis 2020

Quatre séries comparables ; le dernier millésime dépend de l’indicateur.
Le pays produit un peu plus, mais sa monnaie, sa dette et ses réserves disent qu’il vit à crédit depuis 2020.

Les capacités derrière la croissance

La note mesure le niveau actuel ; la flèche apprécie le changement depuis 2020.
Vue d’ensemble : niveaux et tendances depuis 2020+
Niveau↘ En recul→ Stable↗ En progrès
Sous tension structurelle2,5 à 2,9
Défense et sécurité 2,6/5
Fragile et dépendant1,5 à 2,4
Autonomie stratégique 2,4/5Énergie et ressources 2,2/5Économie et finance 1,9/5
Démographie et capital humain 2,2/5Gouvernance et institutions 1,8/5Innovation et savoir 1,6/5
Industrie et technologie 2,0/5Diplomatie, influence et information 1,7/5

Niveaux sans pilier : Solidement ancré, Résilient sous contrainte, Défaillance critique.

IÉconomie et financeFragile et dépendant↘Une dette tenue par des reports négociés avec son principal créancier.+
Pourquoi 1,9 ?
Ce qu’on observe

La dette publique représente environ 81 % du PIB en 2025. L’analyse de viabilité publiée en 2026 la juge non soutenable.

Depuis 2020, une partie des échéances dues à la Chine est reportée chaque année. Le pays dépend de ces délais pour préserver ses paiements.

L’inflation moyenne est retombée à 7,7 % en 2025. En septembre 2026, la hausse des prix atteint près de 8 % sur un an ; les deux mesures portent sur des périodes différentes.1-4,11,21,30-37

Ce que dit la règle

Un défaut ou une restructuration récente place le pilier entre 1,5 et 2,4. Les reports répétés de dette maintiennent ici cette contrainte.

Le jugement SAPERE

SAPERE conserve 1,9 : l’amélioration des prix et des réserves apporte un répit, mais le financement du pays reste dépendant de ses créanciers.

Ce qui tient
La banque centrale a resserré le crédit pour freiner la chute du kip.
Les réserves couvrent 3,8 mois d’importations en mars 2026 selon la Banque mondiale.
Ce qui fragilise
Le kip a perdu plus de la moitié de sa valeur face au dollar depuis 2021, ce qui renchérit les importations.
Les recettes fiscales restent faibles au regard de la dette à rembourser.
Tendance depuis 2020. En 2020, la dette publique valait 75,4 % du PIB et l’inflation moyenne 5,1 %. Les reports d’échéances se prolongent : le répit récent ne suffit pas à effacer la fragilisation financière, la flèche descend.
IIIndustrie et technologieFragile et dépendant↗Une économie de rente, électricité et mines, où l’industrie commence à peine.+
Pourquoi 2,0 ?
Ce qu’on observe

Les activités de fabrication représentent environ 9 % du PIB en 2025. Elles progressent, mais l’économie dépend encore fortement des barrages et des mines.

En 2023, les produits manufacturés font 32,8 % des exportations de marchandises, contre 20,0 % en 2020.13,17,25,38-40

Ce que dit la règle

Une économie dont les revenus dépendent surtout de ressources naturelles se situe entre 1,5 et 2,4. Construire des usines ne suffit pas à maîtriser leur technologie.

Le jugement SAPERE

SAPERE conserve 2,0 : une base de fabrication existe et s’élargit, mais les matières premières et les savoir-faire importés restent décisifs.

Ce qui tient
La ligne ferroviaire ouverte en décembre 2021 relie Vientiane à Kunming, en Chine.
Les zones économiques spéciales attirent des usines d’assemblage étrangères.
Ce qui fragilise
La main-d’œuvre qualifiée manque, et beaucoup de jeunes partent travailler en Thaïlande.
Les technologies et les équipements viennent largement de l’étranger.
Tendance depuis 2020. En 2020, la fabrication pesait 7,7 % du PIB. Elle s’élargit depuis, malgré une baisse de la part de haute technologie : la flèche monte.
IIIDémographie et capital humainFragile et dépendant→Une population jeune dont une part croissante travaille chez les voisins.+
Pourquoi 2,2 ?
Ce qu’on observe

Selon l’OIT, environ un travailleur laotien sur neuf exerce à l’étranger à la mi-2024. Les possibilités d’emploi local restent limitées.

En 2023, près d’un tiers des enfants de moins de cinq ans présentent un retard de croissance. Cela fragilise leur santé et leurs apprentissages.

Le taux brut d’inscription dans le supérieur atteint environ 15 % en 2023. Il rapporte les inscriptions à la population d’âge correspondant ; ce n’est pas la part de diplômés.41-49

Ce que dit la règle

Le départ massif de travailleurs, faute de débouchés, place le pilier entre 1,5 et 2,4. Il ne s’agit pas seulement d’un départ de diplômés.

Le jugement SAPERE

SAPERE conserve 2,2 : la santé progresse, mais les difficultés de nutrition, de formation et d’emploi limitent les capacités de la population.

Ce qui tient
La mortalité infantile recule entre 2020 et 2024.
L’espérance de vie atteint environ 69 ans en 2024.
Ce qui fragilise
Beaucoup d’enfants quittent l’école avant la fin du collège, surtout dans les campagnes.
Sous le poids de la dette, les dépenses publiques de santé et d’éducation reculent.
Tendance depuis 2020. En 2020, 12,6 % des jeunes d’âge universitaire étaient inscrits dans l’enseignement supérieur, et la fécondité était de 2,5 enfants par femme. Les études progressent, les naissances ralentissent : les deux mouvements se compensent, la flèche reste stable. La fécondité reste loin d’un niveau très bas.
IVDiplomatie, influence et informationFragile et dépendant↗Un petit État qui siège partout et fixe rarement les termes.+
Pourquoi 1,7 ?
Ce qu’on observe

Le Laos participe aux institutions régionales et a présidé l’ASEAN en 2024. Être présent dans les réunions ne signifie pas en fixer les décisions.

Les accords d’octobre 2026 avec le Vietnam renforcent les liens de formation, d’administration et d’investissement. Leurs résultats restent à suivre.

En 2026, aucune source comparable ne mesure l’audience des médias laotiens à l’étranger.8-9,50-57

Ce que dit la règle

Un pays qui participe aux discussions sans en fixer les termes se situe entre 1,5 et 2,4. Les relations bilatérales ne suffisent pas à établir une influence internationale forte.

Le jugement SAPERE

SAPERE conserve 1,7 : le Laos dispose de partenaires, mais négocie dans des relations très inégales et diffuse peu ses propres récits à l’étranger.

Ce qui tient
Le Laos dispose de canaux diplomatiques avec ses voisins.
Le partenariat stratégique avec le Japon, conclu en 2025, élargit ses relations.
Ce qui fragilise
Les principales négociations s’inscrivent dans des rapports de force inégaux.
Face à Pékin, son premier créancier, le pays négocie en position de faiblesse.
Tendance depuis 2020.
L’indice Lowy d’influence diplomatique passe de 22,5 en 2020 à 27,9 en 2025 sur une échelle de 100.
Le gain dépasse deux points : tendance en progrès. Les accords d’octobre et la présidence de l’ASEAN ne sont pas ajoutés à ce calcul.
VÉnergie et ressourcesFragile et dépendant↘La batterie de l’Asie du Sud-Est a concédé son réseau de transport.+
Pourquoi 2,2 ?
Ce qu’on observe

En 2024, environ 42 % des entreprises enquêtées déclarent des coupures d’électricité. Produire beaucoup ne garantit donc pas un courant continu sur place.

China Southern Power Grid détient 90 % d’EDL-Transmission, la société concessionnaire du réseau à haute tension. La distribution reste laotienne.

La ligne de 500 kV vers la Chine est en service depuis avril 2026. Elle renforce les échanges électriques, sans mesurer l’amélioration du service domestique.

En mars 2026, 1,061 stations-service sur 2,538 ferment quand la Thaïlande suspend ses ventes de carburant.13,58-70

Ce que dit la règle

Des coupures touchant plus d’une entreprise sur quatre placent le pilier entre 1,5 et 2,4. Le contrôle extérieur d’une partie essentielle du réseau ajoute une fragilité.

Le jugement SAPERE

SAPERE conserve 2,2 : les barrages et les nouvelles connexions apportent des recettes, mais la continuité de l’alimentation et la maîtrise du réseau restent limitées.

Ce qui tient
Le pays exporte environ 41 milliards de kilowattheures en 2025.
Environ 97 % de la population a accès à l’électricité en 2024.
Ce qui fragilise
Les barrages construits sur le Mékong suscitent les critiques des pays situés en aval.
Une partie des recettes des barrages sert à rembourser les emprunts qui les ont financés.
Tendance depuis 2020.
En 2020, l’État contrôlait encore le réseau à haute tension. La concession de 2021 confie cette fonction à une société à majorité chinoise.
Les capacités d’exportation augmentent, mais les carburants importés restent indispensables. La perte de maîtrise du réseau l’emporte dans le bilan depuis 2020 : tendance en recul.
VIDéfense et sécuritéSous tension structurelle→Un territoire calme, des marges que l’État ne surveille pas seul.+
Pourquoi 2,6 ?
Ce qu’on observe

En 2026, l’État commande ses forces sur tout le territoire, sans conflit armé intérieur.

Ban Keun accueille depuis septembre 2026 un centre aérien conjoint avec la Chine. Son ouverture renforce la formation et le soutien, sans démontrer une capacité autonome nouvelle de combat.

Le plan de défense signé avec le Vietnam en octobre montre que la coopération militaire ne se réduit pas à la Chine.7,10,71-81

Ce que dit la règle

Un territoire calme que l’État ne peut pas surveiller suffisamment se situe entre 2,5 et 2,9. Une installation de formation ne suffit pas à démontrer un meilleur contrôle territorial.

Le jugement SAPERE

SAPERE conserve 2,6 : le commandement est unifié, mais la surveillance et le soutien technique dépendent encore des partenaires. Ban Keun appelle un suivi de ses effets réels.

Ce qui tient
Le commandement national reste unifié.
Le pays n’a aucun différend frontalier armé avec ses voisins.
Ce qui fragilise
La surveillance des marges repose en partie sur les voisins.
Des millions de bombes non explosées, héritées de la guerre du Vietnam, contaminent encore le territoire.
Tendance depuis 2020.
Rien n’établit une perte générale de contrôle territorial entre 2020 et 2026.
Ban Keun est une installation de formation nouvelle. Son ouverture ne suffit pas à établir une nouvelle capacité autonome de combat ou de surveillance : tendance stable, à réexaminer selon les résultats opérationnels.
VIIInnovation et savoirFragile et dépendant→Un savoir importé, une recherche presque absente.+
Pourquoi 1,6 ?
Ce qu’on observe

Le Laos occupe le 108e rang sur 139 dans l’indice mondial de l’innovation de 2026. Il est moins bien placé pour les résultats de l’innovation que pour ses moyens.

Aucune mesure récente des dépenses de recherche ni du nombre de chercheurs n’est publiée.82-86

Ce que dit la règle

Une capacité de recherche marginale se situe entre 1,5 et 2,4. Le rang international est un repère, pas une formule qui détermine la note.

Le jugement SAPERE

SAPERE conserve 1,6 : quelques capacités existent, mais la recherche locale et sa transformation en produits restent très limitées.

Ce qui tient
Les équipements et connexions facilitent la circulation des connaissances.
Les universités nationales forment chaque année ingénieurs et techniciens.
Ce qui fragilise
Les meilleurs étudiants partent se former à l’étranger, souvent en Chine ou au Vietnam.
Les statistiques sur les chercheurs et leurs financements sont insuffisantes.
Tendance depuis 2020. Le Laos était 113e en 2020 : ce gain de cinq rangs reste modeste, il en faudrait dix pour parler de progrès. Les données de recherche n’établissent pas une autre direction : la flèche reste stable.
VIIIGouvernance et institutionsFragile et dépendant→Un parti unique qui se renouvelle sans se laisser contester.+
Pourquoi 1,8 ?
Ce qu’on observe

Le parti au pouvoir détient 169 des 175 sièges issus des élections de février 2026. Les autres élus sont des candidats agréés, sans opposition indépendante.

Saleumxay Kommasith devient Premier ministre le 5 octobre. Le changement de dirigeant s’effectue au sein du même système politique.

Human Rights Watch documente la mort de Sisay Luangmonda en février après son arrestation. Les autorités ont évoqué un accident ; les responsabilités restent contestées.6,72,87-98

Ce que dit la règle

L’exclusion documentée des adversaires place le pilier entre 1,5 et 2,4. Le fonctionnement de l’administration ne remplace pas les contre-pouvoirs.

Le jugement SAPERE

SAPERE conserve 1,8 : l’État assure une continuité administrative, mais les citoyens disposent de peu de moyens indépendants pour contester ses décisions.

Ce qui tient
Les administrations continuent de fonctionner.
Le parti organise les successions sans violence depuis 1975.
Ce qui fragilise
La presse est entièrement contrôlée par l’État.
Les atteintes aux critiques et les limites de la justice réduisent les recours.
Tendance depuis 2020.
Freedom House passe de 14 sur 100 pour 2020 à 13 dans son rapport 2026. Les indicateurs administratifs de la Banque mondiale progressent légèrement entre 2020 et 2024.
Ces signaux opposés restent modestes. Le remplacement du Premier ministre ne change pas les règles du parti unique : tendance stable.
IXAutonomie stratégiqueFragile et dépendant↘Un pays qui négocie ses échéances plutôt que ses choix.+
Pourquoi 2,4 ?
Ce qu’on observe

Depuis 2020, une partie des échéances dues à la Chine est reportée chaque année.

Les réserves couvrent 2,4 mois d’importations à la fin de 2024, dernière année complète publiée. La Banque mondiale indique un rebond à 3,8 mois en mars 2026.

Dans les douanes de 2023, hors électricité, aucun client ne reçoit plus de la moitié des exportations. Cette diversité ne suffit pas à rendre les fonctions vitales faciles à remplacer.3,7,12,21,26,34,59,76,99

Ce que dit la règle

La note est la moyenne de cinq sous-indicateurs : recettes, exportations, sécurité, réserves et décision. Elle est plafonnée à 2,5 dès que deux sont à 2 ou moins.

Le jugement SAPERE

Les valeurs 3, 3, 2, 2 et 2 donnent 2,4. Le plafond s’applique mais ne réduit pas cette moyenne, déjà inférieure à 2,5.

SAPERE conserve cette note : le rebond des réserves améliore la marge de paiement, sans établir une capacité nouvelle à refuser une pression sur les fonctions essentielles.

Ce qui tient
Les échanges avec la Thaïlande et le Vietnam offrent d’autres débouchés que la Chine.
Ce qui fragilise
Les grands chantiers financés par la Chine donnent à Pékin un poids durable sur les choix économiques.
Les fournisseurs de carburant, d’équipements et de soutien militaire restent difficiles à remplacer.
Tendance depuis 2020. En 2020, les réserves couvraient 3,2 mois d’importations ; elles ont baissé avant de rebondir en 2026. Les reports de dette et la concession électrique resserrent les dépendances : le rebond financier ne suffit pas à inverser ce bilan, la flèche descend.

Des amortisseurs réels, des dépendances lourdes

Quatre forces
FORCE 01 · Atout stratégique

Une électricité à vendre

Avec 12,3 GW installés, dont 10,4 GW d’hydroélectricité, le Laos produit bien plus qu’il ne consomme : 40,8 TWh sont partis en 2025 vers la Thaïlande, le Vietnam, la Chine et, par la Malaisie, Singapour. Ces ventes rapportent plus de 1,7 milliard d’euros par an et lient les voisins au pays par des contrats de long terme. Leur limite tient au réseau : le transport à haute tension est confié pour vingt-cinq ans à une société contrôlée par un groupe d’État chinois.

FORCE 02 · Atout en construction

Un pays enclavé devenu couloir

Le rail ouvert vers la Chine en décembre 2021, l’autoroute vers Vang Vieng et le cinquième pont de l’Amitié sur le Mékong, inauguré en décembre 2025, relient Vientiane à Kunming, à Bangkok et préparent une liaison encore projetée vers la côte vietnamienne. Plus de 23,000 trains de marchandises ont passé la frontière chinoise. Le pays tire des droits de passage et des zones d’activité ; il reste à y fixer de la valeur.

FORCE 03 · Atout en construction

Des comptes qui se redressent

L’inflation est retombée de 31,2 % en 2023 à 7,7 % en 2025, le budget est excédentaire en 2025 selon le FMI et les réserves ont atteint un record de 3,7 milliards d’euros en mars 2026. Le pays a pu emprunter de nouveau sur les marchés en 2025, et Moody’s a relevé sa note. Ce redressement donne du temps ; il ne rend pas la dette soutenable.

FORCE 04 · Atout diplomatique

Des voisins qui ont besoin de lui

Le Vietnam y voit son allié le plus proche, la Thaïlande son fournisseur de courant, la Chine le premier maillon de son rail vers l’Asie du Sud-Est, le Japon un partenaire stratégique global depuis 2025. Ces relations donnent aux voisins un intérêt concret à la stabilité du Laos. Cette position vaut une écoute, rarement le pouvoir de fixer les termes.

Quatre failles
FAILLE 01 · ●●●●● · Structurel

Une dette qui se renégocie chaque année

La Banque mondiale et le FMI jugent la dette publique non soutenable. Depuis 2020, les échéances sont tenues grâce au report, chaque année, d’une partie du principal dû à la Chine, qui détient plus du tiers de la dette. Le service de la dette extérieure absorbe environ 59 % des recettes publiques en 2025. Chaque report donne une année de répit ; il laisse au créancier une part du choix du rythme.

FAILLE 02 · ●●●● · Structurel

Le transport de l’électricité concédé

Depuis 2021, China Southern Power Grid détient 90 % de la société qui construit, gère et contrôle pour vingt-cinq ans le réseau à haute tension et les lignes d’exportation ; le Laos peut racheter des parts progressivement. L’État garde la distribution et ses propres centrales, mais une fonction clé, relier les barrages à leurs acheteurs étrangers, dépend pour l’essentiel d’un groupe d’État chinois. Pendant ce temps, quatre entreprises sur dix subissent des coupures et les carburants viennent de l’étranger.

FAILLE 03 · ●●●●● · Structurel

Un parti qui ne se laisse pas corriger

Le parti unique contrôle les institutions centrales, les médias et le cadre électoral. Des organisations de défense des droits, dont Human Rights Watch, documentent des disparitions, des violences contre des dissidents jusqu’en France et la mort de Sisay Luangmonda en février 2026, six jours après son arrestation. Faute de contre-pouvoir indépendant, le coût des grands choix, barrages, rail, dette, ne peut guère être débattu avant d’être payé.

FAILLE 04 · ●●●● · Moyen terme

Une jeunesse qui part, un savoir qui manque

Environ un travailleur laotien sur neuf travaille à l’étranger, surtout en Thaïlande, selon l’estimation de l’OIT pour la mi-2024. Un enfant sur trois souffre d’un retard de croissance, et le taux brut d’inscription dans le supérieur reste proche de 15 % en 2023. Les barrages, le rail et les télécommunications fonctionnent avec des techniques étrangères : le pays exploite ses équipements sans pouvoir les concevoir.

Qui décide, qui peut peser

À l’intérieur

Un parti unique qui se relaie

Le Parti populaire révolutionnaire lao gouverne seul depuis 1975. Thongloun Sisoulith reste secrétaire général et président. Le 5 octobre 2026, Saleumxay Kommasith devient Premier ministre et Sonexay Siphandone prend la présidence de l’Assemblée. Ce changement de personnes ne crée pas de contre-pouvoir indépendant.

Décision rapideAccorder une concession, suspendre une importation, ouvrir une zone économique spéciale.
Décision lenteRestructurer la dette, rendre des comptes sur un grand projet, laisser enquêter une presse indépendante.
Qui peut corriger ?Aucun contre-pouvoir indépendant du parti : justice, presse, élections et opposition sont notées 0 sur 4 par Freedom House.
Le lien socialLa stabilité et l’électrification entretiennent l’adhésion ; l’inflation de 2023 et le départ des jeunes l’ont éprouvée.
6,91,98
À l’extérieur

Trois voisins et un créancier

La Chine prête, construit et exploite le réseau haute tension ; le Vietnam reste l’allié politique le plus proche ; la Thaïlande fournit le carburant et emploie les migrants. Le pays avance entre eux en négociant des délais plutôt qu’en choisissant. La Chine elle-même n’agit pas par un seul canal : banques publiques, entreprises d’État, gestionnaire du réseau, compagnie ferroviaire, commerce et paiements créent des dépendances distinctes, qui se renforcent parfois sans se confondre.

Choc externe actifPrix et disponibilité du carburant depuis le blocage d’Ormuz, échéances de la dette chinoise.
Ce que Vientiane peut opposerSon électricité, son passage entre la Chine et la péninsule, et l’intérêt de ses voisins pour sa stabilité.
De quoi dépend le pays ?Crédit et réseau chinois, carburant thaïlandais, armes russes et chinoises.
Quelles alternatives ?Restructurer la dette avec plusieurs créanciers, vendre plus d’électricité au Vietnam et à Singapour ; aucune n’est encore acquise.
3,59,62,76
Dépendances extérieures · appréciation SAPERE, de 1 à 5 points
Dépendances extérieures sur Laos, de 1 à 5 points : plus un acteur est proche du centre, plus la dépendance envers lui est forte.Chine, dépendance 5 sur 5 (déterminante), domaines : Dette · réseau électrique · rail · commerce ; Thaïlande, dépendance 4 sur 5 (forte), domaines : Carburant · électricité · emploi ; Vietnam, dépendance 3 sur 5 (notable), domaines : Parti · investissement · électricité ; Russie, dépendance 2 sur 5 (modérée), domaines : Armement · formation ; Japon, dépendance 2 sur 5 (modérée), domaines : Aide · partenariat stratégique ; États-Unis, dépendance 2 sur 5 (modérée), domaines : Déminage · débouché ; France, dépendance 1 sur 5 (marginale), domaines : Électricité · francophonie · commerce.Laos5🇨🇳 Chine4🇹🇭 Thaïlande3🇻🇳 Vietnam2🇷🇺 Russie2🇯🇵 Japon2🇺🇸 États-Unis1🇫🇷 France

Plus un acteur est proche du centre, plus la dépendance envers lui est forte ; l’épaisseur du trait suit le nombre de points.

  1. Chinedéterminante
    • Dette · réseau électrique · rail · commerce

    Premier créancier, 34,5 % de la dette publique et garantie, dont une partie du principal est reportée chaque année ; actionnaire à 90 % de la société qui exploite pour vingt-cinq ans le réseau haute tension ; actionnaire majoritaire du rail Chine-Laos ; premier client et deuxième fournisseur. Paiements en yuan numérique reliés au réseau laotien en septembre 2026.

    3,5,12,59,100 Le centre aérien conjoint de Ban Keun, ouvert en septembre 2026, ajoute un lien durable de formation et de soutien militaire.7
  2. Thaïlandeforte
    • Carburant · électricité · emploi

    Premier fournisseur, 41,7 % des importations déclarées en 2023, dont presque tout le carburant ; premier acheteur d’électricité ; employeur de la plupart des migrants laotiens. En mars 2026, la suspension de ses exportations de carburant a fermé 40 % des stations.

    41,66,101-102
  3. Vietnamnotable
    • Parti · investissement · électricité

    Deuxième client en 2023, allié politique le plus proche et deuxième investisseur cumulé ; il achète une part croissante de l’électricité laotienne et prépare le rail vers le port de Vung Ang. Le sommet de février 2026 fixe un objectif d’échanges et une inspection commune.

    12,66,97,103 Les accords d’octobre 2026 portent aussi sur la formation, l’identification des citoyens et les investissements. Un plan de défense pour 2027 est signé le 13 octobre.8-10
  4. Russiemodérée
    • Armement · formation

    Environ 77 % des livraisons d’armes majeures de 2021 à 2024, chars T-72 et hélicoptères ; exercice commun Laros chaque année depuis 2025.

    Limite Un fournisseur d’équipement, sans levier économique.

    76,78
  5. Japonmodérée
    • Aide · partenariat stratégique

    Partenaire stratégique global depuis janvier 2025, bailleur ancien d’infrastructures.

    Limite Un partenaire de capacité, sans levier politique démontré.

    54
  6. États-Unismodérée
    • Déminage · débouché

    Principal financeur historique du déminage, dont l’aide a été gelée en janvier 2025 puis partiellement reprise ; sixième client en 2023 selon le relevé laotien. Sanctions contre l’organisation qui gère la zone du Triangle d’or.

    12,72,104-105
  7. Francemarginale
    • Électricité · francophonie · commerce

    EDF détient 40 % de Nam Theun 2, 1,075 MW, l’un des principaux barrages exportateurs ; stock d’investissement français de 400 millions d’euros selon le ministère. Rang modeste dans les échanges, lien ancien de langue et de coopération.

    12,106-107

Les points combinent dépendance technologique, exposition financière, poids commercial et capacité de pression politique. Ce sont des appréciations explicites, pas des parts de marché. Chaque appréciation décrit une dépendance concrète.

Un pays sans mer devenu lieu de passage

Le rail, les lignes électriques, le carburant et les paiements relient le Laos à ses voisins ; la question est de savoir qui les possède et qui peut les couper.

  • Rail
    414 kmde Boten à Vientiane, en service depuis décembre 2021

    Une ligne ouverte vers la Chine

    Plus de 23,000 trains de marchandises ont franchi la frontière. La société qui l’exploite appartient à 70 % à des groupes d’État chinois.

    5,108
  • Électricité
    40,8 TWhexportés en 2025 vers la Thaïlande, le Vietnam, la Chine et Singapour

    La batterie de la région

    Les barrages vendent chez les voisins bien plus que le pays ne consomme. Mais 41,5 % des entreprises laotiennes subissent des coupures.

    13,58
  • Fonction critique
    90 %du capital d’EDL-Transmission détenus par China Southern Power Grid

    Un réseau concédé pour vingt-cinq ans

    Depuis 2021, une société contrôlée par une entreprise d’État chinoise construit et gère les lignes de 230 kV et plus, y compris celles qui exportent le courant. Le Laos peut racheter des parts.

    59-60
  • Carburant
    1,061stations-service fermées sur 2,538 en mars 2026

    Un plein qui vient de Thaïlande

    Le pays importe presque tout son carburant. Quand Bangkok a suspendu ses ventes après le blocage d’Ormuz, les files d’attente ont envahi Vientiane.

    62,102
  • Paiements

    Des QR codes reliés aux voisins

    Le réseau national de paiement accepte les applications de Chine, de Thaïlande, du Cambodge et du Vietnam. Depuis septembre 2026, il est aussi relié au yuan numérique chinois.

    85,100
  • Fleuve
    1,460 MWbarrage de Luang Prabang, en construction sur le Mékong

    Des barrages en amont d’une ville classée

    L’ouvrage est à 25 km de l’ancienne capitale royale inscrite au patrimoine mondial. Il n’est pas encore en service.

    67,109

L’argent venu d’ailleurs ne donne pas toujours le contrôle

Le Laos attire peu d’investissements étrangers au regard de ses besoins. En 2024, environ 900 millions d’euros d’investissements directs étrangers sont entrés dans le pays. Ils financent surtout des barrages, des mines et des zones économiques le long du rail.

La Chine, le Vietnam et la Thaïlande sont les premiers investisseurs depuis trente ans. Mais une grande partie de ces ouvrages a été payée à crédit, et l’État en garantit souvent la dette.

La vraie question est donc : que reste-t-il au Laos ? Un barrage qui revient à l’État en fin de concession, des ingénieurs laotiens formés et des recettes publiques renforcent durablement le pays.

À l’inverse, l’investissement devient une dépendance lorsqu’il laisse une dette que le pays ne peut rembourser qu’en cédant d’autres actifs, comme la concession du réseau haute tension en 2021.3,59,103,110

Enclavé entre cinq voisins

LAOSCHINETHAÏLANDEVIETNAMCAMBODGEMYANMARVientianeBotenLuang Prabang

Equal Earth, méridien 105° E · Natural Earth. Bordeaux : Laos ; gris : pays voisins. Couleurs sans signification de score.

Chine, le voisin du nord

Le rail part de Boten vers Kunming, et la ligne de 500 kV vers le Yunnan.

Des acteurs chinois prêtent, construisent et contrôlent la société concessionnaire du réseau à haute tension.

La frontière est courte, la dépendance longue.

Vietnam, l’allié politique

Les deux partis communistes se tiennent depuis la guerre.

Le Vietnam investit, achète de plus en plus d’électricité et offre la sortie vers la mer la plus proche, par le port de Vung Ang.

Thaïlande, le voisin du fleuve

Le Mékong trace une grande partie de la frontière.

La Thaïlande vend le carburant, achète l’électricité et emploie la plupart des migrants laotiens.

Cinq ponts de l’Amitié relient désormais les deux rives.

Cambodge et Myanmar, les marges

Au sud, le Mékong continue vers le Cambodge, qui dépend des barrages laotiens pour sa pêche.

Au nord-ouest, le Triangle d’or partage avec le Myanmar et la Thaïlande les trafics et les centres d’escroquerie.

5,71,97,111-112

Les bascules à observer

La dette est restructurée

Un accord avec la Chine et les autres créanciers remplace les reports annuels par un calendrier soutenable, sous l’œil du FMI.

Le réseau revient sous contrôle national

L’État rachète une part d’EDL-Transmission, comme la concession le permet, ou fait arbitrer ses lignes d’exportation par une autorité indépendante.

Le courant ne s’interrompt plus

La part des entreprises touchées par les coupures recule nettement, et la distribution d’EDL est modernisée.

Le carburant ne dépend plus d’un seul voisin

Des stocks stratégiques, d’autres fournisseurs et l’électrification des transports réduisent l’effet d’une fermeture thaïlandaise.

Une voix contraire peut s’exprimer

Un journal enquête sans être fermé, un tribunal donne tort à l’administration, un critique n’est plus inquiété.

Le couloir retient de la valeur

Les zones le long du rail transforment sur place au lieu de seulement voir passer les trains.

Trois chemins conditionnels

Consolidation

Le couloir paie ses dettes

Si la dette est restructurée, si l’électricité vendue au Vietnam et à Singapour augmente et si le rail attire des usines, les recettes couvrent le service de la dette sans reports. Le pays garde ses créanciers, mais en sort de la tutelle annuelle.

Prolongation

Tenir d’un report à l’autre

Si les reports chinois se poursuivent, le pays continue de croître autour de 4 % et d’exporter son électricité. Mais chaque choc, carburant, monnaie ou prix de l’or, frappe un budget déjà consacré au service de la dette, et la dépendance se renouvelle chaque année.

Dégradation

Le créancier pèse davantage

Si le kip rechute, si le carburant manque durablement et si les reports se paient par de nouvelles cessions d’actifs, le créancier pourrait imposer des conditions de plus en plus déterminantes et le pays perdre d’autres fonctions stratégiques pour tenir ses échéances. Les mécanismes internes de contestation et de correction resteraient très limités.

Comprendre l'échelle de robustesse, du plus solide au plus fragile
  1. Solidement ancré4,0 à 5,0 · Capacités prouvées sur la durée. Le pays absorbe les chocs sans risque de basculement.
  2. Résilient sous contrainte3,0 à 3,9 · Forces et faiblesses en tension, mais le système tient par ses propres moyens.
  3. Sous tension structurelle2,5 à 2,9 · Le pilier tient grâce à une béquille : une rente, un partenaire, un corridor. Il cède si elle cède.
  4. Fragile et dépendant1,5 à 2,4 · Vulnérabilité profonde. La fonction est assurée, mais sans maîtrise réelle des moyens.
  5. Défaillance critique1,0 à 1,4 · Risque d'effondrement de la fonction. Autorité ou capacité contestée sur l'essentiel.

L'échelle mesure la capacité à encaisser un choc, pas la richesse ni le potentiel. Le niveau de chaque pilier découle mécaniquement de son évaluation sur cinq points, selon les bornes ci-dessus.

Méthodologie et sources+

Ce que le score mesure. Il répond à une seule question : dans quelle mesure le pays peut-il encaisser un choc ? Ni la richesse, ni la croissance, ni la qualité du gouvernement, prises séparément, ne donnent la réponse.

Un pays riche peut avoir un score bas s'il ne tient que par une rente ; un pays moins riche, un score honorable s'il dispose de capacités propres et de dépendances qu'il maîtrise. Une note ne bouge pas sur une impression : il faut un fait daté et vérifiable sur l'un des neuf piliers.

L'échelle, de 1 à 5. De 4,0 à 5,0, solidement ancré : le pays absorbe un choc sans vaciller. De 3,0 à 3,9, résilient sous contrainte. De 2,5 à 2,9, sous tension structurelle : le pays tient par une béquille, et cède si elle cède. De 1,5 à 2,4, fragile et dépendant : la fonction est assurée, mais sans maîtrise des moyens. De 1,0 à 1,4, défaillance critique.

Les notes de pilier. Chaque pilier reçoit une appréciation documentée, posée directement au dixième sur une échelle de cinq : un jugement argumenté, et non le produit d'une formule, sauf pour le pilier IX, dont la note est la moyenne de cinq sous-indicateurs, ramenée à 2,5 au plus dès que deux d'entre eux au moins sont à 2 ou moins. Le calcul du score ne commence qu'ensuite.

Quand une donnée manque. Un pilier qu'aucune source primaire ne documente n'est pas noté, et la fiche le dit. Le total est alors rapporté au poids des piliers réellement notés : une note absente ne compte ni pour ni contre le pays.

Le score perd en couverture, donc en degré de confiance, mais il reste sur la même échelle et avec les mêmes poids que les autres. Au-delà de trois piliers sans note, aucun score n'est calculé. La règle vaut pour toutes les fiches de la série.

Comment on arrive à 2,1. Grille SAPERE v3. Les neuf piliers sont documentés et notés, avec 100 % des poids. I, II, VI et VIII : 13,5 % chacun ; III, IV, V et VII : 9 % ; IX : 10 %. Chaque note est multipliée par son poids, puis la somme est arrondie au dixième selon la règle arithmétique.

Règle commune aux fiches de la série : la note du pilier IX est la moyenne arithmétique des cinq sous-indicateurs, plafonnée à 2,5 dès que deux d'entre eux au moins sont à 2 ou moins. Le pilier IX utilise A recettes = 3 ; B exportations = 3 ; C sécurité = 2 ; D réserves = 2 ; E décision = 2. Moyenne : 2,4. Trois sous-indicateurs sont à 2 ou moins : le plafond de 2,5 s’applique, mais la moyenne est déjà en dessous, il n’a pas d’effet. B tient compte des produits et des destinations ; aucun client ni produit ne dépasse la moitié.

Les notes fines des huit premiers piliers sont des appréciations documentées, validées par l’auteur le 27 septembre 2026. Les flèches comparent un repère de 2020 à des faits récents ; elles ne représentent pas des scores SAPERE anciens reconstitués. Les parts commerciales sont calculées sur une année et une source identiques.

Les montants courants sont exprimés en euros au taux de la Banque centrale européenne correspondant à leur période. Les comparaisons de pouvoir d’achat gardent leur unité internationale. Les arrondis facilitent la lecture ; les calculs utilisent les valeurs précises.

Les neuf piliers, et ce que chacun pèse. Ils ne comptent pas à égalité : quatre d'entre eux portent à eux seuls 54 % de la note.

La pondération ne récompense pas le prestige d'un domaine, mais sa capacité à entraîner ou à fragiliser les autres : l'économie, l'industrie, la défense et la gouvernance conditionnent le reste. Elle est la même pour toutes les fiches de la série, ce qui rend les scores comparables entre eux.

PilierLe domainePoids dans la note
IÉconomie et finance13,5 %
IIIndustrie et technologie13,5 %
IIIDémographie et capital humain9 %
IVDiplomatie, influence et information9 %
VÉnergie et ressources9 %
VIDéfense et sécurité13,5 %
VIIInnovation et savoir9 %
VIIIGouvernance et institutions13,5 %
IXAutonomie stratégique10 %

Ce que mesure chaque pilier

Posséder du pétrole, une armée nombreuse ou une jeunesse abondante est un potentiel. Les neuf piliers regardent ce que le pays sait en faire, c'est-à-dire la différence entre ce qu'il possède et ce qu'il sait faire de ce qu'il possède.

I · Économie et finance

Ce qui est regardé : la croissance, l'inflation, la dette, les réserves, l'accès au crédit. Pourquoi : un État qui ne peut plus emprunter, payer ses fournisseurs ni honorer ses échéances encaisse mal le premier choc venu.

II · Industrie et technologie

Ce qui est regardé : ce que le pays fabrique, transforme et répare lui-même. Pourquoi : exporter une matière première et importer les machines, c'est laisser la valeur se créer ailleurs. L'industrie transforme une ressource en capacité.

III · Démographie et capital humain

Ce qui est regardé : l'école, la santé, l'accès à l'eau, l'emploi, la structure par âge, le départ des compétences. Pourquoi : une jeunesse nombreuse est une force si elle est formée et employée. Sinon elle devient une pression de plus sur l'État.

IV · Diplomatie, influence et information

Ce qui est regardé : les alliances, les médiations, le poids dans les organisations, l'image du pays et sa capacité à faire circuler une information crédible. Pourquoi : tout ne se règle pas par l'argent ou par les armes. Savoir convaincre, négocier et se faire entendre donne des marges qu'un poids économique ne donne pas.

V · Énergie et ressources

Ce qui est regardé : l'accès à l'électricité, la fiabilité du réseau, la dépendance aux carburants importés, le mix énergétique et la maîtrise des ressources stratégiques. Pourquoi : avoir une ressource et pouvoir s'en servir sont deux choses. Un pays peut produire du pétrole et importer son carburant, avoir des barrages et laisser des provinces sans courant.

VI · Défense et sécurité

Ce qui est regardé : le contrôle réel du territoire, y compris dans le cyberespace, l'état du matériel, la logistique, les dépendances extérieures. Pourquoi : une force qu'on ne peut ni ravitailler ni déployer ne protège pas. On mesure une capacité, pas un inventaire.

VII · Innovation et savoir

Ce qui est regardé : la recherche, les universités, les brevets, la formation, le maintien des talents. Pourquoi : acheter une technologie n'est pas la maîtriser. L'industrie sait produire, l'innovation sait inventer.

VIII · Gouvernance et institutions

Ce qui est regardé : l'efficacité de l'administration, l'état de droit, la corruption, les contre-pouvoirs, la continuité des règles, les inégalités et la cohésion sociale. Pourquoi : des ressources ne deviennent de la robustesse que si un État sait les administrer, si ses décisions survivent à ceux qui les prennent, et si la société qu'il gouverne n'est pas fracturée.

IX · Autonomie stratégique

Ce qui est regardé : d'où viennent les recettes publiques, à qui le pays vend, de qui dépend sa sécurité, combien de mois d'importations ses réserves couvrent, et s'il peut refuser une pression extérieure. Pourquoi : aucun pays n'est indépendant. La question est de savoir si ses dépendances se négocient, ou si elles décident à sa place.

Aucun pilier ne suffit seul, et c'est le principe : une économie solide finance une armée, une industrie réduit les importations, de bonnes institutions transforment une rente passagère en infrastructures. À l'inverse, deux ou trois faiblesses profondes peuvent annuler plusieurs atouts.

La tendance portée par chaque pilier ajoute la seconde information. Elle distingue un pays fragile qui se redresse d'un pays mieux noté qui commence à céder.

Le climat n'est pas un dixième pilier : il agit à travers les autres. Une sécheresse touche d'un coup l'agriculture, l'électricité, les comptes publics et la santé.

SAPERE ne demande donc pas « quel pays est le plus puissant ? », mais : si quelque chose se dérègle demain, qu'est-ce qui continue de fonctionner, qu'est-ce qui cède, et de quoi le pays dépend-il pour tenir ?

Limites. Les millésimes s’échelonnent de 2015 à 2026 selon les séries. Le commerce par partenaire s’arrête à 2023, dernier relevé douanier transmis par le Laos, qui omet l’électricité ; les données nationales de 2025 sont citées à part. Dépense militaire, effectifs récents, dépense de recherche, longueur et part revêtue des routes : n.d. Plusieurs chiffres récents viennent de la presse laotienne et régionale, citée comme telle. Les projets annoncés, rail vers Vung Ang et barrage de Luang Prabang, restent distincts des ouvrages en service. Le rang régional porte sur les onze fiches de l’Asie du Sud-Est notées sous la grille v3.

Comment lire la trajectoire depuis 2020. Trajectoire depuis 2020 : −10 · Contrasté. Le score de robustesse dit où en est le pays aujourd’hui. La trajectoire dit dans quel sens il évolue depuis 2020.

Pour chacun des neuf piliers, on compare la situation de 2020 à la dernière donnée disponible. Un pilier qui progresse compte +1, un pilier stable 0, un pilier qui recule −1.

Chaque pilier pèse autant que dans le score : l’économie, l’industrie, la défense et la gouvernance comptent davantage que les autres. On additionne, puis on ramène le total sur une échelle qui va de −100 (les neuf piliers reculent) à +100 (les neuf progressent).

Le chiffre indique une direction, pas une vitesse : une petite avancée et une transformation profonde comptent de la même façon. Un résultat proche de 0 peut vouloir dire que rien ne bouge, ou que des progrès et des reculs s’équilibrent ; les flèches de chaque pilier, dans la matrice, le précisent.

Les libellés : à partir de +50, en nette amélioration ; de +15 à +49, en amélioration ; de −14 à +14, stable, ou contrasté quand au moins deux piliers progressent et deux reculent ; de −15 à −49, en dégradation ; à partir de −50, en nette dégradation.

Ici : deux piliers progressent, quatre sont stables, trois reculent.

Les références, dans l’ordre du texte

  1. Bureau national des statistiques · population 2025 et inflation de septembre 2026
  2. FMI · croissance, WEO avril 2026
  3. Banque mondiale et FMI · analyse de viabilité de la dette, janvier 2026
  4. Banque mondiale · taux de change officiel, PA.NUS.FCRF
  5. The People’s Map of Global China · chemin de fer Chine-Laos
  6. Freedom House · édition 2026
  7. Armée chinoise · ouverture du centre conjoint de Ban Keun, 30 septembre 2026
  8. Gouvernement vietnamien · onze documents de coopération, 8 octobre 2026
  9. Gouvernement vietnamien · rencontre économique du 8 octobre 2026
  10. Gouvernement vietnamien · plan de coopération de défense pour 2027, signé le 13 octobre 2026
  11. Banque centrale du Laos · inflation de septembre 2026
  12. Comtrade · exportations déclarées par le Laos, 2023
  13. International Water Power, d’après GlobalData · électricité du Laos en 2025
  14. Banque mondiale ; rang recalculé
  15. Banque mondiale ; rang recalculé
  16. Banque mondiale · commerce de marchandises, Laos et monde, 2025
  17. Comtrade · produits 2023
  18. FMI
  19. Banque mondiale et FMI
  20. Banque mondiale
  21. Banque mondiale · Lao Economic Monitor, juin 2026
  22. Banque mondiale
  23. Comtrade
  24. Comtrade
  25. Vientiane Times · commerce extérieur de 2025, 23 janvier 2026
  26. Asia News Network · commerce de 2025 et part de la Chine
  27. Banque mondiale
  28. Banque mondiale
  29. Banque mondiale
  30. FMI · dette publique, WEO avril 2026
  31. FMI · inflation, WEO avril 2026
  32. FMI · consultation de l’article IV, 20 février 2026
  33. AMRO · consultation annuelle 2025
  34. Investing.com · Moody’s relève la note à Caa2, décembre 2025
  35. Investing.com · première note de S&P, octobre 2025
  36. BCE · taux du 31 décembre 2024
  37. BCE · taux du 31 mars 2026
  38. Banque mondiale · manufacture, NV.IND.MANF.ZS
  39. Banque mondiale · exportations manufacturées, TX.VAL.MANF.ZS.UN
  40. Banque mondiale · haute technologie, TX.VAL.TECH.MF.ZS
  41. OIT · note trimestrielle sur les migrations, troisième trimestre 2025
  42. Banque mondiale · retard de croissance, SH.STA.STNT.ZS
  43. Banque mondiale · supérieur, SE.TER.ENRR
  44. Banque mondiale · mortalité infantile, SP.DYN.IMRT.IN
  45. Banque mondiale · fécondité, SP.DYN.TFRT.IN
  46. Banque mondiale · espérance de vie, SP.DYN.LE00.IN
  47. PNUD · développement humain 2025
  48. Banque mondiale · transferts des migrants, BX.TRF.PWKR.DT.GD.ZS
  49. Banque mondiale · Cambodge, mortalité infantile et supérieur
  50. Lowy Institute · puissance en Asie 2025
  51. Lowy Institute · influence diplomatique 2020-2025
  52. RSF · classement 2026
  53. KPL · sommets de l’ASEAN à Vientiane, octobre 2024
  54. Asia News Network · partenariat stratégique global avec le Japon, janvier 2025
  55. Plan d’action de la communauté d’avenir partagé Chine-Laos, 2024-2028
  56. ISEAS · enquête sur l’Asie du Sud-Est 2026
  57. 1News · jugement de Vang Vieng, 10 février 2026
  58. Banque mondiale · entreprises subissant des coupures, IC.ELC.OUTG.ZS
  59. Reuters, via Investing.com · China Southern Grid prend le réseau, septembre 2020
  60. RFA · concession du réseau de transport, mars 2021
  61. The Diplomat · EDL-T et dette d’EDL, juillet 2024
  62. Laotian Times · stations-service fermées, 16 mars 2026
  63. Banque mondiale · accès à l’électricité, EG.ELC.ACCS.ZS
  64. Banque mondiale · électricité hydraulique, EG.ELC.HYRO.ZS
  65. Global Energy Monitor · centrale de Hongsa
  66. Laotian Times · exportations d’électricité, 7 mai 2026
  67. Commission du Mékong · barrage de Luang Prabang
  68. Malay Mail · coupures intérieures, 14 septembre 2026
  69. CGN · mise en service de la première tranche solaire, 7 avril 2026
  70. Administration chinoise de l’énergie, d’après CSG · interconnexion mise en service le 20 avril 2026
  71. RFA · descentes dans la zone du Triangle d’or, août 2024
  72. Trésor américain · sanctions contre l’organisation de Zhao Wei, 30 janvier 2018
  73. Ambassade de Chine · 166e patrouille du Mékong, juillet 2026
  74. PNUD · journée de sensibilisation aux mines, 2025
  75. Laotian Times · accidents dus aux engins non explosés en 2025
  76. SIPRI · registre des transferts d’armes
  77. RFA · exercice Friendship Shield, juillet 2024
  78. TASS · exercice Laros-2026, juin 2026
  79. HCDH · traite vers les centres d’escroquerie, 29 août 2023
  80. Banque mondiale · effectifs des forces armées, MS.MIL.TOTL.P1
  81. HCDH · Breaking the Cycle, juin 2026, périmètre régional
  82. OMPI · innovation 2025
  83. OMPI · innovation 2024, série des rangs
  84. Banque mondiale · recherche et développement, GB.XPD.RSDV.GD.ZS
  85. Portail de la sous-région du Grand Mékong · paiements par QR code
  86. OMPI · indice mondial de l’innovation 2026, profil Laos
  87. Freedom House · édition 2020
  88. Human Rights Watch · mort de Sisay Luangmonda, 2 mars 2026
  89. Human Rights Watch · attaque contre Anousa Luangsuphom, mai 2023
  90. RFA · Joseph Akaravong poignardé à Pau, juin 2025
  91. Laotian Times · 12e congrès du parti, 8 janvier 2026
  92. Laotian Times · direction de l’État, 23 mars 2026
  93. Wikipédia · élections législatives du 22 février 2026
  94. Transparency International · IPC corruption 2025
  95. Banque mondiale · indicateurs de gouvernance
  96. Banque mondiale · Gini
  97. Gouvernement vietnamien · sommet de Vientiane, 5 février 2026
  98. KPL · nominations du 5 octobre 2026
  99. Banque mondiale · réserves en mois, FI.RES.TOTL.MO
  100. Joint Development Bank · lancement des paiements e-CNY par Lao QR, 18 septembre 2026
  101. Comtrade · importations déclarées par le Laos, 2023
  102. Thai PBS, d’après l’AFP · files d’attente à Vientiane, mars 2026
  103. KPL · investissements cumulés par pays, 13 août 2026
  104. The Diplomat · gel de l’aide américaine au déminage, mars 2025
  105. Laotian Times · soutien américain à UXO Lao, février 2026
  106. Nam Theun 2 Power Company · actionnaires
  107. France Diplomatie · repères économiques, février 2026
  108. Laotian Times, via Tourism Laos · fret transfrontalier, 19 août 2026
  109. RFA · barrage de Luang Prabang et patrimoine mondial, février 2024
  110. Banque mondiale · IDE entrants, BX.KLT.DINV.CD.WD
  111. Global Times · ligne de 500 kV vers la Chine, août 2026
  112. KPL · relations avec la Thaïlande, 14 mars 2026

Asie du Sud-Est : les onze fiches. Cambodge · Laos · Vietnam · Thaïlande · Myanmar · Malaisie · Singapour · Brunei · Indonésie · Philippines · Timor oriental

SAPERE · Les Forces et les Failles · Asie du Sud-EstCadre d’évaluation SAPERE 2.2, grille v3

En savoir plus sur SAPERE

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire

Défiler vers le haut