Birmanie

EPHEMERIDE LE MONDE ET SES SILENCES , WORLD
Le monde et ses silences

Le monde et ses silences en mai 2026

Le monde en mai 2026 : une guerre ouverte entre deux États nucléaires sans une, des drones identifiés et des commanditaires nommés au Soudan, un G7 qui efface les mots, un président américain actionnaire de ses propres contrats. D’Afrique en Asie-Pacifique, des Amériques au Moyen-Orient, ce numéro cartographie ce que la saturation d’Ormuz a tenu à distance des écrans.

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Histoire

Bandung 1955 : l’invention d’une voix sans armée

Le 24 avril 1955, vingt-neuf nations d’Asie et d’Afrique signent à Bandung un texte de dix principes. Pas d’alliance militaire. Pas d’organisation permanente. Pas de budget commun. Et pourtant, soixante-et-onze ans plus tard, ce texte parle encore. Il n’a pas créé un bloc. Il a forgé la grammaire diplomatique que parlent aujourd’hui le G77, les BRICS+ et l’Afrique du Sud à la Cour internationale de justice.

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Le monde et ses silences

Le monde et ses silences en mars 2026

À Harare, un chauffeur paie le double pour son carburant. À quelques milliers de kilomètres, le détroit d’Ormuz se ferme, les flux se déplacent, les prix s’ajustent. Le système tient. C’est précisément le problème. Mars 2026 ne marque pas une rupture : il confirme un monde où les crises durent, se transforment, et redistribuent silencieusement les rapports de force. Reste à savoir si cet équilibre instable est soutenable ou déjà en train de céder.

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Le monde et ses silences

Le monde et ses silences en février 2026

De la décapitation brutale du sommet du régime iranien aux marchandages transactionnels qui redéfinissent les Amériques, février 2026 révèle une méthode où la violence devient un outil de régulation ordinaire.

Tandis que l’Europe réarme dans l’urgence sous la menace hypersonique, elle reste trop souvent spectatrice de basculements dont elle ne maîtrise plus les règles. Elle devrait pourtant être la voix qui rappelle avec force que l’État de droit doit primer sur la loi du plus fort.

Les victimes de l’ombre, de la traite humaine kényane aux famines occultées du Darfour, s’effacent derrière le fracas des opérations militaires et les nécessités du « deal ».

Cette radiographie décrypte un ordre mondial capable d’absorber des chocs sismiques sans jamais se remettre en cause, privilégiant le calcul froid à la norme de droit.

Plongez dans une analyse implacable des rapports de force réels, là où les silences des chancelleries et l’impunité des puissants dessinent les contours d’un siècle sans garde-fou.

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Opinion

Le Nobel de la paix n’a jamais récompensé la paix

Chaque année à Oslo, une médaille scintille. Un nom s’inscrit au panthéon de la paix. Kissinger, architecte des bombardements au Cambodge, récompensé. Obama, couronné après neuf mois de présidence. Abiy Ahmed, célébré puis déclenchant une guerre civile causant 600,000 morts. Gandhi, nominé cinq fois, jamais distingué. Le Nobel de la paix n’a pas trahi sa mission : il l’accomplit. Il ne célèbre pas la justice mais l’ordre rétabli, le compromis négocié, la fin des désordres, pourvu qu’elle soit validée par le pouvoir. Un rituel de clôture diplomatique, pas un acte de reconnaissance morale.

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