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Le détroit d’Ormuz : pourquoi 39 km peuvent déclencher une crise alimentaire mondiale ?

Trente-neuf kilomètres. C’est tout ce qu’il faut pour étrangler l’économie mondiale.
Depuis le 4 mars 2026, l’Iran a tiré le verrou sur le détroit d’Ormuz — et 97 % du trafic maritime s’est évaporé comme une nappe de brume au soleil. Le pétrole ? 116 dollars le baril, en fièvre. Les assurances war-risk ? Multipliées par deux et demi, du simple au cauchemar. Le Qatar regarde ses méthaniers rouiller à quai. Et quelque part en Ukraine, en Asie, dans le Sahel, les engrais manquent — et avec eux, les récoltes d’automne.
Oman, lui, paie le prix de sa sagesse : neutralité déclarée, frappes reçues quand même. Le silencieux pivot du monde arabe saigne dans l’indifférence.
Pendant ce temps, Pékin recalcule, Moscou s’adapte, Bruxelles s’agite. Et le commerce mondial, comme un fleuve qu’on détourne, commence à chercher un autre lit — peut-être pour toujours.

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L’Observatoire des Energies

L’énergie n’est plus un marché, c’est un champ de bataille. Cet observatoire décrypte la triple fracture qui redessine le monde en cette fin 2025 : le basculement du leadership nucléaire vers la Chine, la persistance d’une économie de guerre financée par la rente pétrolière et le choc électrique imposé par l’IA aux réseaux occidentaux. De la sécurisation militarisée de l’uranium au Niger au mur d’investissement d’EDF, voici la carte des nouvelles dépendances critiques où la souveraineté se paie au prix fort.

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